EVANGILE SELON SAINT JEAN

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Prologue

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Evangile de Jésus le Christ de Dieu selon Saint-Jean.

Chapitre 1 verset : 1-7(18) : Au risque de choquer j’ose dire que le prologue de St Jean sur son évangile est la clé de voûte de la compréhension totale et intégrale de son œuvre, c’est-à-dire : l’évangile, les épîtres et l’apocalypse ; ne pas saisir, interpréter et comprendre spécifiquement le prologue rendent inutile la suite explicative des textes, car la raison primordiale et principale de l’œuvre nous échapperait.

En effet je pense sincèrement que Jésus prédestiné Jean son disciple à être le révélateur du Paraclet, et que tout au long de son ministère il l’a plus spécifiquement préparé à être le ministre choisi pour une tâche particulière et complexe, comprendre non seulement qui est l’Esprit Saint, mais aussi l’expliquer aux croyants qui suivraient dans le devenir des temps, et ce non seulement jusqu’à nous, mais encore bien au-delà.

L’enjeu premier de cet évangile consiste à reconnaître en cet homme Jésus, DIEU rendu manifeste aux hommes. Excusez-moi du peu, mais rein que cela est déjà une gageure. Le second enjeu est de voir en l’Esprit Saint la troisième personne de la Trinité, sa dimension identique au Père et au Fils agissant de concert avec eux par eux et en eux.
Ainsi le Paraclet promis par Jésus revêt toute son importance aussi bien dans l’œuvre créatrice de L’Eglise corps du Christ, que dans la continuité qu’il lui faudrait assuré pour la suite des temps, la présence Christique de Jésus se manifestant au travers de l’Esprit Saint.

L’évangile de Jean est le meilleur chemin pour aller jusqu’au bout de la question posée dans les autres évangiles, qui est l’homme Jésus ! Qu’elle est sa véritable identité ! En préfaçant son écrit par le prologue, pièce à part de son évangile, écrit dans un langage poétique, Jean remonte jusqu’au vrai commencement, celui qui dévoile le mystère de l’homme Jésus : « Au commencement été le Verbe » ; ainsi lorsque le temps de l’éternité ouvre sur le temps qui laisse place au devenir : «  Et le verbe fut chair ».

Il nous le donne à prendre tel que le Christ le lui a fait comprendre.
Par la suite disparaît le « Verbe », et, ce qu’il comporte de divin cesse d’être visible pour ne laisser la place qu’a la chair qui seul se donne à voir, c'est-à-dire, l’homme dans sa dimension fragile, éphémère et souffrante, condition de tout être humain sur terre.

Cette hymne révélatrice, raconte avec solennité l’itinéraire du Verbe depuis sa demeure en Dieu, sa venue acceptée parmi les hommes, son choix, son incarnation, sa mort, sa résurrection, son retour dans le sein du Père, bien que sa présence reste constante par l’action du Saint-Esprit.

Voici un schéma théologique qui visualise de façon claire et précise dans le prologue son développement et sa structure :

  • a) le Verbe avec Dieu (1-2)
    Au commencement été le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu
  • a’) le Fils dans le Père (18)
    Personne n’a jamais vu Dieu, le Fils unique qui est dans le sein du Père nous l’à dévoilé.
  • b) le rôle dans la création (3)
    Tout fut par Lui et rien de ce qui fut ne fut sans Lui.
  • b’) le rôle dans la re-création (17)
    Si la Loi fut donner aux hommes par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ
  • c) le Don aux hommes ( 4-5)
    En Lui était la vie, et la Vie était la lumière des hommes, et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas reconnu
  • c’ ) le Don à l’humanité (16)
    De sa plénitude nous avons TOUS reçu en effet grâce
  • d) Jean le Baptiste ( 6-8)
    Il y eut un homme envoyé par Dieu, son nom était Jean. Il vint en témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que TOUS croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.
  • d’) Jean Baptiste (15)
    Jean lui rend témoignage et proclame : «  Voici celui dont j’ai dit : après moi vient un homme qui m’a devancé, car avant moi Il était.
  • e) Venue du Verbe dans le monde (9-11)
    Le Verbe était la vraie lumière, qui venant. Dans le monde, illumine tout homme ; Il était dans le monde et le monde ne l’a pas Reconnu ; il était venu chez les siens ,et les Siens ne l’ont pas accueilli.
  • e’) Incarnation (14).
    Et le Verbe c’est fait chair, et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que Fils unique plein de grâce et de vérité il tient du Père.
  • F) Par le Verbe incarné nous devenons enfant de Dieu (12-13)
    Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son Nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ceux-là ne sont pas nés du sang ni d’un vouloir de chair ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu


Essayez de ne pas perdre de vue dans le schème que je vous avais fait concernant la Trinité :
Dieu Créateur Père, Jésus Verbe Fils, Esprit Saint Action Paraclet. .
Dieu avec Jésus et le Saint-Esprit uni en UNE et UNIQUE entité, pratiquement indissociable dans l’unité, Cré par la parole, donc son Verbe notre humanité, mise en Action par son vouloir, et en tant que Père voulant sauver le monde nous délègue son Fils qui accepte de récupérer la création Trinitèrement voulu, et nous transmet par l’opération du Paraclet la possibilité de rester (en tant que fils de Dieu), dans cet état de transition en attendant l’avènement de la Parousie.

Comme vous vous en rendez compte, le prologue revêt donc une importance capitale, aussi bien dans son éloquence que dans son explication.

Revoyons en plus simple et plus précis cette mystérieuse explication.

Jésus est donc le LOGOS, (le Verbe), préexistant à la création, en Dieu, Dieu lui-même.

Le logos n’a donc pas été créé ; il existait déjà, hors du temps et de toute éternité car « au commence -ment Il était », avant même que n’apparaissent les choses créées ! donc le Verbe est créateur, car « tout advint de Lui » explicitant très fortement le fait que précédant la création, il en est le maître d’œuvre, seul médiateur par qui la création et les êtres créent viennent à l’existence et exclut de ce fait, toute possibilité d’exister en dehors du Verbe.

Jésus est donc la lumière du monde, qui brille dans les ténèbres, c'est-à-dire l’existence d’une résistance, d’une opposition à la lumière, les ténèbres représentant ici, un monde dominé par le mal, et en opposé à la révélation du Verbe. C’est donc dans et par la chair que le Christ pénétrera le monde. Le témoignage du Baptiste, faisant partie de ceux qui ont vu sa gloire, est le premier qui proclame à haute voix le mystère de Celui qui non seulement EST avant lui, mais se PLACE au commencement absolu.

Dans sa plénitude, Jésus ne contredira pas la loi mosaïque de Moïse, mais en tant que Grâce et Vérité, approfondit et accomplit ladite loi dans sa propre Eglise.

Exégète du Père, Jésus après avoir accompli sa mission d’avoir offert aux hommes de renaître, retourne au Père, et là, se fonde tout au long de son évangile, dans cette identité mystérieuse et par sa place centrale dans le déroulement de la révélation, la prétention de Jésus à être l’aboutissement en tant que Don ultime de Dieu, seul chemin possible de salut, visage de Dieu parmi les hommes, car le seul à avoir vu Dieu, à connaître Dieu, et en être le seul chemin qui y conduise, étant l’unique interprète de Dieu, Père et Créateur.

L’enjeu des écrits de St Jean consistera donc à reconnaître en l’homme Jésus, Dieu rendu manifeste aux hommes, et se manifestant toujours dans l’Eglise de son Christ, par l’action de son Esprit Saint

 

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1 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
2 Il était au commencement en Dieu.
3 Tout par lui a été fait, et sans lui n'a été fait rien de ce qui existe.
4 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
5 Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.
6 Il y eut un homme, envoyé de Dieu; son nom était Jean.
7 Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui:
8 non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.

L’Evangéliste tient ici à nous faire connaître « Le Précurseur » afin qu’il n’y est aucune ambiguïté possible.

Il nous le présente sous quatre aspects distincts :

a) La condition de sa nature, ceci afin d’écarter toute fausse opinion des hérétiques sur la condition du baptiste.

b) Son autorité, quand à la nature de sa fonction

c) Son aptitude à accomplir sa mission, car le mot ange se traduit messager, et seuls les messagers peuvent parler au Nom du Seigneur ; de par son nom qui signifie en qui est la Grâce ; ce nom ne lui fut pas donné en vain, mais selon la pré ordination divine

d) Enfin sa dignité à remplir cette mission, car il est Le témoin, qui rend témoignage à la Lumière, ce en quoi consiste sa mission.


9 La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.
10 Il ( le Verbe) était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l'a pas connu.
11 Il vint chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu.

De ce fait l’Evangéliste nous situe en situation manifeste de la méconnaissance divine, et nous donne trois raisons de prendre connaissance de sa manifestation :

a) D’abord par l’efficacité de la Lumière Divine

b) Ensuite par la présence de cette Lumière divine

c) Enfin son évidence ; Dieu en effet a voulu répandre sa sagesse sur toutes ses œuvres.

L’homme naturel ne perçoit pas ce qui est de l’Esprit de Dieu, car attaché au monde, il se détourne au plus haut degré de la connaissance, et son amour du monde le rend ennemi de Dieu


12 Mais quant à tous ceux qui l'ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom
13 Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu sont nés.

Jean nous explique que le fruit de la venue du Fils de Dieu est grand, car, par elle, les hommes deviennent fils de Dieu à leurs tours : ainsi est d’abord exposé sa magnificence, ensuite à qui profite de fruit.

On comprendra donc que par le don de la grâce et sa toute puissance, l’homme qui la possède peut accomplir des œuvres qui atteignent la perfection, et acquérir la gloire qui est la vie éternelle.

Parce qu’elle vient d’un vouloir de chair, c'est-à-dire la concupiscence, la génération charnelle est impure, et engendre des enfants pécheurs, au contraire celle qui vient d’un vouloir d’homme, c'est-à-dire de son esprit, est pure.


14 Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous, ( et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu'un fils unique tient de son Père ) tout plein de grâce et de vérité.
15 Jean lui rend témoignage, et s'écrie en ces termes: "Voici celui dont je disais: Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu'il était avant moi."
16 et c'est de sa plénitude, que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce;
17 parce que la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
18 Dieu, personne ne le vit jamais: le Fils unique, qui est dans le sein du Père c'est lui qui l'a fait connaître.

Le fait même que le Verbe se soit fait chair, nous a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu, et connaître ainsi la grandeur de la bonté Divine envers nous ; de surcroît, la Lumière elle-même, c’est à dire le Christ, Verbe de Dieu, en revêtant la chair afin de pouvoir être vu de nous, nous montre Dieu lui-même puisque inséparable et indissociable dans la divinité, (qui m’a vue à vu le Père) est de par sa Grâce, car uni à Dieu de la façon la plus parfaite, (union, perfection, dignité) et de sa Vérité, car Il réalisa les promesses faites aux pères tout en accomplissant les figures de l’ancienne loi.

Il n’enseignera pas en énigmes ou en figures, mais ouvertement et en vérité.

La suite ( versets 19 a 51 ) met en avant une disposition de lecture et de compréhension en trois temps ; à savoir :

a) Jean-Baptiste témoigne sur lui-même. « v.19-28 » b). Les prêtres et les lévites interrogent le baptiste de manière perfide ; ces émissaires sont chargés de le séduire ; Lui faire dire en fait ce qu’il n’est pas ! Mais bien que l’esprit d’Elie est en lui, et qu’il soit plus grand que tous les prophètes réunis, il ne peut que crier à la face du monde son rôle de précurseur.

b) Jean-Baptiste témoigne sur Jésus « v. 29-34 » son baptême ne mène pas à la perfection, l’eau par nature ne lave que le corps, mais l’âme ne peut être lavée que par l’esprit.

Cet esprit est déjà au milieu d’eux, au cœur de toutes les réalités, mais les scribes et les pharisiens ne reconnaissent pas présent celui dont ils croient qu’il doive encor venir.

C’est pourquoi il montre l’éminence du Christ par rapport à lui-même, à la fois dans l’ordre de la prédication et celui de la dignité.

Par l’Agneau, le Père Lui-même a donné à l’homme de pouvoir offrir pour les péchés un sacrifice suffisant, sacrifice que l’homme lui-même est incapable d’offrir, car ni la loi, ni les animaux, ni les autres sacrifices ne pouvaient enlever les péchés !

Seul le Christ peut les effacer, dans tous l’univers ; il exprime par sa vision tous les attributs que le Père met en son fils, le pouvoir d’efficience qui purifie intérieurement l’âme, le pouvoir du ministère qu’Il communiquera à ces disciples.
La voix qui l’institua précurseur, Lui spécifia la nature Christique de Jésus.

c) Des disciples du Baptiste viennent à Jésus « v.35-51 » !
Au temps de Jésus, les juifs attendaient la venue du Messie ; cette attente prenant des formes diverses et très variées, on comprend qu’ils aient pu prendre Jean le Baptiste pour le Messie.


19 Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: "Qui êtes-vous?"
20 Il déclara, et ne le nia point; il déclara: "Je ne suis point le Christ."
21 Et ils lui demandèrent: "Quoi donc! Etes-vous Elie?" Il dit " Je ne le suis point" " Etes-vous le prophète?" Il répondit " Non"
22 "Qui êtes-vous donc", lui dirent-ils, afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. "Que dites-vous de vous-même ? "
23 Il répondit: "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe."
24 Or ceux qu'on lui avait envoyés étaient des Pharisiens.
25 Et ils l'interrogèrent, et lui dirent: "Pourquoi donc baptisez-vous, si vous n'êtes ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète?"
26 Jean leur répondit: "Moi je baptise dans l'eau; mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
27 C'est celui qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure."
28 Cela se passait à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Ainsi donc les autorités juives demandent au baptiste de se situer par rapport à l’attente messianique ; il se réfute par trois fois : il n’est ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète ; mais il se déclare être seulement « La voix qui ouvre le chemin au Messie ».

L’explication en a qu'en tant que Christ, Jean baptiste ne se reconnaît ni digne ni capable de remplir cette mission, « je ne suis pas digne de lui défaire la courroie de sa sandale » en temps qu’Elie, il ne se reconnaît pas pour être le messager de ce nom que le prophète Malachie affirme en son temps, et dont le retour était prévu juste avant celui du Messie, « Ml 3.23 » et ni comme Le Prophète, attendu lui aussi et qui désignait le personnage dont Moïse annonçait la venue en « Dt 18,15-18 ».

Mais Jean le Baptiste revendique un double rôle par rapport à celui qui vient ; il est d’abord la voix qui crie dans le désert et qui ouvre la route au Seigneur, textuellement « à celui que vous ne connaissait pas » en référence au prophète, « Isaïe 40,3 » ; ensuite il est celui qui donne le baptême d’initiation, en vue du futur baptême dans l’Esprit que seul peut donner le Christ de Dieu.

Son témoignage sera confirmé en son temps par Jésus lui-même.


29 Le lendemain, Jean vit Jésus qui venait vers lui, et il dit: "Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde.
30 C'est de lui que j'ai dit: un homme vient après moi, qui est passé devant moi, parce qu'il était avant moi."
31 Et moi, je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l'eau."
32 Et Jean rendit témoignage en disant: "J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s'est reposé sur lui.
33 Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint.
34 Et moi j'ai vu et j'ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu."

Après un témoignage en contexte hostile, Jean le Baptiste témoigne maintenant devant ses propres disciples

ici commence une série de repères chronologiques où l’on peut y voir la trace de sept strophes, parallèle au sept jour de la création du monde par Dieu.

Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, pourquoi pas possible, après tout, à Dieu rien n’est impossible, la révélation dans l’Esprit Saint étant de sa seule autorité.

Mais l’identification de Jésus comme « Agneau de Dieu » fait référence à trois fondements importants :

a) L’Agneau d’Isaïe « Is 53,7 » figure du serviteur souffrant qui prend sur lui la condition pécheresse de l’humanité

b) L’Agneau immolé de l’Apocalypse « Ap 5,6 ;14,10 ; 17,14 » capable de l’emporter contre le péché

c) L’Agneau pascal de l’évangile de Jean, « Jn19,14 » Jésus crucifié à l’heure où les prêtres commencent à sacrifier les agneaux pour la fête de Pâques.

Vient ensuite l’identification plénière de Jésus comme fils de Dieu. Le Baptiste atteste voir l’Esprit Saint de Dieu descendre sur Jésus, lui signifiant par ce signe pleinement la condition divine de Jésus, et lui révélant oralement sa condition Christique, car capable de baptiser dans l’Esprit Saint.


35 Le lendemain , Jean se trouvait encore là, avec deux de ses disciples.
36 Et ayant regardé Jésus qui passait, il dit: "Voici l'Agneau de Dieu."
37 Les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus.
38 Jésus s'étant retourné, et voyant qu'ils le suivaient, leur dit: "Que cherchez-vous?" Ils lui répondirent: "Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeurez-vous?
39 Il leur dit: "Venez et vous verrez." Ils allèrent et virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. Or c'était environ la dixième heure.

Le Baptiste proclame qu’il n’est pas le messie, mais la voix qui annonce la venue du Seigneur et en tire les conséquences en orientant deux de ses disciples vers jésus.

Cette séquence très évocatrice introduit la première adhésion à Jésus, qui n’est pas seulement le résultat de l’initiative du Baptiste mais du choix libre des disciples…
Ils fixent donc leurs regards sur Jésus, c'est-à-dire avec les yeux du corps et ceux de l’esprit, selon la parole du psalmiste : 
« Regarde la face de ton christ » et celle d’Isaïe « Ils verront le seigneur les yeux dans les yeux »…à la demande de Jésus, « que cherchez-vous », Il questionne les deux disciples non certes pour apprendre ou connaître leurs intentions, mais pour qu’ils manifestent la droiture de leurs intentions, et que par là il se rendent plus proches et montre qu’ils sont dignes de l’entendre, et de le suivre.


Les deux disciples, en fait, au dire du Baptiste, cherchent à savoir où habite le Christ, puisqu’il est l’agneau monté par lui, car nous nous devons de suivre le Christ pour être conduit par Lui à la gloire céleste de son Père ;

« Venez et voyez », parce que l habitation de Dieu, aussi bien celle de la grâce que celle de la gloire, ne peut être connues que par l’expérience ; en effet elles ne peuvent pas être expliquées, mais elles ne s’acquièrent que par la foi et les œuvres, et par l’expérience de la connaissance.

Demeuré avec Jésus, marque en terme théologique, le début de l’accomplissement de la foi constitutive, venir, voir, demeuré.
Chaque croyant est invité à faire de même ; cette démarche passe par la médiation humaine mais l’essentiel étant la libre adhésion consentie à Jésus.


40 Or, André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu la parole de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
41 Il rencontra d'abord son frère Simon, et lui dit: "Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit Christ)."
42 Et il l'amena à Jésus. Jésus, l'ayant regardé dit: "Toi, tu es Simon, fils de Jean; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit Pierre)."

Quelles que soient les circonstances, même s’il est du fait d’un intermédiaire fraîchement converti, on remarquera que c’est toujours Jésus qui garde l’initiative de l’appel, par la justesse de son regard, le juste jugement de la personne, et la connaissance de l’être avant même qu’il ne lui soit présenté.

On retiendra que Jésus, place dès le départ Pierre en position d’autorité, lui qui sera le porte-parole des douze, et le pasteur du troupeau.


43 Le jour suivant, Jésus résolut d'aller en Galilée. Et il rencontra Philippe.
44 Et Jésus lui dit: "Suis-moi." Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre.
45 Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: "Nous avons trouvé celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les Prophètes: c'est Jésus, fils de Joseph de Nazareth."
46 Nathanaël lui répondit: " Peut-il sortir de Nazareth quelque chose de bon?" Philippe lui dit: "Viens et vois."
47 Jésus vit venir vers lui Nathanaël, et dit en parlant de lui: "Voici vraiment un Israélite, en qui il n'y a nul artifice."
48 Nathanaël lui dit: "D'où me connaissez-vous?" Jésus repartit et lui dit: "Avant que Philippe t'appelât, lorsque tu étais sous le figuier, je t'ai vu."
49 Nathanaël lui répondit: "Rabbi, vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes le Roi d'Israël."
50 Jésus lui repartit: "Parce que je t'ai dit: Je t'ai vu sous le figuier, tu crois! Tu verras de plus grandes choses que celle-là."
51 Et il ajouta: "En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez désormais le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l'homme."

St Jean nous présente ici une version différente de l’appel des autres disciples du Seigneur, mais il pose surtout l’accent sur Nathannaël, « qui ne sera pas retenu comme apôtre par Jésus » car Jean fait ici ressortir avec vigueur, le contraste entre le Messie glorieux attendu par Israël, et l’origine obscure de Jésus, par le scandale de l’incarnation.

Finalement les titres qui lui seront attribués, « Rabbi », qui veut dire Maître, celui qui détient la connaissance, « fils de Dieu », en reconnaissance de la foi naissante en lui, et « Roi d’Israël » titre moins nationalistes que rois des juifs, mais néanmoins roi attendu par Israël.


Le dialogue entre Jésus et Nathannaël montre la justesse du regard du christ sur l’Homme, qui résonne à notre oreille comme l’écho de l’exactitude que tout croyant doit adopter en présence du Maître, car pour recevoir et pouvoir contempler les merveilles de Dieu, on se doit d’être nu de tout mensonge « qui dès le début de l’humanité précipita l’être humain dans l’affliction » et être ainsi un véritable fils d’Israël, « Israël voulant dire en hébreux, Dieu lutte » car effectivement Dieu est toujours en lutte conte le Mal.


Par le Fils de l’homme, Jésus se place médiateur et lieu de rencontre entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre.

Chapitre 2

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1 Et le troisième jour, il se fit des noces à Cana en Galilée; et la mère de Jésus y était.
2 Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.

St Jean nous invite là à prendre un tournant décisif ; cette narration ne laisse place à aucun refus de notre part, à aucune contestation possible, à aucun débat ; St Jean nous place à la même place que les disciples, présents, mais qui ne joue aucun rôle, sauf celui d’être présent et témoins de toute la scène.
Nous sommes appelés nous aussi, à devenir croyant tout comme eux, au terme de ce vécu.
En commençant par «  trois jours plus tard » Jean nous laisse déjà entrevoir que la fin est identique au début…trois jours sont et serons toujours nécessaire dans l’application de l’économie Divine ; pourquoi, seul Dieu le sait, mais nous avons déjà vu ont plusieurs reprises dans d’autres textes testamentaire ou autres que Dieu se donne toujours se lapse de temps pour faire ce Il pense être le mieux pour l’humanité.
L’important dans ce chapitre et de voir qui est en jeu : D’abord le lieu, [très important] ensuite les protagonistes : Marie, mère de Jésus, Jésus, ces disciples, les serviteurs (anonymes), le maître de cérémonie ou du repas, [en sorte l’organisateur de la noce], le marié, [qui lui aussi reste anonyme, mais est néanmoins le point central de l’actualité…].
On reteindra quelques étapes clés, que St Jean met en exergue, dans le déroulement suivant : À Marie revient le soin de solliciter le miracle, à Jésus de l’accomplir, aux disciples de l’attester.
a) Marie intervient ici comme médiatrice, en apostrophant directement Jésus [après s’être rendu compte d’un manque grave à la noce qui risquait de mal finir du fait de ce manque]. (Il faut y voir là, que la noce représente l’ensemble du genre humain ; le manque de vin, qui représente ici la sagesse, la charité, la justice et la grâce, donc les éléments prépondérant à la vie qui risque de se terminer sans cela en catastrophe. ) Sa bonté ne peut le concevoir, et remplie de miséricorde, elle prend sur elle l’indigence des autres.
b) La réponse de Jésus, très énigmatique, peu semblé être une mise à distance, non de sa mère mais de la femme qui dès le début de l’humanité entraîne l’homme dans une direction qui n’est pas au demeurant celle de Dieu. Jésus été alors à même de l’ignorer car la décision de sa mise en service, dira-t-on ainsi, n’en revenez pas moins qu’à Dieu seul !
Mais dans son amour pour sa mère, et voyant là un signe d’anticipation de son Père, Il manifeste dans ce premier signe le début de son ministère, place Marie dans le cercle restreint des disciples, et par ce fait, lui fait dépasser sa seul maternité charnelle jusque-là opérer, devenant ainsi parmi ses disciples, le premier des Apôtres !
c) Marie s’adresse alors directement aux serviteurs, [et non au maître du repas], (car dans les serviteurs, St Jean défini ici l’humanité souffrante et esclave, soumise à l’ordre du maître de cérémonie) les invitants à une obéissance absolue montrant ainsi par l’assurance de ces paroles qu’elle a franchi le seuil de la charnelle au mystère auquel elle était invité dès l’annonce par l’Ange Gabriel des sa conception virginale du Sauveur.
d) Jésus, à son tour s’adresse alors directement aux serviteurs [voir explication ci-dessus ennonçée], (et non au maître de cérémonie) prenant ainsi la directive du déroulement à suivre, spécifiant ainsi par son action directe entre Lui et le peuple de Dieu, que le moment et venue de changer de pasteur (ou de maître). Les serviteurs passeront ainsi du rôle d’esclave, à celui d’amis, puisque témoins directs du miracle.
e) L’obéissance des serviteurs montre non seulement leurs adhésions au nouveau Maître, mais qu’ils adhérent complètement aux actes dictaient par les paroles de sa Mère, qui les invitaient à une obéissance absolue montrant ainsi par l’assurance de ces paroles, qu’ils placent leurs confiances dans le tabernacle de l’Eglise naissante.
f) Le maître de cérémonie ne si trompe pas, il sait reconnaître la légitimité du geste accomplie, sans trop savoir toutefois comment cela c’est produit, mais signifie dans ses propos que par la quantité et la qualité exceptionnelle de ce vin, vin qui donne la vie, et qui signifie par sa suavité que la fête messianique est désormais engagée, et ne sautait s’arrêter.


3 Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit: "Ils n'ont plus de vin."
4 Jésus lui répondit: "Femme, qu'est-ce que cela pour moi et pour vous? Mon heure n'est pas encore venue."
5 Sa mère dit aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira."
6 Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.
7 Jésus leur dit: "Remplissez d'eau ces urnes." Et ils les remplirent jusqu'au haut.
8 Et il leur dit: "Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin; et ils en portèrent.
9 Dès que le maître du festin eut goûté l'eau changée en vin (il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient), il interpella l'époux et lui dit:
10 "Tout homme sert d'abord le bon vin, et après qu'on a bu abondamment, le moins bon; mais toi, tu as gardé le bon jusqu'à ce moment."
11 Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
12 Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.

On notera que St jean spécifie au verset 11 et 12 que Jésus entreprend, avec mère, frères et disciples, la route de Capharnaüm, carrefour des nations, ville où tout était très corrompus, qui ne montrera aucun empressement à la doctrine du Christ, enfermer dans les déités de la luxure et de l’argent, mais malgré tout, t point de départ d’un ministère universel.

13 Or la Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.
14 Il trouva dans le temple les marchands de boeufs, de brebis, et de colombes, et les changeurs assis.
15 Et ayant fait un petit fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, avec les brebis et les boeufs; il jeta par terre l'argent des changeurs et renversa leurs tables.
16 Et il dit aux vendeurs de colombes: " Enlevez cela d'ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic."
17 Les disciples se ressouvinrent alors qu'il est écrit: "Le zèle de votre maison me dévore."
18 Les Juifs prenant la parole lui dirent: "Quel signe nous montrez-vous pour agir de la sorte?"
19 Jésus leur répondit: "Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours."
20 Les Juifs repartirent: " C'est en quarante-six ans que ce temple a été bâti, et vous, en trois jours vous le relèverez!"
21 Mais lui, il parlait du temple de son corps.
22 Lors donc qu'il fut ressuscité d'entre les morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.
23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, beaucoup voyant les miracles qu'il faisait, crurent en son nom.
24 Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous,
25 Et qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendit témoignage d'aucun homme; car il savait, lui, ce qu'il y avait dans l'homme.

Dans l’action qui suit sa montée à Jérusalem, Jean marque ici, et ce dès le commencement de sa vie publique, que Jésus rompt avec le judaïsme.
Cette propre rupture est significative du cheminement que prendra désormais son Eglise naissante.
Bien que les marchands soient installés sur le parvis et non à l’intérieur du temple lui-même, Jésus en prophète jaloux des droits de son Père, considère que cela souille le temple tout entier, ou Dieu était honoré, donc Dieu lui-même.
Sa parole revêt un double sens, qui reste malgré tout encor bien énigmatique…d’abord, elle met un terme au pratique indigne pour honoré Dieu, levant dort et déjà le voile sur sa relation unique avec Dieu son Père, ensuite sur le nouveau sanctuaire que représente son propre corps.
Dans le verset 13 parlant de la Pâque des juifs, St Jean nous fait comprendre quelques choses d’important, et qui n’échappe pas à Jésus : une fête célébrée d’une manière sainte et avec pureté d’intention, est une fête célébrée pour la Seigneur ; Si au contraire on la célèbre ni purement, ni saintement on la célèbre pour soi-même ; les juifs dont il est question ici étaient corrompus et célébraient mal leur Pâque, d’où l’expression de St Jean, qui ne dit pas la Pâque du Seigneur, mais la Pâque des juifs…tout comme au verset 14, St Jean nous fait comprendre à l’in star des « Gens qui vendaient… » étaient plutôt des suppôts du diable que de Dieu ; il faut se rappeler que le diable tend des embûches dans les choses de Dieu, et s’efforce par touts et divers moyens de les corrompre.
Parmi les divers moyens employés pour corrompre les choses saintes, le principal est le vice de l’avarice et de la tromperie. Les changeurs comme les vendeurs étaient tous e connivences, prêtaient de l’argent à ceux qui n’en avait pas, pratiquait plus ou moins l’usure sous sa forme cachée, recevant des objets en gages, qui allaient aux profits des prêtres du temple. Donc certains prélats ou dignitaires, par simonie, profitent et convoitent les richesses temporelles acquises par le temple, et négliges le salut spirituel de ceux qui leur sont confiés, tout comme du leur d’ailleurs.
St Augustin nous donne une explication à prendre selon les degrés valables dans la philosophie théologique de son époque, mais non négligeable encore aujourd’hui ; les responsables d’œuvres sont symbolisés par « le bœuf » équivalant aux désirs terrestres ; les exécutants par « la brebis » équivalent à la sotte simplicité de l’obéissance, voir la bêtise humaine ; les exécuteurs par « la colombe » équivalent par le symbole de l’oiseau toujours instable.
Pourtant Moïse avait prescrit ces divers animaux dans le sacrifice du temple, mais à condition qu’ils soient offerts dans la sincérité et la pureté de l’acte en soit, et non dans la tromperie et la fourberie.
Dans le verset 15, St jean parle d’un fouet de cordes, et profite de citer Is 5,18 « le méchant est lié par les cordes du péché, malheur à vous qui vous servez des mensonges comme des cordes pour traîner derrière vous une longue suite d’iniquités..» De se fait Jésus montre que se damnent ceux qui vendent et profitent des choses spirituelles pour s’enrichir, spécifiant au verset 16, «  ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic, soit, ôtez de devant mes yeux la malignité de vos pensées. » Message clair et sans équivoque, qui n’a rien à voir avec un zèle quelconque.
Nous nous devons d’aimer la maison du Seigneur, avec un véritable zèle, nous nous devons de tellement l’aimer que son zèle doit nous dévorer, en sorte que si nous voyons faire quelques choses qui lui soit opposé, si chers que nous soient les coupables, nous nous efforcions d’y mettre fin sans craindre les maux qui peuvent en résulter pour nous.
Par hypocrisie, les juifs au verset 18 demandent un signe à Jésus, au regard de l’autorité avec laquelle il agit, car il n’était pas permis à n’importe qui de faire cela, mais seulement à celui qui à autorité, donc le Christ de Dieu attendu par Israël. Jésus ne leur donne pas un signe manifeste, mais un signe caché sous la figure de la résurrection, car ce signe futur, manifestera effectivement au plus haut degré la puissance de sa divinité, donc de son autorité.


 

Chapitre 3

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Dans ce chapitre, il faudra le délimiter en trois parties bien distinctes ; la première étant la rencontre avec nicodème, de 3,1 à 3,10 ; la deuxième le discours de Jésus 3,11 à 3,21 ; La troisième, le témoignage du baptiste, de 3,22 à 3, 36..
Dans cette première partie, le rôle de Nicodème est très important, car il reflète un éclairage nécessaire à notre propre conduite, sous notre propre regard.
Elle agit pour nous comme un véritable révélateur.
Les différents indices du texte, nous montre une logique en trois temps ;
a) la nuit de l'homme
b) la reconnaissance (caché par la nuit) de Jésus comme Maître (Messie)
c) la progression spirituelle de la pensée de l'homme sous l'action de l'Esprit Saint.

1 Or, il y avait parmi les Pharisiens un homme nommé Nicodème, un des principaux parmi les Juifs.
2 Il vint de nuit trouver Jésus, et lui dit: "Maître, nous savons que vous êtes venu de la part de Dieu, comme docteur, car personne ne saurait faire les miracles que vous faites, si Dieu n'est pas avec lui."

Commençons par les éléments informatifs, qui nous dévoile le personnage ; 1) Son identité, nicodème, 2) le personnage, notable juif, 3) sa qualification, du parti des pharisiens, 4) son comportement, en ami de jésus, 5) son adhésion, il l'appelle maître, et maître en Israël signifie pratiquement la reconnaissance de jésus comme messie,6) le temps, il vint de nuit.
En effet donc, celui qui vient de nuit (avec une certaine crainte malgré tout) rencontrer Jésus est un représentant du peuple juif ; comme notable, sa rencontre à tout de même un caractère officiel ; il est mandaté ; - Il est de fait le porte-parole des autorités juives ; - Son appartenance au pharisaïsme le situe dans le grand conseil du sanhédrin, son autorité en la matière ne lui sera pas contestée lorsqu'il fera son rapport ; - Son comportement, par la reconnaissance de Jésus comme Maître, ( les signes opérés par Jésus attestent que Dieu est avec Lui) invite Jésus à mieux se définir au sein du judaïsme, en somme clarifié sa position ; ce qui spécifie l'ignorance et la connaissance imparfaite qu'il avait du CHRIST.
Dans ce contexte Jésus est placé dans la série des messagers de Dieu dans l'histoire du salut d'Israël : de fait, qu'est-il exactement ?
Nicodème ne croyait pas que Jésus accomplissait ces signes par son propre pouvoir, mais qu'Il avait besoin d'une puissance venue d'ailleurs, comme si Dieu n'était pas avec Lui par l'unité de l'Essence et de l'Esprit, mais uniquement par le don de la grâce, comme les autres prophètes avant lui. On l'a compris, il s'agit là de croire ou de ne pas croire en la véritable identité de jésus dans sa plénitude christologique comme ''MESSIE’’.


3 Jésus lui répondit: "En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu."
4 Nicodème lui dit: "Comment un homme, quand il est déjà vieux, peut-il naître? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère, et naître de nouveau?"
5 Jésus répondit: " En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s'il ne renaît de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu
6 Car ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit.
7 Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit: il faut que vous naissiez de nouveau.
8 Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va: ainsi en est-il de quiconque est né de l'Esprit."

Au départ, l'accent de Jean nous montre un dialogue de maître à maître, d'égal à égal ; en effet Nicodème est un homme de savoir, il a la co-naissance car il " connaît " les écritures ; Jésus installe immédiatement sa notoriété et impose la distance entre les envoyés précédents de Dieu son Père et Lui, et immédiatement mais l'accent sur l'urgence de la renaissance ''re-naître'' , de passer du " connaître au naître " de la naissance à la renaissance.
La confusion de Nicodème à cette réplique démontre la distance qui se crée entre le maître et le Maître ; a) L'irréversibilité de l'homme, qui ne peut revenir à l'enfance, b) de surcroît, à cause du processus de la régénération charnelle, si bien que le sein maternel ne pourrait le contenir. Jésus clarifie du même coup Sa position par cette révélation, dans l'œuvre du salut, tout en reprochant à Nicodème sa lenteur d'esprit, et son ignorance, lui qui est docteur de la loi en Israël !.


9 Nicodème lui répondit: " Comment cela se peut-il faire?"
10 Jésus lui dit: "Tu es le docteur d'Israël, et tu ignores ces choses!

Par la renaissance à travers le baptême de l'Eau et de l'Esprit, Jésus indique clairement que tout homme qui, immergé dans le baptême par l'eau,( l'eau étant un élément vital, indispensable en tout point de vue pour l'homme, voulu et créée par Dieu), reçoit par cet acte sa conversion, régénérer ainsi corporellement, (officialisant ainsi le baptême par l'eau qui a reçu le corps très pure du Christ), et ensuite de l'Esprit Saint, invisible et impalpable, dans la démonstration du vent (comme souffle de Dieu) que l'on ne peut voir, mais que l'on entend.
Ainsi nul ne sait comment l'Esprit pénètre dans l'homme, ni à quelle perfection il le conduit ; mais cette régénération engendrée dans le baptême fait de nous des fils de dieu, et nous rend semblable au fils véritable ; sanctifié de ce fait, tout homme ainsi recréé et rendu digne de la vie éternelle, et il se reconnaît comme fils de Dieu à ses œuvres, qui se voient et perdures dans le temps.
La vision charnelle ne permet pas de voir les réalités spirituelles, mais la vision spirituelle les perçoit.
De fait les exigences valables au temps de la présence terrestre historique de Jésus subsistent indéfiniment pour le temps de l'Église. Nicodème, le maître et notable, autorité juive chargée d'instruire le peuple d'Israël, ne connaissant pas ses choses là et surtout ne les comprenant pas, et renvoyé à ses études.


11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous attestons ce que nous avons vu, mais vous ne recevez point notre témoignage.
12 Si vous ne croyez pas quand je vous parle des choses qui sont sur la terre, comment croirez-vous si je viens à vous parler de celles qui sont dans le ciel?
13 Et nul n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.

Dans les versets qui suivent de 3,11-21, seule subsiste la parole révélatrice ; celle-ci se fait plus profonde car elle passe des choses de la terre à celle du ciel.
Le révélateur par excellence, c'est Jésus, car la connaissance authentique de Dieu, est celle qui vient de celui qui est descendu du ciel, le Fils Unique de Dieu. Cette revendication de Jésus, qui se place comme Messie, s'oppose à toutes gnoses qui prétendent offrir une connaissance des mystères du ciel, ou de Dieu, en dehors de Jésus. Ceci nous démontre l'hérésie dans lesquelles se place les autres (dit) religions du monde.
Le Seigneur répond maintenant à Nicodème ; Il commence par donner les causes de la régénération spirituelle qui à deux points capitaux : le mystère de l'Incarnation, et le mystère de la Passion, puis il en dévoile la raison ultime, faire de nous les membres de son corps, afin de nous préparer à monter aux cieux, maintenant en espérance, mais à la fin en réalité.
Pour donner du crédit à sa parole, Jésus s'enracine dans l'histoire d'Israël ; l'anecdote du serpent élevé dans le désert par Moïse, se rapporte directement à Jésus élevé sur la croix ; la similitude est littérale, et sans confusion possible, mais seul étaient sauvés ceux qui regardaient vers le serpent d'airain, par un acte de vraie foi, sachant très bien que ce n'est que Dieu seul qui sauve, mais que cette démarche leur était demandée comme une mise à l'épreuve pour eux qui avait mis Dieu à l'épreuve.


14 Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,
15 Afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait a vie éternelle."
16 En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.
17 Car Dieu n'a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Ce qui sera scandale pour les juifs et folie chez les païens, est, sera, et restera le sommet de la révélation, car elle est d'après le verset 17, le lieu ultime ou se dévoile de façon désarmante, l'Amour de Dieu pour le genre humain, est par son exaltation l'Amour du Christ pour ses frères. La croix n'est pas source de salut par son aspect sanglant et sacrificiel, mais parce qu'elle est l'expression ultime de cet amour de Dieu et du Christ, qu'elle devient, est, et restera toujours source de vie éternelle pour l'homme.
Regardons successivement les quatre points que le Christ nous dévoile en nous démontrant cette immense Amour :1) la personne : c'est d'abord et avant tout, Dieu qui nous aime. 2) le bénéficiaire : c'est l'homme de chair et de péché qui est aimé, tel qu'il est. 3) Le don : Le Fils Unique 4) le fruit du don : la vie éternelle.
Obtenir la vie éternelle, c'est parvenir jusqu'à Dieu, et le salut de l'homme consiste à obtenir la vie éternelle ; mais il ne faut pas abuser de cette miséricorde de Dieu, en étant paresseux, improductif, et se donner licence de pécher ; car si lors de son premier avènement, le Christ n'est pas venu pour juger mais pour remettre les péchés, lors de son deuxième avènement, Il viendra pour juger et non plus pour remettre les péchés. (voir Paul aux Galates 5,9-21)
Depuis sa création, l'homme est ordonné à une fin qui est la vie éternelle ; et aussi longtemps qu'il pèche, il se détourne de cette fin. Certes, tant qu'il vit, il ne périt pas tout à fait, au point de ne pas pouvoir être ramené à la vie, car la possibilité de la réconciliation demeure, mais s'il meurt dans le péché, il périt alors tout à fait.


18 Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
19 Or, voici quel est le jugement: c'est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
20 Car quiconque fait le mal, hait la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient blâmées.
21 Mais celui qui accomplit la vérité vient à la lumière, de sorte que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu."

Ainsi, explique jésus, l'amour de dieu est inconditionnel, il appelle à une réponse de l'homme ; celui-ci est contraint de faire le choix, et ce choix conditionnera soit le salut soit la condamnation ; la présence sur notre terre de Jésus exige que chacun se définisse et choisisse, car c'est de ce choix que découle le jugement. Ceux donc qui ne croient pas en Jésus, le Christ, fils de Dieu, se privent du salut.
Examinons la cause de cette perte qui à travers le symbolisme du Christ souligne trois choses :
a) le don de Dieu: qui envoie sa lumière dans le monde car le monde ne pouvait plus y avoir accès.
b) la perversité d'esprit de ceux qui ne croient pas: ils refusent de croire car ils préfèrent rester dans les ténèbres de l'ignorance, et enfin
c) la cause de cette perversité : C'est qu'ils s'opposent à la lumière, la réfute en se donnant bonne conscience ; car l'homme aime connaître la lumière et la vérité, mais il déteste être dénoncé par elle il s'en écarte donc volontairement et définitivement.
Spécifions toutefois, que certains hommes agissent bien par disposition naturelle, simplement parce que leurs dispositions ne les poussent pas à faire le contraire, car même des incroyants agissent aussi ainsi ; Dieu seul reste maître et juge de leurs sorts, car ils leur restent la possibilité ultime de la connaissance et de la repentance en présence de Dieu, mais ceux qui après avoir connu le Christ, malgré la tendance au péché, s'efforce de toute leur volonté à se détourner du péché, agissent par vertu ; cette grâce à la rectitude qui est le propre du croyant, et qui lui évite tous jugements.


22 Après cela, Jésus se rendit avec ses disciples au pays de Judée, et il y séjourna avec eux, et il baptisait.
23 Jean aussi baptisait à Ennon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on venait, et l'on était baptisé,
24 Car Jean n'avait pas encore été jeté en prison.
25 Or, il s'éleva une discussion entre les disciples de Jean et un Juif touchant la purification.
26 Et ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: "Maître, celui qui était avec vous au delà du Jourdain, et à qui vous avez rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui."
27 Jean répondit: "Un homme ne peut prendre que ce qui lui a été donné du ciel."
28 "Vous m'êtes vous-mêmes témoins que j'ai dit: je ne suis point le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui.
29 Celui qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'écoute, est ravi de joie à la voix de l'époux. Or cette joie qui est la mienne, elle est pleinement réalisée.
30 Il faut qu'il croisse et que je diminue.

Il y a dans les versets qui suivent, une force de témoignage de la part de St Jean qui est digne du plus grand disciple ! en effet sous le regard du baptiste, l’épisode suivant nous place dans le contexte le plus significatif de son évangile. À travers la narration des faits advenues, il nous indique clairement le chemin à suivre qui ne laisse aucune possibilité de tergiversation ! les faits, son là, la conclusion aussi.
Nous retrouvons à nouveau Jésus et ses disciples, en Judée…St Jean baptise en appelant à la conversion, Jésus baptise en purifiant l’homme de son péché confessé, car si l’on ne confesse pas son péché on n’obtient pas sa rémission. Une controverse sous entendus de jalousie, naît sur la notoriété des baptêmes qui sont administrés entre le Baptiste et Jésus.
De fait, les disciples de Jean le Baptiste, irritaient un peu de l’audace de Jésus, souligne là l’appropriation de Jésus de ce ministère initié par le baptiste, reprochaient à la foule d’accourir vers le Christ à cause des miracles qu’Il faisait, plutôt que vers le Baptiste qui n’en faisait aucun. A-t-elle eu lieu vraiment ? St Jean , notre évangéliste, ne profite - t-- il pas de cette opportunité pour glisser là un texte d’une richesse inégalé ! ! explicite ! ! qui affirme avec force que seul le Fils de l’homme peut révéler le mystère de Dieu. Cf. :3,27 ; 21; 32; 34; 36.
Notons toutefois que le baptiste ne leur fait pas de vifs reproches, connaissant la nature de l’homme et toutes les imperfections auxquels il se rattache. Sa réponse est sans équivoque ! En premier lieu, par son témoignage au Jourdain, il a fait la distinction entre le ministère du Christ et le sien…(précéder le Christ et lui préparer le chemin)…ensuite se réjouir de ce que l’époux et l’épouse soient réunis (comprendre le Christ et son Eglise) …il peut maintenant voir de ses yeux, ce que son cœur à tant désiré…il était donc normale que Jean baptiste conduise les brebis perdues au Christ…et comblé de joie d’avoir accompli son ministère…il peut maintenant décroître pour que grandisse le Christ, tout comme dans le monde la venue du prince met fin à la fonction de son envoyé préliminaire.
Cf. 3,27 (je cite : l’homme ne peut rien recevoir qui ne lui ait été donné du ciel). Ce qui veut dire : que cela ne peut être et voulu que de Dieu lui-même, car l’homme ne peut recevoir en fait de perfection et de bien, qui ne lui est été donné du Ciel, donc du Père Lui-même ; s’opposer au Christ, c’est donc s’opposer à Dieu.


31 Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre, et son langage aussi. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous;
32 Et ce qu'il a vu et entendu, il l'atteste; mais personne ne reçoit son témoignage.
33 Celui qui reçoit son témoignage, certifie que Dieu est véridique.
34 Car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure.
35 Le Père aime le Fils, et il lui a tout remis entre les mains.
36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui."

Pour bien comprendre les versets suivants, il faut distinguer trois états dans la nature humaine.
Le premier état est celui d’avant le péché ; le second état est celui d’après le péché ; le troisième état est celui de la résurrection et de la gloire. Ces différentes étapes sont données à l’homme, qui ne peut ne les franchirent que selon l’économie divine, et la réalisation de leurs avènements, qu’au travers de celui qui possède tous de par la volonté du Père, Jésus, le Fils de l’homme et Christ de Dieu.
Ceci se comprend à la suite du verset 32. Le Baptiste montre ici ce qui constitue l’enseignement du Christ, en trois points ; il commence par dire ce qui caractérise l’origine du Christ : elle est céleste (IL VIENT DU CIEL) en ce sens qu’Il a été formé par la puissance divine ; Ensuite il montre la dignité de la condition du Christ qui est souverainement élevée (IL EST AU DESSUS DE TOUS) et enfin affirme la dignité de l’enseignement du Christ, qui est absolument sûr, car Il ne témoigne que de ( CE QU’IL A VU ET ENTENDU) auprès du Père. Formule que reprendront par la suite les apôtres en mission : Ce que nous avons vu et entendu nous vous l’annonçons.
Pour entériner cette démonstration, Jean le Baptiste nous montre ici l’exigence de la foi, qui consiste à croire et se soumettre à la vérité divine, prôner par le Christ. Pour cela il commence par affirmer la vérité divine, parce qu’Il est lui-même le Verbe de Dieu, puis parle de l’annonce de cette vérité, et de là vient que quand IL parle de Lui-même c’est du Père qu’Il parle, ensuite de la capacité de l’annoncer, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu lui-même, car Dieu lui à donner l’ESPRIT sans compter enfin la raison de cette capacité. Ces paroles donnent à entendre, la distinction des personnes divines : puisque Jésus affirme que le Père est le Dieu véridique, et que le Christ, son fils est aussi le Dieu véridique, il s’ensuit que le vrai Dieu a envoyé le vrai Dieu sur terre, distinct de LUI dans sa personne non dans sa nature.
La conclusion de ce chapitre III, est le verset 36a, Celui qui croit au fils a la vie éternelle.
La récompense de la foi est donc inestimable, car il s’agit de la vie éternelle, parce que avoir la vie éternelle c’est voir Dieu le Père, et voir Dieu Lui-même, ne peut se concevoir que dans la vie éternelle, parce que voir la vie éternelle est la récompense ultime propre à la foi formée.
Cette vision et cette connaissance, ceux qui refusent de croire ne l’auront pas hélas !

Chapitre 4

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Le chapitre IV se distingue en deux parties : Le retour en Galilée, (43-54) avec sa guérison et son adhésion et le passage par la Samarie (1-42) avec sa révélation et son adhésion.

1 Quand le Seigneur connut que les Pharisiens avaient appris que Jésus faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean,
2 - toutefois ce n'était pas Jésus lui-même qui baptisait, mais ses disciples, -
3 Il quitta la Judée, et s'en alla de nouveau en Galilée.
4 Or, il fallait passer par la Samarie.
5 Il vint donc en une ville de Samarie, nommée Sichar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph.
6 Or, là était le puits de Jacob. Jésus fatigué de la route, s'assit tout simplement au bord du puits: il était environ la sixième heure.
7 Une femme de Samarie vint puiser de l'eau.
8 Jésus lui dit: "Donnez-moi à boire." Car ses disciples étaient allés à la ville pour acheter des vivres.
9 La femme samaritaine lui dit: "Comment vous, qui êtes Juif, me demandez-vous à boire, à moi qui suis Samaritaine? (les Juifs, en effet, n'ont pas de commerce avec les Samaritains).
10 Jésus lui répondit: "Si vous connaissiez le don de Dieu, et qui est celui qui vous dit: Donnez-moi à boire, vous même lui en auriez fait la demande, et il vous aurait donné de l'eau vive."
11 "Seigneur, lui dit la femme, vous n'avez rien pour puiser, et le puits est profond: d'où auriez-vous donc cette eau vive?
12 Etes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux?"
Le passage de la samaritaine se découpe en trois parties distinctes, mais reliées en un tout.
A) Jésus et la Samaritaine ; B) Jésus et les disciples ; C) Jésus et les Samaritains de la ville de Sykar.
Le dialogue ave la samaritaine se déroule en quatre actes : 1) Autour du puits de Jacob ;
2) Autour du mari de la femme ; 3 ) Autour du culte ; 4 )Autour des samaritains.

A) Jésus et la Samaritaine.
Le passage par la Samarie pour se rendre en Galilée n’est pas obligatoire, on peut aussi si rendre par la vallée du Jourdain. Jésus en bon juif aurait dû s’y tenir, d’autant plus que le passage par la Samarie dite impure par les juifs de tradition Mosaïque n’était pas du tout recommandé ! soucieux qu’ils étaient de conserver leur pureté rituelle.
Mais Jésus a dans sa mission à un objectif précis et important, ce qui souligne cette nécessité mystérieuse qui le conduit à passer volontairement par la Samarie. Les rencontres déterminantes qu’Il doit faire pour leurs transformations et la révélation du nouveau culte doivent commencer en terre païenne, tant par l’enseignement que par les miracles, pour mieux donner une dimension eschatologique a son message.

Observons donc les préambules suivants : L’un concernera celui qui enseigne, l’autre ce qui a été l’occasion de cet enseignement, le dernier la personne qui est à l’écoute de cet enseignement.

Le puits a un symbolique particulier dans la Bible, comme dans toutes civilisations sémitiques d’ailleurs, mais ici le cadre biblique s’inclus dans une dimension profonde de l’histoire de ce peuple, car c’était le patriarche Jacob qui l’avait pioché de ses mains et laissé en héritage à son fils Joseph et à ses descendants.

De plus le puits fait de la sécheresse et du désert un lieu de vie. Les croyants auront à boire les paroles de la loi et du livre afin qu’elle soit assimilée dans leurs corps comme l’eau fraîche d’un puits.

St Jean nous démontre en premier lieu l’homme Jésus (verset 6) dans notre totale et profonde humanité’ (c’est son incarnation semblable à la nôtre qui rend Jésus fatigué, car il s'est mis en chemin pour sa mission temporelle dans la chair, voulant montrer la vérité de sa nature humaine, laissant ainsi faire et subir ce qui est propre à l’homme) Jésus s’assied au bord du puits, fatigué.

En demandant à boire, (verset 7) Il manifeste même une fragilité,( dû à la forte chaleur du jour), s’adresse à une femme, (impensable en cette époque) et de surcroît Samaritaine…le comble pour un juif !( mais la soif du salut de l’humanité est plus forte que toutes les prérogatives) ainsi la réponse de la femme (verset 8) et sans équivoque, même surprise de son audace.

Mais Jésus, assis immobile sur le rebord du puits, devient dans sa personne une source nouvelle qui dépasse en splendeur le premier puits, introduisant dans le dialogue (verset 10) une dimension mystérieuse, car du puits matériel auquel Il demandait de l’eau, Il déplace l’intérêt sur Lui-même, comme Don de Dieu, capable de donner « l’Eau Vive ».
Il y a deux sortes d’eau : celle qui est vive et celle qui ne l’est pas : la seconde est celle qui est séparée de son principe, pluie ou autre origine, recueillie et conservée ; la première, et celle qui coule en continuité, avec son principe ; ainsi en est -il de l’Esprit Saint, source intarissable reliée toujours a son principe, d’où abondent les grâces.
Première information : si tu savais ! Deuxième information : si tu connaissais ! Première affirmation : C’est toi qui demanderais ! Deuxième affirmation : Il t’aurait donné !

La réponse de la femme (verset 11) qui comprend que celui qui l’apostrophe n’est certes pas un voyageur quelconque, bien qu’avec des égards, n’a pas compris le sens des paroles de Jésus et insiste sur le manque de moyens matériel de Jésus, sur la profondeur du puits, sur la dimension patriarcale de Jacob, ainsi que du bien fait de cette eau ! Il ne lui semble pas possible que Jésus soit capable de lui donner de l’eau meilleur d’un autre puits, nul a ces yeux ne peut être plus grand que son patriarche Jacob !


13 Jésus lui répondit: "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura plus jamais soif;
14 Au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissant jusqu'à la vie éternelle."
15 La femme lui dit: "Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici."
16 "Allez, lui dit Jésus, appelez votre mari, et venez ici."
17 La femme répondit: "Je n'ai point de mari." Jésus lui dit: "Vous avez raison de dire: Je n'ai point de mari;
18 Car vous avez eu cinq maris, et celui que vous avez maintenant n'est pas à vous; en cela, vous avez dit vrai."
19 La femme dit: "Seigneur, je vois que vous êtes un prophète.
20 Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut adorer."

Jésus dans sa réponse (verset 13-14) révèle sa messianité Christique ; Il est l’unique sui peut étancher la soif.
(C’est-à-dire l’Amour, qui devient vie éternelle). Intéressé, (verset 15) la femme demande de cette fameuse eau ! Mais la réponse de Jésus (verset 16) ouvre une dimension nouvelle à la nécessité terrestre qui s’implique aussi à d’autre personne plutôt qu’a elle seule.

Nous voyons que Jésus, sans lui faire la morale, ne lui fait pas de reproche non plus, mais lui révèle ce qu’elle tient caché, sa rupture d’avec la loi ! La femme est ainsi mise devant sa honte, au regard de la Loi, tait son déshonneur, et déguise sa réponse (verset 17).

Ainsi par sa réponse, (verset 18) Jésus féconde l’esprit de cette femme, afin de réveiller en elle l’intelligence spirituelle et de l’amener à comprendre et à croire qu’il y a en lui quelque chose de Divin dans l’explication et l’énumération de ses différents conjoints ; le sens des paroles de Jésus lui fait découvrir qu’elle peut exister autrement que par sa beauté visuelle, et que sa dignité de femme va bien au-delà delà de la simple séduction.

Devant cet homme (qui lui a dévoilé sa vérité intérieure), qu’elle reconnaît maintenant comme prophète, elle passe directement dans un cœur à corps laissant là les différences apparentes de son état, pour celui plus vrai et plus important, celui de la foi !( verset 20).


21 Jésus dit: "Femme, croyez-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni dans Jérusalem, que vous adorerez le Père.
22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
23 Mais l'heure approche, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; ce sont de tels adorateurs que le Père demande.
24 Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent l'adorer en esprit et en vérité."

Jésus va pouvoir ainsi expliquer les différences qu’il y a entre les différents cultes rendus a Dieu et celui qu’il va instauré ; la recherche du royaume était depuis longtemps sujet de controverse pour les deux peuples, juifs et samaritains.
Les samaritains avec leur temple sur le mont Garizim, avançaient en leur faveur l’autorité des pères patriarches du peuple hébreu, et les juifs avec leur temple sur le mont Sion celles des prophètes que les Samaritains ne recevaient pas .
Si l’on veut unir deux peuples, il faut commencer par écarter ce qui les divise, puis leur donner quelque chose qu’il puisse mettre en commun, afin qu’ils s’accordent !
Il va démontrer trois formes d’adoration ;
La première celle des Samaritains qui est fausse, car ils voyaient Dieu, égale à d’autres créatures et adoré de ce fait des idoles ; leur méconnaissance du Dieu unique n’avait de propre que leurimaginaire.
Les juifs avaient eux par la Loi et les Prophètes une connaissance et une appréciation exacte du vrai Dieu, mais avec des pratiques et des méthodes qui ne correspondaient plus au vouloir de Dieu.

L’éminence de ces deux façons de prier, démontre la supériorité de la nouvelle façon de prier, qui requiert deux choses importantes, pour être bonne et vraie : la première pour être bonne doit êtrespirituelle, la seconde pour être vraie doit être dans la vérité, ce qui veut dire sans feinte ni simulation !

Hors Jésus EST là vérité ! il nous faut adoré par Amour plutôt que par crainte.

Le culte doit être proprement spirituel, car de là découle même la nature de Dieu ! car Dieu EST Esprit ! Le culte en esprit et en vérité est celui que chaque croyant habité par l’Esprit rend au Père.
Il estintérieur, non au sujet du lieu, mais en tant qu’œuvre de l’Esprit (c'est-à-dire révélation immanente) susciter en nous par sa propre présence et permanence comme envoyer et étant Dieu.

Par une telle révélation, le rapport aux lieux, à la terre même se relativise, car désormais Dieu n’est ni relié à la terre, ni à un lieu, mais n’habite le cœur de tout homme en qui l’Esprit Saint a fait sademeure.
L’incorporéité de Dieu est ainsi démontrée, un esprit n’a pas de corps, ni chair ni os !


25 La femme lui répondit: "Je sais que le Messie (celui qu'on appelle Christ) va venir; lorsqu'il sera venu, il nous instruira de toutes choses."
26 Jésus lui dit: " Je le suis, moi qui vous parle."

Au verset 25, au fait de la loi, la femme affirme la perfection de son enseignement, proclame sa foi, professe le Christ Messie, attend son enseignement ; ce qui laisse comprendre que bien qu’étant à Samarie, nombreux étaient ceux qui s’instruisants dans les synagogues, suivaient à la lettre la loi de Moïse, attendait ainsi la venue du libérateur ; de façon détournée, la femme demande donc indirectement à Jésus s’il EST le Christ, et Saint-Jean, pour l’unique fois ou Jésus revendique ce titre, nous rapporte la réponse de Jésus sans ambiguïté possible, nette, claire et précise : en vérité, moi qui te parle, je le suis.

Le Seigneur ne s’est pas manifesté tout de suite à la femme, qui ne l’aurait sans doute pas cru.
La vanité est toujours à l’affût précipitant l’homme dans le péché, mais Jésus lui laisse doucement découvrir que sa connaissance du Christ était bien fondée, se révélant ainsi lui-même au temps dit «opportun » pour certains.

B) Jésus et les disciples.
27 Et à ce moment arrivèrent ses disciples, et ils s'étonnèrent de ce qu'il parlait avec une femme; néanmoins, aucun ne dit: "Que demandez-vous?" ou: "Pourquoi parlez-vous avec elle?"
28 La femme, alors, laissant là sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux habitants:


Au verset 27, nous retrouvons le retour des disciples partis (tous) en ville chercher de quoi manger ; ( Jésus peut ainsi donner pleinement son enseignement) ce qui fait partir la femme, notons-le « sans le cruche » verset 28, alors que c’était le but premier, revenir avec de l’eau puisée au puits ; le dialogue est momentanément rompu, la cruche reste suspendue…

Bien que l’ayant vu manifestement s’entretenir avec elle, l’étrangère, (humilité du maître, qui parle aussi aux femmes, combien même si elles sont étrangères, ce qui laisse prévoir l’église de la Gentilité) ils ne posent pas de question à Jésus.

Pourtant ils n’en laissent pas moins échapper leurs étonnements ! mais démontrent là un respect confiant envers l’envoyé de Dieu.


29 "Venez voir un homme qui m'a dit ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ?"
30 Ils sortirent de la ville, et vinrent à lui.

On peut alors voir dans la suite du verset 28 et 29, le zèle de cette femme, qui porte le message à toute la ville ! En somme elle représente le premier ministère apostolique annoncé aux Gentils, bien avant l’apôtre Paul…dans le sens du véritable prédicateur qui appelle, sans vouloir persuader, non à soit, mais au Christ. Saint Jean nous montre là, l’exemple tipe du ministère à suivre.


31 Pendant l'intervalle, ses disciples le pressaient, en disant: "Maître, mangez."
32 Mais il leur dit: "J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas."
33 Et les disciples se disaient les uns aux autres: "Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?"
34 Jésus leur dit: "Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre.
35 Ne dites-vous pas vous-mêmes: Encore quatre mois, et ce sera la moisson? Moi, je vous dis: Levez les yeux, et voyez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson.
36 Le moissonneur reçoit son salaire et recueille du fruit pour la vie éternelle, afin que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble.
37 Car ici s'applique l'adage: Autre est le semeur et autre le moissonneur.
38 Je vous ai envoyés moissonner ce que vous n'avez pas travaillé; d'autres ont travaillé et vous, vous êtes entrés dans leur travail."

Les versets 30 à 38, impliquent une discussion avec les disciples, concernant la nourriture, qui permet à Jésus d’expliciter le genre de nourriture dont Il compte nourrir aussi bien les apôtres que les foules, tout en faisant comprendre que cette nourriture compense largement toutes nourritures terrestres, par le sommet du verset 34.

Ainsi l’eau vive et la nourriture seront-elles désormais le fruit de l’enseignement du Christ, sous la forme d’un repas, dont on à besoin pour refaire parfaitement ses forces, avec l’image que la boisson et le nourriture doivent être consommer ensemble et en même temps.

Par les versets 35 et suivants, Jésus s’attaque maintenant à faire comprendre aux apôtres qu’elle sera le but de leurs missions, dans un monde ou l’ancien testament représente le temps passé, sa venue, le temps présent, la moisson le temps à venir.
Ils devront comprendre petit à petit que les prophètes et les patriarches avaient semé, et que les apôtres deviendront les moissonneurs d’un labeur que d’autres bien avant eux avaient largement et abondamment préparé.
Il suffit de regarder le temps présent pour en comprendre le sens caché et profond.

C) Jésus et les Samaritains de la ville de Sykar.
39 Or, beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus sur la parole de la femme qui avait rendu ce témoignage: "Il m'a dit tout ce que j'ai fait."
40 Les Samaritains étant donc venus vers lui, le prièrent de rester chez eux, et il y demeura deux jours.
41 Et un plus grand nombre crurent en lui pour l'avoir entendu lui-même.
42 Et ils disaient à la femme: "Maintenant ce n'est plus à cause de ce que vous avez dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde."


Dans les versets 39 à 42, on notera quatre étapes fondamentales, bien que rapides dans la présentation, mais profondes dans la solution .ont su : v 39 : témoignage ; v 40 : accueil ; v 41 : écoute ; v 42 : confession de la foi. Entre la foi des juifs très imparfaite, prêt à reconnaître Jésus comme envoyé de Dieu, mais incapable d’adhérer totalement, et la démarche de la Samaritaine et des Samaritains, il y a un abîme ; l’adhésion spontanée au mystère de Jésus de tout un peuple, étranger de surcroît, laisse apparaître.

La fécondité d’un monde prêt à être moissonné.

Le fruit de la prédication de la femme se manifeste dans sa reconnaissance comme pécheresse, le fruit de la prédication de Jésus, et qu’Il accepte d’aller vers eux, (car en allant le chercher et le prier de rester avec eux, ils se reconnaissent eux aussi pécheurs) et y demeure deux jours durant, ( Mon Père et Moi demeurerons dans tout être qui nous accueille) le fruit de l’écoute (que celui qui à des oreilles pour entendre, qu’il entende.. ) sera celui de la foi, tant le désir de l’attente du Christ était profonde dans ce peuple qui demeurait à la frontière de la loi mosaïque.

Il est important de noter aussi que le récit ne rapporte pas de miracles réalisés en ce lieu par Jésus, ce qui laisse supposer de façon plus éclatante encore, la démarche de se peuple en attente qui adhère de plein cœur aux paroles seules de Jésus, sans pour cela ni avoir eu de miracle accompli chez eux, ni en avoir demandé.

Pour conclure, on voit nettement que le fruit de la foi accru par le Christ, fait confesser aux Samaritains que
Jésus est le Christ, qu’il est l’unique sauveur du monde.


43 Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée.
44 Car Jésus avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est point honoré dans sa patrie.
45 Lorsqu'il fut arrivé en Galilée, les Galiléens l'accueillirent, ayant vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête;
46 Car eux aussi étaient allés à la fête. Il retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Or, il y avait un officier du roi dont le fils était malade à Capharnaüm.
47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort.
48 Jésus lui dit; "Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point."
49 L'officier du roi lui dit: "Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure"
50 "Va, lui répondit Jésus, ton enfant est plein de vie." Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et partit.
51 Comme il s'en retournait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, et lui apprirent que son enfant vivait.
52 Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux, et ils lui dirent: "Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté."
53 Le père reconnut que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit: "Ton fils est plein de vie", et il crut, lui et toute sa maison.
54 Ce fut le second miracle que fit Jésus en revenant de Judée en Galilée.
Versets 43-54 le retour en Galilée.
Ce récit se retrouve de façon différente dans les synoptiques Mathieu et Luc ; il y a une certaine ressemblance entre ces différents récits, il semblerait pourtant que les trois récits représentent un événement différents les uns des autres.
Pour celui-ci qui nous intéresse spécialement, nous trouverons plusieurs étapes clés qui démontreront encore une fois que chez les païens la foi est plus vive que chez les juifs.

Jésus retourne en Galilée, et reçois un accueil chaleureux !

St Jean spécifie malgré tout que Jésus revenait de la fête de la Pâques qui avait eu lieu à Jérusalem, et où de nombreux galiléens avaient pu voir Jésus opérer des miracles ; donc, l’accueil fait à Jésus était quelque peu intéressé.
Portant là encore un miracle va avoir lieu mais sous une forme différente, indirecte ; Peu serons ceux qui seront témoins de ce miracles.

Le fonctionnaire royal dont il est question était un serviteur du roi Hérode le Tétrarque ! donc nécessairement soit un envoyé de Rome afin de faire régulièrement ces rapports à l’empereur, et tenir ainsi Hérode sous la coupe romaine, soit un sous-fifre directement employé par Hérode mais un non juifs, Hérode se méfiait de tous juifs que le Sanhédrin aurait placé dans son entourage immédiat de peur d’être espionné.

À la demande présente du fonctionnaire, Jésus rétorque par un reproche, car les gens qui l’entouraient, présent à la demande du fonctionnaire, attendaient un miracle ;( Signes et prodiges) ; cette sentence vise ici une foi trop attachée au spectaculaire, bien différente des Samaritains qui eux ont adhéré sans n'avoir ni ne vu ni demander de miracles.

Notons que dans l’affaire des Samaritains,
a) ils sortirent de la ville pour aller vers Jésus,
b) ils l’invitèrent à aller chez eux, ici se reproduit le même scénario,
a) le père apprend la venue de Jésus et sort de chez lui pour aller à sa rencontre,
b) il l’invite à venir chez lui.( Certes, pour guérir son enfant).

Aussi Jésus va répondre à la demande du fonctionnaire, pris de pitié pour son fils mourant, non en lui accordant comme il le demande sa présence, mais uniquement sa parole ; aucun signe ne sera visible pour ceux qui l’entourent, ni même pour le père désespéré.

Etudions de plus près la demande du fonctionnaire, si sa foi était parfaite, il n’aurait pas demandé à Jésus de venir chez lui, mais seulement de donner un ordre, pour que cela soit : il ne croyait pas encore en la puissance divine de Jésus ; d’où la réplique de Jésus au verset 48.

La nécessité d’un signe visible et tangible était encore nécessaire. Le fonctionnaire royal et donc ainsi corrigé, car instruit de la loi, il ne fondait pas sa foi sur l’autorité des écritures mais sur des signes. C’est pourquoi le Christ n’accédera pas directement à sa demande, en lui fait ainsi reconnaître son imperfection.

Jésus avant de donner une réponse positive au père, il le renvoie d’abord « va, » ce qui demande un acte de confiance absolu, et ensuite le réconforte, « ton fils est vivant » non pas guéri !

En effet Jésus fait ici, encore comprendre que le miracle accompli, se rapporte plus à la foi en la vie éternelle qu’en un signe proprement dit.

Le fonctionnaire, père de l’enfant, obéi spontanément, nous relate St Jean, pour bien nous faire remarquer que la foi de cet homme a grandi en présence du Christ. De surcroît, l’efficacité de la parole de Jésus dite à distance, est vérifiée ; À l’heure où Jésus renvoyait ce père anxieux du sort de son fils, l’enfant vivait, fait confirmé par ses propres serviteurs venant à sa rencontre pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Dès lors plus fort encore dans sa foi, l’homme adhère de façon absolue avec toute sa maison ; sa conversion au Christ rend encore plus forte sa reconnaissance que le miracle accompli a distancé était vraiment œuvre de puissance.

Cela nous démontre de façon claire et précise, qu’il nous faut dépasser la foi par les signes et les prodiges, miracles constatés, pour accéder à la seule vraie foi, la parole (VERBE) de Jésus (Christ de DIEU).

 

Chapitre 5

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La présentation du chapitre 5 faite par l’évangéliste St Jean, montre deux cadres distinct mais très étroitement reliés :
a) La guérison d’un paralytique [5,1-16]
b) la controverse contre les dirigeants Juifs.
[5, 17-47]
Dans la première partie, l’évangéliste situe le lieu, le cadre, la présentation de l’intervention de Jésus, l’intervention, et les conséquences de cette intervention, ceci se rapportant strictement à l’enseignement Christique, afin qu’à partir des réalités visibles on connaisse les invisibles.

Dans la deuxième partie, la controverse de Jésus face au Sanhédrin, immédiatement introduite du fait de son initiative, la guérison d’un malade le jour du Sabbat, l’évangéliste, selon son thème favori, développe ici par la pensée profonde, le mystère de Jésus qui se présente à mots couverts comme étant le Christ, manifesté par ses œuvres, mais réfuté par les siens.

Voici quelques titres christologiques recueillis dans ce texte : Guérisseur, maître du sabbat, fils du Père, en lien constant avec le Père, égal du Père, centre des écritures, et sauveur du monde.
Nous analyserons donc trois dons propres à Jésus uniquement : celui de la vie spirituelle ; celui de la nourriture spirituelle ; celui de l’enseignent spirituelle.

Dans ce deuxième séjour à Jérusalem, il n’est pas précisé de fête particulière ; Jésus se déplace selon le besoin des brebis a sauvé, et ceux, en tous lieux. La scène se déroule à Bezatha, [Bethsaïde] lieu ou se trouve une fontaine miraculeuse, dans le quartier nord de Jérusalem ; la porte des brebis, situe l’entrée que prenait les brebis pour rentrée dans l’esplanade du temple en vue du sacrifice à offrir à Dieu.
La description de la fontaine, sa situation, les détails nous précisent une réalité vécue par l’apôtre et qui là touché profondément ; Il décris le lieu précis de la piscine probatique, sous plusieurs aspects singuliers ; le nom, la disposition, ceux qui si trouvent, leur misère profonde, la fontaine si particulière !

On voit dans ce passage Jésus se mettre à la portée immédiate des besoins de l’humanité, la rencontrant au fait de sa souffrance.. Boiteux, estropiés, paralytiques, aveugles, muets, sourds, malades atteints de diverses maladies, connues ou inconnues, mais qui rendaient l’humanité esclave de cet asservissement.

Jésus pris de pitié, avise dans la foule de nécessiteux, celui qui semble-t-il serait le plus miséreux, en fonction de son problème et du temps que dure ce problème…38 ans.

Ainsi, l’homme est affecté par un double handicap :
D’une part, il est malade depuis si longtemps que l’on peut penser qu’il est inguérissable;
d’autre part, il est, seul, incapable de profiter de la vertu de l’eau, réservée au premier qui y descendrait, car il n’y avait personne pour le plonger au moment voulu dans l’eau bouillonnante.
Ce trait précis, souligne sa solitude malgré la multitude, et la résignation qui à conduit ses proches à se désintéresser de son cas, considéré comme définitivement désespéré.

1 Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
2 Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.
3 Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d'aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l'eau.
4 Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l'eau. Et celui qui y descendait le premier après l'agitation de l'eau, était guéri de son infirmité quelle qu'elle fut.
5 Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans.
6 Jésus l'ayant vu gisant et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit:
7 "Veux-tu être guéri?" Le malade lui répondit: "Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi."
8 Jésus lui dit " Lève-toi, prends ton grabat et marche."

Par son intervention, Jésus prend l’initiative, et l’interroge sur son désir ! (v 6) non par ignorance, car il est certain que le malade voulait être guéri, mais pour réveiller, voir attiser son désir…. devant son impuissance confessée, (v 7) la pauvreté et la faiblesse le poussant à la résignation , Jésus intervient en sa faveur exclusive, et fait pour celui-là, le plus pauvre parmi les plus pauvres malades de ce lieu, ce que des eaux bouillonnantes obtenaient en faveur du plus fort d’entre eux (v 8).


9 Et à l'instant cet homme fut guéri; il prit son grabat et se mit à marcher. C'était un jour de sabbat.
10 Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: "C'est le sabbat, il ne t'es pas permis d'emporter ton grabat."
11 Il leur répondit: " Celui qui m'a guéri m'a dit: Prends ton grabat et marche."
12 Ils lui demandèrent: "Qui est l'homme qui t'a dit: Prends ton grabat et marche?"
13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était; car Jésus s'était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.
14 Plus tard, Jésus le trouva dans le temple et lui dit: "Te voilà guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire."
15 Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
16 C'est pourquoi ils persécutaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat.

Le Seigneur commande donc à la fois à la nature et à la volonté de l’homme, car celles-ci sont en effet toutes deux soumises à son pouvoir.
L’homme acquiert donc une parfaite et totale santé ! dans tout miracle le Seigneur donne à l’œuvre qu’il fait, la perfection conforme à l’excellence de sa nature divine.

Quelle similitude pourrions nous tiré de l’eau de cette fontaine, avec l’eau du baptême ?

La piscine ici est décrite par la vertu qui lui est attachée ; grâce à un ange qui y descend, elle guérit de ce fait toute infirmité corporelle !! la vertu de cette eau ne vient donc pas de sa propre nature mais de sa vertu caché, l’ange du Seigneur ! Ainsi l’eau du baptême ne tient pas sa vertu de purifié les âmes du seul fait qu’elle est de l’eau, mais par sa vertu caché qui est l’Esprit Saint incréée de Dieu ! de ce fait, pris directement à sa source, l’efficacité de purifier et une vertu du baptême qui agis de façon continue….

Dans le mot ’ les juifs’, il faut y voir un anachronisme car au temps de Jésus, tous les personnages de cette scène, Jésus inclus, sont juifs.
Cet indice trahit le temps où fut écrit cet évangile, temps où les chrétiens de toutes origines, se distinguaient des juifs dit conservateur, et qui continuaient à refuser Jésus comme étant le Christ de Dieu.

Jusque-là, le récit était centré sur la toute puissance de Jésus capable de remettre debout un homme seul, résigné ; et c’est le thème du sabbat qui introduit le motif de l’opposition entre Jésus et l’institution judaïque : l’homme fut guéri un jour de sabbat !! hors les juifs ne faisaient aucun travail , quel qu’il soit le jour de sabbat, et plus particulièrement de porter quoi que se soit, même de très léger ; et de nos jours encore cette loi ou coutume persiste en Israël…
On remarquera que l’homme guéri manifeste sobrement son adhésion à la transformation de Jésus.
1) Il préfère obéir à Jésus plutôt qu’au précepte du sabbat selon la loi juive
2) Il ne sait pas qui est Jésus, ne cherche pas à savoir, et se retrouve dans le temple en train de prier Dieu, de lui avoir envoyé un sauveur !
3) Il rencontre à nouveau Jésus qui se fait reconnaître, et qui l’invite à ne plus pécher ?
4) Connaissant maintenant son sauveur, il informe alors l’autorité juive non comme dénonciateur, mais comme sauveur !

Le retour de l’homme guéri vers les juifs les renseigne sur son identité et introduit la séquence suivante ; Désormais l’important est moins le miracle lui-même accomplit par Jésus, que les circonstances de son exécution le jour de sabbat; un procès s’instruit contre Jésus au non de la LOI et Jésus, à cause de son identité divine, se fait juge de ses accusateurs.


17 Mais Jésus leur dit: "Mon Père agit jusqu'à présent, et moi aussi j'agis."
18 Sur quoi les Juifs cherchaient encore avec plus d'ardeur à le faire mourir, parce que non content de violer le sabbat, il disait encore que Dieu était son père, se faisant égal à Dieu. Jésus reprit donc la parole et leur dit:

Les versets 17 & 18 introduisent la longue controverse entre Jésus et les autorités religieuses.
Le verset 17 justifie la violation par l’intervention de Jésus le jour du sabbat, autant pour la cause de sa relation étroite et particulière qu’il a avec son Père, que pour le souci envers l’humanité, de la Trinité.

Jésus ainsi nous fait comprendre que le Père ne se soit reposé le jour du sabbat de manière telle que depuis Il n’œuvre plus !!! Certes si Dieu à cessé d’œuvrer, en se sens qu’Il ne crée plus de créatures nouvelles, mais Il n’en continue pas moins à œuvrer jusqu’à maintenant…en conservant les créatures dans l’être, à cause du devenir de toutes les créatures de manière telle qu’Il est et reste la première cause indéfectible de leur propre subsistance ; car si tant soit peu, sa puissance cessait ne fusse qu’un seul instant, toute la nature s’écroulerait du même cout.

C’est d’ailleurs bien se que comprennent les adversaires au verset 18: «  Il se fait passer pour être l’égal de Dieu » [MOI AUSSI J’ŒUVRE] nonobstant le fait ainsi, qu’Il est le verbe du Père par qui toutes choses sont faites et conservées ; ce qui évidement dans la loi et la foi de se peuple, cela est bien plus qu’une imposture, c’est un blasphème au plus haut degré !

Dans les versets suivants, cette controverse se développera en deux temps, incluant l’intimité profonde entre le Père et le Fils, car la puissance du Christ et le fruit de l’amour du Père
a) versets 19-30 Jésus se présente comme étant la « VIE » et le « JUGE »
b) versets 31-47 la justification de cette prétention.


19 "En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, mais seulement ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que fait le Père, le Fils aussi le fait pareillement.
20 Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait; et il lui montrera des oeuvres plus grandes que celles-ci, qui vous jetteront dans l'étonnement.
21 Car comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, aussi le Fils donne la vie à qui il veut.

Versets 19-21 : le Fils et le Père :
la relation commence par ce qui pourrait ressembler à un proverbe familiale, qui rappelle qu’un fils tend naturellement à imiter son père qui, parce qu’il l’aime, lui enseigne ce qu’il doit faire ; mais l’interpellation de Jésus à ses interlocuteurs : « vous serez dans l’étonnement » montre que Jésus parle de son rapport unique à Dieu son Père, rapport d’amour et d’obéissance.

Il est important d’expliquer maintenant un point très délicat de notre foi, concernant cette parole très énigmatique de Jésus : « le Fils ne peut rien faire de lui-même si ce n’est ce qu’il a vu faire au Père ».

La puissance du Christ est identique à sa nature ; le Fils teint donc le pouvoir de Celui dont il tient l’être ! Hors Il tient l’être du Père, de qui Il tient aussi la nature, (Il est Dieu, né de Dieu…) et tient donc aussi de, Lui le pouvoir. (tout à été fait par Lui, et sans Lui rien n’a été fait…)

L’émanation du Fils à partir du Père n’est autre que la communication de la Sagesse Divine, communication de la puissance au fils par la génération. Par la vue nous recevons les réalités de la science, par l’ouïe que nous recevons les paroles, par la bouche que nous communiquons notre verbiage...ainsi lorsqu’Il dit :
( qu’IL a vu …faire au Père) en tant que SAGESSE ENGENDREE la première avant toute créature…( Sir 24,5)

Il se conforme à procéder selon une procession intelligible...(Le Père en effet aime le Fils et lui montre tout ce qu’Il fait) manifestant ainsi que l’amour de Dieu est cause de bonté dans les réalités, similitude parfaite du Principe ( Père ) dans la Sagesse ( le Fils).

A partir de là, Jésus justifie son comportement le jour du sabbat parce qu’Il doit se comporter comme son Père ! d’abord faire vivre ( verset 21), En effet la résurrection du Christ et les mystères qu’Il a accomplis dans la chair sont causes de la résurrection future des corps (C sur St Jn, page 294) puissance (par nature, substance et volonté) qu’Il lui à été donnée et qui se fait pleinement connaître par la gloire de la résurrection.

Cette manifestation se traduira ensuite par les miracles qu’accomplirons les disciples en son Nom, dans sa relation direct au Père (JE SUIS).

La résurrection des corps s’opère grâce à l’économie de son humanité, humanité qui n’est pas coéternelle du Père, alors que la résurrection des âmes se fait par la puissance de la substance inengendrée de la Trinité.


22 Le Père lui-même ne juge personne, mais il a donné au Fils le jugement tout entier,
23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le Fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé.

Ensuite juger versets 22-23 parce que le Père le Lui à confié; dans l’ancien testament, ce jugement appartient à Dieu et est une réalité future, ici, c’est le privilège du fils accordé dès maintenant ; la contestation de l’œuvre de Jésus un jour de sabbat devient point de départ d’une révélation sur son identité de Fils. ( c’est par l’économie de son humanité, que le Père attribue le jugement au Fils).

En effet, il semble que le Père n’apparaîtra pas lors du jugement, parce ce que selon la justice, Dieu ne peut apparaître dans sa propre nature à tous ceux qui doivent être jugés ; car la vision de Dieu étant notre béatitude éternelle, si les méchants Le voyaient dans sa propre nature, ils seraient de se fait bienheureux !!
Ainsi donc, semble-t-il, seul le Fils apparaîtra pour juger SEUL, lui qui seul à assumé notre nature, cependant dans et par l’autorité du Père. (rappelons nous les paroles du Christ, qui assure que qui croit en lui dans se monde, ne sera pas jugé dans l’autre, et échapper au jugement, nous place déjà dans la béatitudes de la vision éternelle de DIEU) .

Attention toutefois à ne pas confondre les jugements, car il y aura effectivement deux jugements :
l’un est un jugement de condamnation, et à celui –là ne viendront pas ceux qui auront cru en Dieu d’une foi formée(Ps 142,2) ;
mais il y aura aussi le jugement de discernement, pour lequel nous devrons (par nos actes) tous comparaître devant le tribunal du Christ afin d’en discerné les causes et les effets (Ps42,1) .


24 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle, et n'encourt point la condamnation, mais il est passé de la mort à la vie.

Au verset 24, écouter (le Fils) et croire (au Père) opère un renversement de situation ; c’est Jésus l’accusé qui se fait le juge des hommes ; le jugement se réalise dès maintenant dans l’écoute de Jésus et le foi au Père, aussi étroitement reliées que le Fils l’est au Père. Ecouter Jésus(Fils) et croire en Dieu(Père) c’est une seule et même réalité ; cela montre bien que l’un et l’autre sont indissociables et que de rejeter Jésus (Fils) c’est aussi renié Dieu le (Père).
Selon (C sur St Jn, page 300) St Th d’Aquin explique, « Honorer Dieu comme Père, nul ne le peut sans honorer aussi le fils, car Il ne peut être appeler Père s’Il n’a pas de Fils ; mais si tu déshonores le Fils en diminuant sa puissance, tu déshonores aussi le Père :
en effet, quand tu diminues la puissance du Fils, tu supprimes aussi de ce fait la puissance du Père ». (‘’qui me rejette, rejette aussi celui qui m’a envoyé’’)


« AFIN QUE TOUS HONORENT LE FILS COMME ILS HONORENT LE PERE. CAR QUI N'HONORE PAS LE FILS N'HONORE PAS LE PERE QUI LA ENVOYE » ce qui exprime en soit, légalité des Personnes.


« AMEN,AMEN JE VOUS LE DIS,CELUI QUI ECOUTE MA PAROLE ET CROIT A CELUI QUI M’A ENVOYE A LA VIE ETERNELLE ET IL NE VIENT PAS EN JUGEMENT,MAIS IL EST PASSE DE LA MORT A LA VIE »

la participation a la vie, au quatrième degrés pour l’homme se rattache à son intelligence ; la vie intellectuelle est donc la vie première ; c’est la vie de l’esprit qui est reçue immédiatement du premier principe de vie, et c’est pourquoi on l’appelle vie de SAGESSE.
Mais l’homme ne peut parvenir à aucune Sagesse, si ce n’est par la foi ; ainsi , personne n’atteint la sagesse dans les sciences s’il n’a d’abord était enseigné et cru aux dires d’un maître ! si donc nous voulons parvenir à cette vie de Sagesse, il nous faut croire, par la foi, ce qui nous est révélé d’elle, selon la Parole qui nous est donnée par le Verbe Incarné.
(Is : 7,9 : Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas…)
Pour le croyant qui adhère dans un même mouvement au Père et au Fils, c’est le don immédiat de la résurrection, la fin du jugement et la vie éternelle.


25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront.
26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même;
27 Et il lui a aussi donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme.
28 Ne vous en étonnez pas; car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix
29 Et ils en sortiront, ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie; ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de condamnation.
30 Je ne puis rien faire de moi-même. Selon que j'entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.

Les versets 25-30 nous montre maintenant « les pouvoirs du Fils » 

Le jugement se joue sur l’accueil ou le refus de Jésus : ‘’l’heure vient, et c’est maintenant’’ ce qui signifie que nous sommes entrés avec Jésus dans le « Déjà-là » (par la résurrection des âmes conformées au Verbe, car c’est par le Verbe seul que vit l’âme) en marche vers la résurrection finale « pas encore advenue » ( par la résurrection des corps, conformées au Christ par la vie de gloire, c'est-à-dire par la glorification des corps, tel que le Seigneur l’a obtenue après sa résurrection, lors de ses diverses apparitions avant son ascension).

Le médiateur de cette vie éternelle porte le double nom de Fils de Dieu et de Fils de l’homme; la seule condition pour obtenir cela est d’écouter SA voix de croire en SA parole et confesser SON Nom. Ainsi tout un chacun , même après le départ depuis longue date de Jésus vers le Père, peut se mettre à l’écoute de la parole et obtenir par la foi dès maintenant le vie éternelle.


31 Si c'est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n'est pas véridique.
32 Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est véridique.
33 Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.
34 Pour moi, ce n'est pas d'un homme que je reçois le témoignage; mais je dis cela afin que vous soyez sauvés.
35 Jean était la lampe qui brûle et luit, mais vous n'avez voulu que vous réjouir un moment à sa lumière.
36 Pour moi, j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean; car les oeuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces oeuvres mêmes que je fais, rendent témoignage de moi, que c'est le Père qui m'a envoyé.
37 Et le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n'avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face.
38 Et vous n'avez point sa parole demeurant en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu'il a envoyé.
39 Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle;
40 Or, ce sont elles qui rendent témoignage de moi; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie.

Les versets 31-40 mettent l’évidence de quatre témoins sur qui reposeront le témoignage indiscutable sur l’identité et la révélation de Jésus comme Christ de Dieu !
a) Jean Baptiste
b) les miracles de Jésus
c) Dieu le Père, d) les écritures.

En ce qui concerne le témoignage humain, Jésus présente le Baptiste comme source de vérité, lui que les juifs étaient venus consulter pour savoir si c’était le messie que l’on attendait, et qui a rendu témoignage à la Lumière ; ensuite il relate le fait qu’aucun homme si grand ne soit-il ne peut témoigner pour lui de façon radicale, ( Bien que Jean Baptiste fut La Lampe Qui Brule Et Qui Brille) et le seul à pouvoir le faire est le Père Lui-même, car il n’admet aucune autorité si ce n’est celle de Dieu qui se manifeste en lui, par sa gloire.


En ce qui concerne les miracles, ce sont les œuvres QUE LE PERE M’A DONNÉS POUR QUE JE LES ACCOMPLISSE (v 36 b) ainsi le Christ nous amène à la connaissance de Lui-même par las œuvres dont-il dit avoir été donné par son PERE, à Lui le VERBE, en Lui donnant par la génération éternelle une puissance égale à la sienne.

En ce qui concerne le Dieu le Père, le témoignage est vivant dans sa parole et dans son expression, lors du baptême de Jésus au Jourdain, et sur la montagne de la transfiguration : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute ma complaisance, écoutez-le…

En ce qui concerne les écritures, Jésus expose ici qu’une lecture faite sans être lu par les yeux du cœur, reste stérile, car les textes contenaient les réalités Christique en profondeur, mais non en surface …(lire entre les lignes ce qui n’est pas écrit.
Note de l’auteur du présent commentaire).

Vous aurez beau scruter les écritures, si vous n’avez pas la sagesse et l’intelligence du cœur, vous ni ne comprendrez rien ! car les écritures de faites, rendent témoignages de Jésus, comme Christ de Dieu, c’est-à-dire qu’elles donnent la vie dans la mesure où elles conduisent à me connaître, soit par des prophéties manifestes, soit par les actions mystérieuses qui on ont découlées.

En ce qui concerne l’incroyance des Juifs, c’est qu’ils n’ont pas l’amour de Dieu en eux, car en scrutant les écritures, ils auraient dû se rendre compte que c’est de lui dont ils parlaient, et rendaient témoignage !
Finalement les témoins à charge qui les accuseront, ce sera justement la Loi et Moïse ! C'est-à-dire les écritures sur lesquelles ils s’appuient pour rejeter Jésus.

Ainsi Jésus condamne ces accusateurs, qui refusent la vie éternelle qui leur est si offert, car ne voulant pas venir à Lui, et ne pas croire en sa parole en qui se trouve le fruit des écritures ; ( les brebis écoutent ma voix …et elles me suivent…) car c’est de Lui, le Christ qu’il est écrit : ( le Seigneur ton Dieu te suscitera de ta maison et d’entre tes frères un prophète comme moi ; c’est lui que tu écouteras !)

Enfin, nous entendons maintenant la grande tristesse de Jésus, lorsqu’Il dit : j’ai reconnu que vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu !!! Vous feignez de l’avoir, mais il n’en est rien ; aussi ce n’est pas pour l’amour de Dieu que vous me persécutez, car si Dieu ou l’écriture ne me rendait pas témoignage, alors oui, se serait pour défendre Dieu et la loi que vous me persécuteriez ; Mais Dieu, mon Père, témoigne pour moi, de Lui-même et dans les écritures, c’est pourquoi, si vous aimiez vraiment Dieu, ce au nom de quoi vous me rejetez, devrait vous faire venir à moi…

Cependant, même parmi les notables faisant partie ou non du Sanhedrin, beaucoup crurent en Lui, mais à cause des Pharisiens, ils ne l’avouaient ni ouvertement entre eux, ni en public, de peur d’être chassés de la synagogue, de possibles représailles, et surtout parce qu’ils préféraient la gloire des hommes à la gloire de Dieu.
Ce qui montre bien que la veine gloire est très dangereuse.

« L’homme doit se garder de la gloire qui prive l’âme de la liberté, sur laquelle les hommes magnanimes doivent faire porter tout leur effort » CICÉRON.

« C’est un grand vide que la vantardise est l’ambition de la louange humaine, qui veut que l'on pense d’elles ce que d’elles-mêmes elles n’ont pas » La GLOSE.

« Vanité des vanités, tout est vanité… » l’ ECLESIASTE.


41 Ce n'est point que je demande ma gloire aux hommes.
42 Mais je vous connais, je sais que vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.
43 Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu'un autre vienne en son propre nom, et vous le recevrez.
44 Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne recherchez pas la gloire qui vient de Dieu seul?
45 Ne pensez pas que ce soit moi qui vous accuserai devant le Père; votre accusateur c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu'il a écrit de moi.
47 Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles?"

Chapitre 6

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Dans ce chapitre, nous analyserons trois étapes sur le parcours initiatique de Jésus pour ses Apôtres ;
1) la multiplication des pains sur la montagne 6,1-15;
2) La marche sur les eaux sur le lac de Tibériade, 6,16-21 ;
3) Le discours de Jésus à Capharnaüm, face à ses détracteurs, révélation contre incroyance 6,22-71.
Une fois exposer l'enseignement sur la vie spirituelle par laquelle le Christ vivifie ceux qui ont été régénéré, St Jean traite maintenant de la nourriture par laquelle le Christ jésus ne soutient ceux qu'Il à vivifiés ; il regarde d'abord la production miraculeuse par le Christ d'une nourriture corporelle, puis il traite de la nourriture spirituelle.
Une clarification importante va s'opéré sur la personne de Jésus, car son identité va se préciser et la nécessité pour les disciples comme pour ceux qui le suivent (ou le cherchent) de faire un choix clair face a sa double identité : Il se prétend fils du Père, et ils le connaissent comme le fils de Joseph le charpentier ?

1 Jésus s'en alla ensuite de l'autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade.
2 Et une foule nombreuse le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur ceux qui étaient malades.
3 Jésus monta sur la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
4 Or la Pâque, la fête des Juifs était proche.
5 Jésus donc ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, dit à Philippe: "Où achèterons-nous du pain pour que ces gens aient à manger?"
6 Il disait cela pour l'éprouver, car lui, il savait ce qu'il devait faire.
7 Philippe lui répondit: "Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un morceau."
8 Un de ses disciples, André, frère de Simon-Pierre, lui dit:
9 "Il y a ici un jeune homme qui a cinq pains d'orge et deux poissons; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde?"
10 Jésus dit: "Faites les asseoir." Il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille.
11 Jésus prit les pains, et ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des deux poissons, autant qu'ils en voulurent.
12 Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: "Recueillez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde."
13 Ils les recueillirent, et remplirent douze corbeilles des morceaux qui étaient restés des cinq pains d'orge, après qu'ils eurent mangé.
14 Ces hommes ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: "Celui-ci est vraiment le Prophète qui doit venir dans le monde."
15 Sachant donc qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, Jésus se retira de nouveau, seul, sur la montagne.

La multiplication des pains :
La foule qui suit Jésus, ne s'inquiète que de ce que Jésus peut leur apporter ou donner directement ; Jésus le sait pertinemment, et s'en inquiète ! mais il doit accomplir encore d'autres signes pour que cette populace croit au moins par les œuvres qu'Il opère ! À ce propos ajoutons que certains, les mieux disposés, le suivaient à cause de son enseignement, tandis que d'autres, moins parfais, le suivaient simplement en curieux, à cause de l'admiration qu'ils avaient pour les signes visibles que Jésus accomplissait ; enfin d'autres encore à cause de leur dévotion et de leur foi naissante, ceux-là mêmes qui avaient été guéris dans leurs corps par le seigneur.
En questionnant Philippe, alors qu'Il savait bien ce qu'Il allait faire, une fois de plus, il met à l'épreuve la foi de ses disciples…et la réponse de Philippe ne laisse aucun doute sur la clarté de leurs ignorances, puisque le somme mise en question répond à un besoin terrestre et non spirituel. Même André, se laisse avoir par sa réponse sur les pains d'orge et les deux poissons. Peccadille pour une telle multitude ! St Jean tient à nous démontrer, l'impossibilité matériel et financière à pouvoir nourrir toute cette foule qui avait faim.
On notera que cinq pains représente les cinq livres de la loi, qui figurent dans l'ancien testament, et les deux poissons marquent le temps de l'Église, le nouveau testament et l'Apocalypse. La nourriture sera abondante, (elle rassasiera l'église) et il en restera douze paniers pour ceux qui (autres que les juifs). Adhéreront au Christ. L'ensemble ne préfigure-ils pas les dons de la grâce accordé par Dieu de son peuple
En effet seul le Christ rassasie l'âme indigente et comble de biens l'âme affamée ; les autres selon la nature de la grâce qu'ils possèdent font des miracles que l'on peut qualifier de mesuré ; Seul Le Seigneur Jésus, agissant selon sa puissance absolue, fait toutes choses avec une extrême surabondance.
L'admirable façon que prend Jésus pour mettre en œuvre le signe de sa royauté, nous est démontrés dans la disposition qu'Il prend pour dispenser la science de l'homme aux foules présentent, siégeant, assis, entouré de ses apôtres, signe précurseur de son règne, et de la place que prendra les douze apôtres autour du trône de l'Agneau.
Il sera important de noter autant que Jésus rendit d'abord grâce à Dieu son père avant de distribuer les pains et les poissons, pour montrer qu'Il tient d'un autre, c'est-à-dire de Dieu son Père, tout ce qu'Il a ; respect qu'il est important de continuer à suivre comme exemple lors de notre prise salutaire de nourriture, en nous mettant à table. Bien sûr les foules présentent identifié à ce signe Jésus au prophète annoncé, (Dt 18,15…) mais prophète comme le souhaite le peuple, un messie terrestre, quelqu'un qui était venu leur assuré tous les biens temporels auxquels ils aspiraient, régner comme roi, voir en maître absolu alors que Jésus devra leur faire comprendre qu'Il EST LE MESSIE SAUVEUR, l'AMEN de DIEU.
Ce premier paragraphe superpose habillement trois moments différents conjugués en même temps : le temps de l'exode, ou à commencer l'aventure d'Israël et sa croyance au Dieu unique (la manne au désert), la rencontre historique de Jésus par son incarnation, avec le peuple de Dieu (qui détermine le tournant décisif de l'histoire du salut), et le temps de l'Église (dans l'Eucharistie, qui détermine le croyant)

16 Le soir venu, les disciples descendirent au bord de la mer;
17 Et étant montés dans une barque, ils traversaient la mer dans la direction de Capharnaüm. Il faisait déjà nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
18 Cependant la mer soulevée par un grand vent, était agitée.
19 Quand ils eurent ramé environ vingt-cinq à trente stades, ils virent Jésus marchant sur la mer et s'approchant de la barque, et ils eurent peur.
20 Mais il leur dit: "C'est moi, ne craignez point."
21 Ils voulurent donc le prendre dans la barque, et aussitôt, la barque se trouva au lieu où ils allaient.

La marche sur les eaux :
Ici dans cette deuxième partie, Jésus, se dispose à montrer aux disciples un signe très significatif pour la mentalité de l'époque ! Il envoie ses disciples en avant, se séparant volontairement d'eux, et leurs demandes de passer de l'autre côté du lac pour gagner Capharnaüm ? pourquoi, serait-ce qu'il veut se séparer de ses disciples ?
Les versets, 16 et 17 pense à le croire ; aussi voit -on les disciples s'embarquer et commencer à traverser le lac sans que >Jésus ne les ait rejoints. Si Jésus s'est soustrait aussi longtemps à ses apôtres, c'est d'abord pour qu'ils éprouvent ce qu'était son absence, ce dont ils vont faire l'expérience en mer, mais aussi pour qu'ils le recherchent avec plus de diligence.
Habituellement la traverser se faisait rapidement, là il est démontré que les disciples rament longtemps, et que la nuit les surprend encore sur le lac ! Voir début de tempête à l'appui ! Jésus intervient selon son projet, à ce moment précis, en s'approchant d'eux, marchant sur les eaux… Il leur montre sa supériorité aussi bien sur les éléments que sur la mer, qui a cette époque été considéré comme l'antichambre du séjour des morts…Ainsi Jésus s'affranchit des lois de la nature, démontre par sa nette supériorité sur les éléments qu'il est au-dessus de tous cela, et, l'eau qui s'épar se vient ce qui réunit.
On notera que les disciples sont remplis de terreur, ils y voient l'intervention divine, et l'effroi est d'autant plus grand que le miracle accompli…d'où la parole apaisante de Jésus, « c'est moi » en grec egô eimi (JE SUIS). De surcroît, la barque atteint aussitôt le rivage, là où ils devaient se rendre.
Ainsi donc trois miracles en un seul se réalisent et se rejoignent : la marche sur les eaux, l'arrêt soudain de la tempête, l'arrivée spontanée de la barque a son port, qui était pourtant encore bien éloigné ceci afin que nous apprenions que les croyants en qui le Christ demeure répriment l'agitation du monde, foulent aux pieds le flots des tribulations et accomplissent rapidement leur traversée.
Ni y a –t-il pas encore aujourd'hui, des tentations, des persécutions, des combats contre l'Eglise, à cause de son manque de charité, de son entêtement à revoir certains sujets, de son enfermement aristocratique ou l'Esprit Saint ne trouve plus tellement sa place !! Cependant ni vent ni tempête, ni marée, ni ténèbres n'auront raison de la barque du Seigneur, et ne pourront ni la submerger, ni la disloquer, car lorsque l'épreuve est sur le point de nous écraser, le Seigneur se fait proche et ne nous abandonne jamais.
À ceux qui cherchent le Seigneur avec droiture, Il accorde sa présence.( C de St Augustin tom III page 53)


22 Le jour suivant, la foule qui était restée de l'autre côté de la mer, avait remarqué qu'il n'y avait là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était point entré avec ses disciples, mais que ceux-ci étaient partis seuls.
23 D'autres barques, cependant, étaient arrivées de Tibériade près du lieu où le Seigneur, après avoir rendu grâces, leur avait donné à manger.
24 La foule donc, ayant vu que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus, entra dans ces barques et se rendit à Capharnaüm pour chercher Jésus.
25 Et l'ayant trouvé de l'autre côté de la mer ils lui dirent: " Maître, quand êtes-vous venu ici?"
26 Jésus leur repartit et leur dit: " En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés.
27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera. Car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué d'un sceau."
28 Ils lui dirent: "Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu?"
29 Jésus leur répondit: "Voici l'oeuvre que Dieu demande, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé."
30 Ils lui dirent: "Quel miracle faites-vous donc afin que nous le voyions et que nous croyions en vous? Quelles sont vos oeuvres?
31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu'il est écrit: Il leur a donné à manger le pain du ciel."
32 Jésus leur répondit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel; c'est mon Père qui donne le vrai pain du ciel.
33 Car le pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui donne la vie au monde."
34 Ils lui dirent donc: "Seigneur, donnez-nous toujours de ce pain."
35 Jésus leur répondit: "Je suis le pain de vie: celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.
36 Mais je vous l'ai dit, vous m'avez vu et vous ne croyez point.
37 Tout ce le Père me donne viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne jetterai point dehors.
38 Car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
39 Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
40 Car c'est la volonté de mon Père qui m'a envoyé, que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle; et moi je le ressusciterai au dernier jour."
41 Les Juifs murmuraient à son sujet, parce qu'il avait dit: "Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel."
42 Et ils disaient: "N'est-ce pas là Jésus, le fils de Joseph, dont nous connaissons le père et la mère? Comment dit-il: Je suis descendu du ciel?"
43 Jésus leur répondit: "Ne murmurez point entre vous.
44 Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire; et moi je le ressusciterai au dernier jour.
45 Il est écrit dans les Prophètes: Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement, vient à moi.
46 Ce n'est pas que personne ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu; celui-là a vu le Père.
47 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.
48 Je suis le pain de vie.
49 Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
50 Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point.
51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde."
52 Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: "Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger?"
53 Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes.
54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
55 Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.
56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui.
57 Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi.
58 C'est là le pain qui est descendu du ciel: il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement."
59 Jésus dit ces choses, enseignant dans la synagogue à Capharnaüm.
60 Beaucoup de ses disciples l'ayant entendu dirent: "Cette parole est dure, et qui peut l'écouter?"
61 Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit: "Cela vous scandalise?
62 Et quand vous verrez le Fils de l'Homme monter où il était auparavant?...
63 C'est l'Esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.
64 Mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient point." Car Jésus savait, dès le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient point, et qui était celui qui le trahirait.
65 Et il ajouta: "C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par mon Père."
66 Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui.
67 Jésus donc dit aux Douze: "Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?"
68 Simon-Pierre lui répondit: "Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle.
69 Et nous, nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Saint de Dieu."
70 Jésus leur répondit: "N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze? Et l'un de vous est un démon."
71 Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote, car c'était lui qui devait le trahir, lui, l'un des Douze.

Le discours de Jésus, révélateur comme pain de vie :
Selon les Vts 26-27, Jésus adresse des reproches aux personnes qui le questionnent, car ce qu'elles recherches dans les signes, ce n'est pas la présence Divine, mais le merveilleux, ce qui les rassure dans l'immédiateté, rassasiant leurs ventres plutôt que leurs cœurs ; Ils ont une foi simulée et prennent un air de sainteté… donc au sens profond des signes accomplis par Jésus, la profondeur du mystère leur échappe complètement; le verset 28 spécifie cette incompréhension, selon leur demandent, et le verset 29 qui fait répondre Jésus explicitant dans la condition nécessaire pour comprendre et entrer dans le mystère Christique; Jésus dénonce la cupidité perverse qu'ils ont à son égard, et les exhorte à se soumettre à la vérité, car le seigneur sait bien qu'ils se comportent comme s'il lui était dévoués, mais c'est uniquement à cause de la chair et non de l'esprit qu'ils le recherchent, pour être de nouveau rassasiés…( Il emble leur dirent : vous désirez le pain, et vous l'avez devant vous, et cependant vous n'en prenez pas parce que vous ne croyez pas ; leur reprochant ainsi leur incrédulité) il est important de comprendre que l'on ne peut adhérer au Christ que par la foi sans les œuvres, et aux œuvres sans la foi ; il faut savoir conjuguer les deux à la fois car l'un ne peut aller sans l'autre.
La foi en elle-même est une œuvre de Dieu, aide sans laquelle il nous serait impossible de nous réaliser pleinement, ce qui tente à démontrer, que la foi est l' œuvre la plus importante de Dieu. (Dieu lui-même est celui qui opère en vous le vouloir de son accomplissement, car quoi que l'homme fasse en vue du salut, cela relève totalement du don de Dieu) .
Une question à éclaircir demeure !! Si tout homme que le Père donne au Christ va vers lui, ainsi qu'il le dit lui-même, ceux -là seuls en retour iront vers Dieu que le Père lui donne ? On ne peut donc pas accuser ceux qui ne vont pas vers lui, puisqu'ils ne lui sont pas donnés ? Tout homme est au départ donné au Christ ! ce qui ne peut parvenir à la fois, cela ne leur sera pas compté, ils auront à loisir d'y remédier, lorsqu'ils apparaîtront devant le Fils au jugement, et faire acte de repentir, ce qui entre totalement dans le plan divin pour les athées et des incroyants trop aveuglés par les scientifiques trop sur de leurs savoir, qu'ils en dénaturent la vérité au profit de n'importe quelque suggestion abusive et inconsidéré, qui flattent leurs vanité*.
Quoi que l'on prétende, l'ordre ingénieux, discipliné, mystérieux, dans lequel l'homme évolue, ne trouve pas en lui-même sa raison d'être, et ayant reçu en partage, 1) l'intelligence, [qui lui permet de clairement de distinguer le bien du mal], 2) la volonté [de faire ou de na pas faire par son libre arbitre] ne subit pas sa loi passivement, mais y découvre la fin ver, laquelle est ordonnée toute sa vie, celle qu'il ne peut pas ne pas connaître, ni ne point poursuivre, sans cesser d'être un homme au sens propre du terme, refusant cet état de fait, Couronnant ainsi son individualité de doctrines qui tendent à vouloir établir l'homme comme dieu, en se passant de l'absolu de qui tout procède et dont ils dépendent.
*Il faut considérer que pour les agnostiques, la chose est différente, car ce qui leur sera compté pour eux qui peuvent y parvenir, mais qui se refuse à cela, est leur orgueil démesuré dressant les obstacles pernicieux, volontairement mesquins, tendancieux, velléitaires, sournois, perfides, qu'ils mettent en exergue pour ne pas y parvenir eux-mêmes, entraînant avec eux du même coup les frileux, les tièdes, les refroidis, les incertains, se détournant ainsi volontairement du salut dont la voie en elle-même est ouverte à tous…c'est ce dont Jésus appelle le péché contre l'ESPRIT, qui lui, ne sera pas pardonné, et dont Jésus lui-même ne pourra venir à leur secours... (Pour cela, dit Jésus, je ne pourrais rien faire)… à cause du refus que met l'homme à se servir du don d'intellect qui lui est donné comparativement à la flore et à la faune, pour différencier la juste cause dont il est issus, refusant délibérément le salut, reniant Dieu en face dans toutes ses œuvres, et la dureté de la volonté pécheresse qui met à s'opposé à son amour divin.
[Connu pour ceux qu'il est, on n'introduit pas un loup dans une bergerie !! ]
Ainsi donc, la fin de la foi ne peut être que Dieu ; de fait, c'est vers Dieu seul que notre esprit peut être tourné comme ver s son unique fin. Or la fin, qui comme telle est bonne, est l'objet de l'amour unique du Père ; voilà pourquoi, croire en Dieu comme à une fin est propre à une foi formée par la charité d'un amour unique et incommensurable ! Cette foi ainsi formée est principe de toutes les bonnes œuvres et dans cette mesure, le seul fait de croire est appelé Œuvre de DIEU.
Deux degrés d'intériorité nous sont donnés ; le premier par la foi, avoir la joie de le vie éternelle, le second en gardant la foi, la rectitude à avoir de notre conscience pour obtenir cette joie spirituelle.
Toutefois dans les versets suivants, ils demandent encore des signes, ils se référent à la Manne que Moïse leur a fait obtenir dans le désert, ( Moïse a nourri le peul pendant quarante années dans le désert, alors que Jésus ne vient de nourrir que cinq mille personne une seule fois) et là, Jésus se présente comme la seule vraie nourriture, le pain descendu du ciel, ( car le Christ Jésus, vrai pain, donne la vie au monde en raison de sa divinité et des mystères qu'il a accompli dans sa chair ;
Ainsi donc la chair du Christ, à cause de la parole du seigneur, est le pain non pas pour cette vie. Mais pour celle à laquelle la mort ne vient plus mettre de terme, c'est en ce sens-là que la chair du Christ est dite pain de vie.) dont la Manne, bien que périssable, n'était qu'un lointain prémices. Cette Manne était reçu par les juifs comme signe de la parole et de la révélation, dont Dieu gratifié son peuple, ainsi donc Jésus, se présente comme la parole et la révélation définitive aux hommes. (Déjà annoncé dans les écritures) .
La puissance de cette nourriture ressort du fait qu'elle ne périt pas ! Les réalités corporelles ont une certaine ressemblance avec les réalités spirituelles dans la mesure où celle-ci en sont cause et source ; le corps est soutenu par la nourriture, donc ce qui soutient l'esprit est appelé aussi nourriture, avec la différence que la nourriture du corps est corruptible, alors que la nourriture de l'esprit reste et demeure incorruptible, puisque l'esprit lui-même devient nourriture et nourri notre âme.
Certes que dans le contexte historique de Jésus, il est évident que ce discours sur le pain de vie ne pouvait signifier directement que l'Eucharistie, toutefois incompréhensible avant le dernier repas, la mort et la résurrection de Jésus ; il s'agit donc de la révélation personnifiée par l'homme Jésus.
La vie que donne Jésus est DON immédiat, et promesse de résurrection au dernier jour; il s'agit ici de l'accomplissement du fruit du secours divin; la résurrection opérée par la Christ en tant qu'Il est homme. En effet, à cause de ce qu'Il a accompli dans sa chair, nous obtenons le fruit de la résurrection.
Eschatologie et gage de vie éternelle sont données par la foi en Jésus. Mais les versets 53-59 vont.
Introduire une controverse qu'il sera difficile à certain de supporter, car dans cette partie du discours de Jésus, le vocabulaire eucharistique domine avec un réalisme saisissant, tel qu'il ne peut l'être compris que du temps de l'Église ; l'Eucharistie, corps et sang, communique au croyant les deux dons que les croyants eux aussi du temps de Jésus recherchaient: la vie éternelle (dès maintenant) et la permanence avec Lui, le demeurer, (ce à quoi les juifs tendaient sans y parvenir). Il y a dans l'homme deux parties: l'une principale qui est l'âme, l'autre secondaire qui est le corps; et l'homme est ce qu'il est par son âme et non par son corps. La nourriture de l'homme est donc ce qui nourrit son âme.
La controverse interviendra quand Jésus explicitera que la vraie nourriture sera son corps et son sang, ce qui définit le mystère dans sa totalité, mais qui est retenue par la foule comme de l'anthropophagie pure et dure ! [ Pour le croyant, dans l'eucharistie, il est évident que celui qui croit le prend et le reçoit au-dedans de lui-même; si donc celui qui croit en le Christ a la vie, il est manifeste que c'est en mangeant ce pain qu'il est vivifié; ce pain est donc le pain de vie par la foi dite formée, qui rend parfaite non seulement l'intelligence, mais aussi la volonté aimante car en effet , on ne tend vers la réalité en laquelle en croit que si on l'aime. Or le Christ est en nous e deux manières ; dans l'intelligence par la foi, (bien sur dans la mesure ou il y à la foi), et dans la volonté par la charité qui informe la foi. Qui donc croit dans le Christ de telle sorte qu'il tende vers lui, le possède dans la volonté et l'intelligence, et peut ainsi inférer à quiconque qu'il à la vie éternelle].
La relation Manne/Chair nourriture nécessaire au corps et à l'esprit reste totalement incomprise, et la séparation d'un grand nombre se fera à partir de là. Tout aliment nourrit selon la propriété de sa nature ; la manne est corruptibles et son effet n'est que temporaire, alors que les réalités célestes sont incorruptible; donc cette nourriture étant céleste ne se corrompt pas et demeure, par conséquent vivifie aussi longtemps qu'elle demeure; donc qui mange de se pain ne mourra pas !
Les effets désastreux et dévastateurs de ce discours de Jésus et immédiat, et les disciples qui en partie commençaient à adhérer à son œuvre, son horrifié, et sans demandaient de plus amples explications, le quitte. Ce que non pas compris les disciples c'est que Jésus montre ici que sa chair elle-même est vivifiante; elle est en effet l'organe de sa divinité.
C'est pourquoi, puisque l'instrument agit par la vertu de l'agent , de même que la divinité du Christ est vivifiante, ainsi la chair du Christ vivifie par la puissance du Verbe, auquel elle est lié; de là vient que le Christ par son touché guérissait les malades…les infirmes…ce qui veut dire que la communion a son corps et directement lié au sacrement de l'Eucharistie, qui se présente sous les espèces du pain, pain qui est le corps du Christ, le corps du Christ étant l'Eglise constitué à partir de la multitude des fidèles érigé dans l'unité d'un corps, sacrement d'Eglise, que le Christ lui-même lui confère par la vertu du prêtre, lors de la messe. Le Christ tout entier est vraiment contenu dans ce mystère, mais alors que le corps y est contenu en vertu de la conversion des espèces, la divinité est l'âme, elles, y sont par concomitance naturelle. Ce que l'on appel « la transsubstantiation ». Sous les espèces du pain, le corps du Christ est contenu en vertu de la conversion et le sang à cause de la concomitance naturelle, et sous les espèces du vin, le sang du Christ est contenu en vertu de la conversion, et le corps à cause de la concomitance naturelle. Ainsi en participant à l'Eucharistie, nous devenons spirituellement participant de l'Esprit Saint par qui nous sommes unis au Christ dans l'union de la foi et de la charité comme membre de son Eglise.
Le chagrin de Jésus est d'autant plus grand qu'il se laisse ressentir sur la question posée de ses apôtres, et qui nous value la merveilleuse confession de foi de Pierre, reconnaissant Jésus comme le Christ, puisqu'il l'appelle « Le Saint de Dieu » c'est-à-dire admettre définitivement que celui-ci possède en propre quelque chose de la sainteté même de Dieu.
Pierre confesse ici sa foi ; notre foi, en effet porte principalement sur deux points : la mystère de la TRINITE et celui de l'INCARNATION que Pierre confesse ici tous les deux. D'une part le mystère de la TRINITE lorsqu'il dit[tu es le Fils de Dieu]cardans le fait de dire Fils de Dieu, il fait mention de la personne du Père et de celle du Fils, en même temps que de celle de l'Esprit Saint qui est l'AMOUR du Père et du Fils , et le lien de l'un à l'autre.
NB : du fait même que le Père et le Fils s'aiment mutuellement, il faut que l'AMOUR mutuel qui est l' Esprit Saint, qui n'est pas un intermédiaire mais bien la troisième personne de la Trinité en tant qu'il procède des deux inalterablement et indissolublement selon l'origine et son principe.
Une parole est donc dure parce qu'elle résiste soir à l'intelligence, soit à la volonté, lorsque nous n'arrivons pas à la saisir par l'intelligence ou qu'elle ne plaît pas à notre volonté. Ce qui fait que les foules qui suivaient Jésus le tenaient dans leur foi pour un prophète, et ne le croyaient pas Dieu. Jésus se devait de leur proposer l'enseignement de la nourriture spirituelle, qui en elle-même ne représenter aucune faille, mais le scandale survint par leur incrédulité en la parole du Verbe incarnée.

Chapitre 7

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1 Après cela, Jésus parcourut la Galilée, ne voulant pas aller en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.
2 Or, la fête des Juifs, celle des Tabernacles, était proche.
3 Ses frères lui dirent donc: "Partez d'ici, et allez en Judée, afin que vos disciples aussi voient les oeuvres que vous faites;

A partir de chapitre, l’hostilité des juifs contre Jésus s’accentue, en même temps que la perspective du retour vers le Père par sa passion, s’affirme. Plusieurs thèmes importants sont introduits ici, pour faire apparaître de façon claire mais distincte, la volonté de Jésus d’aller au terme de sa mission.  


4 Car personne ne fait une chose en secret, lorsqu'il désire qu'elle paraisse. Si vous faites ces choses, montrez-vous au monde."
5 Car ses frères mêmes ne croyaient pas en lui.
6 Jésus leur dit: "Mon temps n'est pas encore venu; mais votre temps à vous est toujours prêt.
7 Le monde ne saurait vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui ce témoignage, que ses oeuvres sont mauvaises.
8 Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n'y vais point, parce que mon temps n'est pas encore venu."
9 Après avoir dit cela, il resta en Galilée.
10 Mais lorsque ses frères furent partis, lui-même monta aussi à la fête, non publiquement, mais en secret.
11 Les Juifs donc le cherchaient durant la fête, et disaient "Où est-il?."
12 Et il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient "C'est un homme de bien; Non, disaient les autres, il trompe le peuple."
13 Cependant personne ne s'exprimait librement sur son compte, par crainte des Juifs.

Du verset 1 au verset 13 on distingue :

  1. Le thème de la menace contre la vie de Jésus apparaît pour la première fois, et se précisera. V 7 & 8
  2. La fête des tentes rappelait le séjour des hébreux dans le désert ; [SCENOPAGIE] cette fête devint pour les hébreux sédentarisés une fête d’automne liée aux vendanges la plus importante. V 2 & 10
  3. La maîtrise de Jésus sur le temps opportun : « Le moment n’est pas encore venue » montre bien que le Seigneur décide seul de l’instant de sa révélation quand l’heure sera venue. V 6 & 7

La solitude de Jésus face à sa famille terrestre, qui refuse de « s’installer » dans ce monde. V 3 & 7, hors mis les Apôtres tels que Jacques et Jean fils de Zébédée, et Jacques le fils d’Alphée (parents éloignés de Jésus) par cette exhortation, St Jean nous montre ici que sa propre famille est avide de vaine, gloire, ils restent soupçonneux et incrédules, mettant en doute le fait qu’Il accomplisse lui-même ces miracles…(en effet, les hommes charnels sont souvent les pires ennemis de ceux qui leur sont unis par le sang)


14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au temple, et il se mit à enseigner.
Ensuite le verset 14 nous indique que malgré ces réticences, Jésus monte aussi a la fête des tentes, mais alors que la fête et déjà bien entamée, pour bien démontré que chaque chose doit se faire en son temps ; c’est en fait, le désir d’instruire une grande foule qui l’emporta sur sa réticence; arrivant ainsi lorsque la fête est bien engagée, personne ne le soupçonnera de noceur, et Lui arrivera par se biais à retourner la foule, lui indiquant le juste chemin à suivre !!


15 Les Juifs étonnés disaient: "Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n'a point fréquenté les écoles?"
Dans le verset 15 son enseignement provoque  le plus grand étonnement, et sème la division, qui pour, qui contre!! Cela en effet pour les Juifs posait question ? « Il enseigne sans être passé par las écoles rabbiniques de l’époque »!! En effet, le peuple courant connaissait Jésus terrestrement parlant, comme le fils de Marie et de Joseph, le charpentier de Nazareth, qui n’ayant pas de gros moyen, n’a pas pu envoyer Jésus, comme certains notables le faisait pour leurs progénitures, les préparant  ainsi à entrer dans la classe dirigeante du pays. Bien entendu, prévaudra la crainte du Sanhédrin, par la domination exercé sur le peuple du fait de la connaissance des écritures,…


16 Jésus leur répondit: "Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé.
17 Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de moi-même.
La réponse de Jésus au verset 16 et suivants est claire ; c’est Dieu et Dieu seul qui est son Maître, et c’est de Lui seul qu’Il tient son enseignement : tout son savoir vient de Dieu et ne parle que de Dieu. Le temple sera de ce fait le lieu par excellence ou la parole de vérité peut être dite et exploité sans discrédit. (Le maître en théologie, devait savoir faire trois choses essentielles dans sa fonction : légéré, disputaré, prédicaré : légéré= avoir la connaissance des écritures. Disputaré=commenter les écritures et les expliquer. Prédicaré= prêché la bonne parole, et savoir convertir. Jésus n’a pas besoin de cela, il ne cherche que la gloire du Père et non la sienne, car s’Il avait flatté les princes des prêtres, comme l’aurait fait tout homme avide et vaniteux, le Sanhédrin ne l’aurait pas persécuté…


18 Celui qui parle de soi-même, cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, est véridique, et il n'y a point en lui d'imposture.
19 Est-ce que Moïse ne vous a point donné la Loi? Et nul de vous n'accomplit la loi.
20 Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?" La foule répondit: "Vous êtes possédé du démon; qui est-ce qui cherche à vous faire mourir?"
21 Jésus leur dit: "J'ai fait une seule oeuvre, et vous voilà tous hors de vous-mêmes?
22 Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des Patriarches),
23 Et vous la pratiquez le jour du sabbat. Que si, pour ne pas violer la loi de Moïse, on circoncit le jour du sabbat, comment vous indignez-vous contre moi, parce que, le jour du sabbat, j'ai guérit un homme dans tout son corps?
Les versets qui suivent de18 a 23, entame une polémique entre Moïse, figure emblématique et intouchable de la loi, dont l’enseignement fait autorité depuis le Sinaï et enracine la foi juive ; Jésus leurs montrent que voulant le faire mourir, ils violent eux-mêmes un des dix commandements donnés par lui ; de plus, si Moïse permet la circoncision le jour du sabbat, combien plus Jésus dispose de la même liberté, d’autant plus que la guérison d’un paralytique et tout aussi importante que la circoncision. Il est bon de rappeler ici, que pour les Juifs, la circoncision représente comme pour nous les catholiques, le baptême, par lequel l’enfant fait son entrée dans le peuple de l’alliance. La circoncision devait intervenir le huitième jour après la naissance de l’enfant et cela pouvait effectivement advenir  un jour de sabbat ; hors aucun juif ne devait faire quoi que se soit le jour du sabbat, expressément réserver à Dieu, et le fait de circoncire le jour du sabbat était donc logiquement un interdit, que les juifs transgressaient allégrement ; le Sanhédrin justifié l’action du fait que les revenus ce jour là étaient conséquent, prétendant toutefois, que le salut , bien que reçu un jour de Sabbat n’exigeait aucune contrepartie de la loi. De plus est que le paralytique, à été guéri de telle sorte qu’il est devenu saint dans son corps et il a cru de telle sorte qu’il est devenu sain dans son âme. Aucun jugement ne doit être porté d’après la dignité des personnes mais d’après la nature des choses qui sont faites, et Jésus réalisa dans la guérison du paralytique, une œuvre plus grande que celle que pu faire Moïse en son temps.


24 Ne jugez point sur l'apparence, mais jugez selon la justice."
Ainsi dans le verset 24, Jésus rappellera que la plus grande preuve d’amour et la justice que Dieu Lui-même professe, et le trouble sera  d’autant plus grand chez le peuple, étonné de l’apparition soudaine, qui se réalise sous leurs yeux, toujours incrédules, d’un salut auquel ils ne s’attendaient pas ou plus ! Le messie n’avait-il pas été annoncé depuis si longtemps sans que jamais il ne se manifesta ? Que croire donc ? Et qui croire !!!


25 Alors quelques habitants de Jérusalem dirent: "N'est-ce pas celui qu'ils cherchent à faire mourir?
26 Et le voilà qui parle publiquement sans qu'on lui dise rien. Est-ce que vraiment les chefs du peuple auraient reconnu qu'il est le Christ?
Dans les versets 25 a 31, Saint Jean nous montre le questionnement du peuple et la division qui va naître de se questionnement, incompréhension du faîte de la méconnaissance précise des textes bibliques, et de la ville de naissance de Jésus.
Au verset 25, les juifs eux-mêmes reconnaissent que l’on veut faire mourir Jésus !! Ils restent toutefois surpris de ce que Jésus continu ouvertement sa prédication, et ils se demandent si le Sanhédrin ne l’aurait alors reconnue comme le Messie !!


27 Celui-ci, néanmoins, nous savons d'où il est; mais quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est."
Mais l’objection vient dans le verset 27 que les juifs savaient que Jésus était natif   Nazareth, ville ou Il habitait, alors que le Messie, selon les textes les plus anciens, nul ne saurait d’où il viendrait !! D’après le prophète Isaïe (53,8) qui disait : Qui racontera sa génération ?? Nul ne pouvait à l’ avance savoir d’où viendrait le Messie !! Cela restait uniquement du domaine divin !! Mais on savait qu’il viendrait de Bethléem, car la prophétie disait aussi selon le prophète Michée(5,2) Et toi Bethléem Ephrata, terre de Juda, de toi sortira pour moi, un chef qui doit régner sur mon peuple Israël…Ainsi, donc, tous savaient qu’elle serait son origine humaine, mais tous ignoraient qu’elle serait son origine divine.


28 Jésus, enseignant dans le temple, dit donc à haute voix: "Vous me connaissez et vous savez d'où je suis!...et pourtant ce n'est pas de moi-même que je suis venu: mais celui qui m'a envoyé est vrai: vous ne le connaissez point.
29 Moi, je le connais, parce que je suis de lui, et c'est lui qui m'a envoyé."
Aux versets 28 et 29, Jésus interpelle ces incrédules, de façon autoritaire, les mettant devant leur propre ignorance de la vraie réalité requise pendant l’exode( 4,13) « de grâce, seigneur, envoi celui que Tu dois envoyer »par tout le peuple, mais révèle ouvertement son origine(Divine) Is 19,20 Je leur enverrai un Sauveur et un défenseur qui les libérera….et sa connaissance du dessin de Dieu (son Père), car Il est venu de Celui qui l’avait promis, et qui donc à tenu Sa promesse.


30 Ils cherchèrent donc à le saisir; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue.
31 Mais beaucoup, parmi le peuple, crurent en lui et ils disaient: "Quand le Christ viendra, fera-t-il plus de miracles que n'en a fait celui-ci?"
Portant le questionnement de la foule aux versets 30 et 31, démontre l’exactitude de leurs propos, devant la démonstration des signes qu’accomplissait Jésus, cette révélation heurtant leur incrédulité !!


32 Les Pharisiens entendirent la foule murmurant ces choses au sujet de Jésus; alors les Princes des prêtres et les Pharisiens envoyèrent des satellites pour l'arrêter.
Le verset 32 montre clairement maintenant la volonté du Sanhédrin de faire arrêter Jésus, par des causes aussi vastes et variées qu’inutiles et inconsidérées, car la haine première du Sanhédrin était que la foule adulait le Christ à cause de son enseignement qui parlait d’amour, plus que par ces miracles;
33 Jésus dit: "Je suis encore avec vous un peu de temps, puis je m'en vais à celui qui m'a envoyé.
34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez point, et où je suis vous ne pouvez venir."

Les versets 33 et 34, montrent que le temps n’étant pas encore venue, Jésus ne se fait pas arrêter mais explique à ceux qui croit en lui, ce qui vas advenir très prochainement (car toute chose revient naturellement à son principe)


35 Sur quoi les Juifs se dirent entre eux: "Où donc ira-t-il, que nous ne le trouverons point? Ira-t-il vers ceux qui sont dispersés parmi les Gentils, et ira-t-il les instruire?
36 Que signifie cette parole qu'il a dite: Vous me chercherez et vous ne me trouverez point, et où je suis, vous ne pouvez venir?"

Les versets 35 et 36, démontrent que la encore Jésus se heurte à leurs incompréhension.( comment comprendre que Jésus serait exalté dans la gloire de Dieu, et monterait vers le Père se substituant à leurs yeux )!!!

Des versets 37 a 44, on voit là encore que le discours de Jésus, qui incite le peuple à intériorisé son enseignement, spirituellement parlant se confronte à la méconnaissance de sa ville natale, tout autant que de sa descendance réel.


37 Le dernier jour de la fête, qui en est le jour le plus solennel, Jésus, debout, dit à haute voix: "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive.
38 Celui qui croit en moi, de son sein, comme dit l'Ecriture, couleront des fleuves d'eau vive."

Jésus dans les versets, 37 et 38 reprend ici un thème déjà controversé dans le chapitre précédent lorsqu’Il interpelle les foules leurs demandant par la communion de manger sa chair et boire son sang !! Ici c’est le thème de l’eau qui est mis en évidence…qui représente la puissance de l’Esprit Saint lorsqu’IL sera pleinement en action. Le fait de boire à la source de l’Esprit Saint, est l’origine d’une réfection spirituelle, dans la connaissance de la sagesse et de la vérité divine ! (Ps 35,10) Auprès de Toi est la source de la vie…
La suite du chapitre nous montre la controverse qui naît au cœur même du Sanhédrin, et la division qui mènera les uns à la défense de Jésus, les autres, plus nombreux, a sa perte et à sa mort. Ils pensaient vraiment que Jésus était Galiléen, parce que Jésus avait longtemps vécu en Galilée, alors qu’Il venait de Judée.


39 Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui; car l'Esprit n'était pas encore donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.
40 Parmi la foule, quelques-uns, qui avaient entendu ces paroles, disaient: "C'est vraiment le prophète."
41 D'autres: "C'est le Christ." "Mais, disaient les autres, est-ce de la Galilée que doit venir le Christ?
42 L'Écriture ne dit-elle pas que c'est de la race de David, et du bourg de Bethléem, où était David, que le Christ doit venir?"
43 C'est ainsi que le peuple était partagé à son sujet.
44 Quelques-uns voulaient l'arrêter; mais personne ne mit la main sur lui.
45 Les satellites étant donc revenus vers les Pontifes et les Pharisiens, ceux-ci leur dirent: "Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?"
46 Les satellites répondirent: " Jamais homme n'a parlé comme cet homme."
47 Les Pharisiens leur répliquèrent: "Vous aussi, vous êtes-vous laissés séduire?
48 Y a-t-il quelqu'un parmi les Princes du peuple qui ait cru en lui? Y en a-t-il parmi les Pharisiens?
49 Mais cette populace qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits."
50 Nicodème, l'un d'eux, celui qui était venu de nuit à Jésus, leur dit:
51 "Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu'on l'ait d'abord entendu, et sans qu'on sache ce qu'il a fait?"
52 Ils lui répondirent: "Toi aussi es-tu Galiléen? Examine avec soin les Écritures, et tu verras qu'il ne sort point de prophète de la Galilée."
53 Et ils s'en retournèrent chacun dans sa maison.

 

 

Chapitre 8

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Le chapitre VIII que nous abordons à présent, nous montre que l’enseignement du Christ par sa Parole et non seulement puissance, mais aussi illuminative et vivifiante.

1 Jésus s'en alla sur la montagne des Oliviers;
2 Mais, dès le point du jour, il retourna dans le temple, et tout le peuple vint à lui. Et s'étant assis, il les enseignait.

8,1-2 Nous montre le souci de Jésus (dès l’aurore) de venir nourrir son peuple de son enseignement, et que malgré l’heure avancée de la nuit, le peuple venait à Lui pour écouter sa Parole, car Il enseignait sans détour, et les gens recevaient sa Parole avec admiration et respect.


3 Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l'ayant fait avancer, ils dirent à Jésus:
4 "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère."
5 Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Vous, donc, que dites-vous.
6 C'était pour l'éprouver qu'ils l'interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt.
7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit:" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre."
8 Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre.
9 Ayant entendu cette parole, et se sentant repris par leur conscience, ils se retirèrent les uns après les autres, les plus âgés d'abord, puis tous les autres, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était au milieu.
10 Alors Jésus s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, lui dit: "Femme, où sont ceux qui vous accusent? Est-ce que personne ne vous a condamnée?
11 Elle répondit: "Personne, Seigneur"; Jésus lui dit "Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus."

Les versets suivants 8,3-11, nous révèle l’histoire de la femme adultère ; au demeurant cela semble bénin à nos yeux d’aujourd’hui, mais à l’époque de Jésus, les hébreux conditionné par la loi mosaïque étaient, semble-t-il d’après l’exposé du texte, assez scrupuleux…la suite démontrera la perfidie des accusateurs de Jésus, qui ne se laisse pas abuser et retourne la situation dans sa juste dimension.
Trois choses essentiels prédominent dans le Christ : la Vérité, la Mansuétude, la Justice ; Certes le récit tel quel, aura vraisemblablement effrayé certains dignitaires  de l’Eglise primitive, hésitant ainsi à l’inclure dans les textes dit canoniques ; car l’adultère était considéré comme un des rares péchés pour lesquels une pénitence publique était nécessaire, et qui de surcroît, ne pouvait être remis qu’une seule fois ;  De ce fait le comportement de Jésus aura pu paraître à certains comme une indulgence excessive, face à l’infidélité conjugale, prônait encore aujourd’hui par l’Eglise, mais oubliant de se fait que la Loi du Maître fait d’abord appel à la miséricorde, et qui sans abolir l’ancienne loi la rend  plus humaine.
Le début du chapitre nous apprend que Jésus enseigne tout le peuple, de bon matin, dans le temple ! Regardons ici, l’acte même qui est d’interpréter la Loi avec sagesse, et en tant que Maître, c’est précisément sur ces qualités qu’il sera soumis à une épreuve. Comme scribes et pharisiens  s’opposaient pour l’interprétation de la Loi, au verset 3, ils amènent  une femme à Jésus... (Prise, dirent-ils en flagrant délit d’adultère) et qu’ont –il fait de l’homme ? La Loi ne punissait-elle pas d’égale mesure, les deux protagonistes de l’adultère !! (Deut 22,23-24)  
Déjà donc se démarque la fourberie des accusateur camouflé d’emblé par la discordance entre les protagonistes de la dite Loi, « Moïse à dit »,  « Toi que dis-Tu »…Jésus fait silence, puis devant l’insistance au verset 7, Il interpelle l’ensemble de la foule présente face à leur propre condition de pécheur, aux versets  8 & 9, laisse le mouvement se faire pour s’adresser au verset 10 à la femme restée seule devant Lui…La faute reconnue, et la miséricorde accordée, la condamnation n’entrant pas ici en vigueur, par la confiance ici accordée, restaurée….  Le piège était de taille, redoutable et apparemment infaillible : analysons les faits ; si Jésus s’associe à la condamnation réclamée par la Loi mosaïque, il entre en rébellion contre l’autorité et le pouvoir romain ; (du même coup, Il contredirait la partie la plus subversive de son enseignement, qui parle d’un Dieu de miséricorde) ; s’Il ne le fait pas, Il s’oppose de ce fait à la Loi de Moïse, qui faisait autorité suprême….
Va et ne pèche plus…Miséricorde, sagesse et Humanité .Elle est devenue quelqu’un qui a de nouveau un avenir. Cela nous apprend qu’il nous faut avoir trois qualités essentielles dans notre attitude vis-à-vis d’un possible jugement : d’abord la bienveillance, afin de nous mettre proche de ceux que nous devons corriger,  ensuite la finesse dans le discernement, afin d’avoir de la  justesse dans notre action, enfin la certitude du jugement, afin que l’énonciation soit un acte plus de mansuétude que de punition tout en étant un acte de correction nécessaire au besoin de purification de la faute commise.
Nous voyons donc que Jésus se place bien au-dessus de toutes ces misères humaines et que sa façon d’agir et d’être reste pour nous une leçon efficace de notre manière et de notre comportement vis-à-vis d’autrui.   Certes il va de soit qu’il ne faudra pas tomber dans la routine de tous pardonner sans confession !!!Ou sans infliger de peine !!! Seul le christ peut faire cela, car il est Doux dans sa Mansuétude et Droit dans sa Vérité !!!Il met toutefois en garde « vas et ne pèche plus » afin que la NATURE et la FAUTE se rencontre pour se confronter, mais que seule la faute étant retenue, implique que la Nature restructurée, se conduise à l’avenir avec perfection.


12 Jésus leur parla de nouveau, disant: "Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie."
13 Sur quoi les Pharisiens lui dirent: "Vous rendez témoignage de vous-même; votre témoignage n'est pas digne de foi."

La  suite du chapitre versets 12 a 59, relate un épisode qui surement n’a pas fait directement suite a cette anecdote. Il est toutefois important d’en comprendre la portée, et qu’elle portée…verset 12 Jésus donne un enseignement capital et avec solennité.   « Moi je suis la lumière du monde… [Comprendre, non seulement des juifs ou assimilés, mais de tout être vivant dans l’univers, et du fait que cette lumière est universelle, elle repousse universellement toutes les ténèbres] IL y à hélas trois sortes de ténèbres : 1) celle de l’ignorance, que la déraison égare, 2) celle de la faute : liée à l’appétit humain, mal disposé par les passions de ce monde,3) celle de la damnation éternelle, condamnation dû au jugement.
Celui qui me suit [2²]  ne marche pas dans les ténèbres, a) celle de l’ignorance car Jésus est la vérité, b) celle de la faute, car Jésus est le chemin, mais il aura la lumière de la vie.[3²]  c) celle de la damnation éternelle, car Jésus est la Vie »  Or par volonté suprême nous participons déjà, tant soit peu , a cette lumière par l’intelligence que Dieu à placer en chacun de nous[ rappelons nous que dans les passages précédent, ne pas se servir de notre intelligence était une grave offense faite à Dieu… [2²] se rapporte au mérite de celui qui franchit et dépasse son état pour suivre la Christ, [3²] a trait à la récompense suprême. (L’évangéliste ici construit le passage qui explique le comportement de Jésus face à la femme adultère)…suivit du verset 13 ou les pharisiens le prennent à nouveau en défaut « Tu te rends témoignage à toi-même » comme pour dire tu te flatte !! Rappelons-nous que de tous temps, il a toujours fallu deux témoins pour rendre vrai le témoignage ; (Deut 19,15), et de surcroits se rendre témoignage a soi-même, n’st pas rendu recommandable, ni fait augure de bonne foi, seul le témoignage de Dieu est unique et vrai. Or nul ne peut intégralement et totalement se recommander de Dieu.


14 Jésus leur répondit: "Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est véridique, parce que je sais d'où je suis venu et où je vais; mais vous, vous ne savez d'où je viens ni ou je vais.
15 Vous jugez selon la chair; moi je ne juge personne.
16 Et si je juge, mon jugement est véridique, car je ne suis pas seul, mais moi, et le Père qui m'a envoyé.
17 Il est écrit dans votre Loi, que le témoignage de deux hommes est digne de foi.
18 Or, je rends témoignage de moi-même, et le Père qui m'a envoyé rend aussi témoignage de moi."

Jésus acquiesce, verset 14a & b , mais explique le comment et le pourquoi de cette faculté qui lui est strictement réservée… (Et reprenant le thème du jugement vu plus haut, l’évangéliste démontre l’erreur faillible humaine, comparativement au jugement de Dieu). Par sa réponse Jésus explique qu’Il connait Son PRINCIPE DIEU et ou il va, c'est-à-dire vers Son Père   Au verset 15, Il rappel qu’il n’est venu juger personne, (mais sauvé tout être humain) et que s’Il devait juger tout autant qu’Ilse rend témoignage à lui-même, se n’est pas de son chef qu’Il agit, mais de la volonté du Père qui l’a envoyé…( en effet, parcequ’ils ignoraient sa divinité, ils jugeaient de Lui selon son humanité) car les scribes et les pharisiens le jugeaient selon la chair, donc mal et injustement.[  Jésus démontre que ne jugeant personne, sur terre, personne n’a le droit de le juger, de surcroit, son jugement au besoin au ciel, est appuyait et attester de Son Père;  Ainsi, aussi bien témoignage que jugement sont-ils parfaits. En disant cela Jésus veut montrer qu’Il est consubstantiel au Père,  et qu’Il n’a nul besoin d’un témoignage étranger.


19 Ils lui dirent donc: "Où est votre Père?" Jésus répondit: "Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père: si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père."
20 Jésus parla de la sorte dans le parvis du Trésor, lorsqu'il enseignait dans le temple; et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue.

Verset 19, les pharisiens l’interpellent à nouveau lui demandant ou est son Père…et Jésus relatera là, sa relation direct avec Dieu, qui va entrainer un quiproquo des plus instructif. Jésus va donc faire connaître sa relation direct avec Dieu, en expliquant et faisant comprendre le mystère de son rapport au  PERE ; il fait savoir par trois fois, 24, 28,58, JE SUIS, identité affirmée de sa venue messianique, lien confirmé de sa relation céleste, patrie de la TRINITE. L’ironie outrageante et ici liée au fait que Joseph n’était plus de ce monde, et donc qu’il ne pourrait pas témoigner de son fils, réfutant ainsi la divinité de Jésus d’un simple revers de la main.
Quatre clés sont ici à retenir dans l’accusation de Jésus : 1) la conduite des juifs est indigne de Dieu, du fait de la non observance des 10 commandements ; 2) parcequ’ils n’ont jamais adhérer à Dieu de façon purement spirituelle ;3) bien qu’ils le connussent par la Loi et par la Foi, ils ne le connaissaient pas ni totalement ni pleinement ; Dieu personne ne l’à jamais vu !! 4) dans l’AT Dieu s’est fait connaitre en tant que «  JE SUIS, » « DIEU TOUT PUISSANT » , «  le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » et jamais comme Père du Fils consubstantiel. D’où l’importance de Jésus, par ce dialogue, d’expliquer sa relation direct à Dieu, mais comme le Fils qui fait la volonté de son Père, et qui obéit a la volonté suprême de la Divinité céleste.(dont lui-même est issu).


21 Jésus leur dit encore: "Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Où je vais, vous ne pouvez venir."

C’est encore au verset 21 qu’Il affirme son appartenance céleste, « Moi je m’en vais » et « vous me chercherez », Il y a deux façon de chercher le Christ : avec piété, et cela est source de vie, et à la manière des juifs, avec haine et mépris, de façon impie, se qui entraine la chute et la damnation éternelle, confirmer dans le reste du verset « Et vous mourrez dans votre péché ». Notons que pour le Christ, aussi longtemps que le péché est guérissable, et que l’on peut y remédier, il est comme une maladie, mais dés que le péché devient inguérissable, soit par sa propre cause, soit par le péché contre le Saint-Esprit, alors il est irréversiblement cause de perdition qui consiste à être définitivement privé de la GLOIRE de DIEU.


22 Les Juifs disaient donc: "Est-ce qu'il va se tuer lui-même, puisqu'il dit: Où je vais vous ne pouvez venir?"
23 Et il leur dit: "Vous, vous êtes d'en bas, et moi, je suis d'en haut; vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde.

incomprise au verset 22 par les juifs, réitéré au verset 23, « Moi je suis d’en haut , vous vous êtes de ce monde»  Jésus se distingue non pas de notre humanité mais de la perversité dont son capable certains humains; par son origine, Il est d’en haut, incapable de nuire ou de faire le mal, alors que eux sont d’en bas, apparenté a l’ange déchu, ensuite ceux là sont de ce monde, dont le Christ n’est pas ; car alors Il aurait accepté l’offre de Satan dans le désert, et Il aurait pris or ,argent ,bijoux ,honneur, puissance, royaume, etc…la distinction est très claire…


24 C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans votre péché; car si vous ne croyez pas que je suis le Messie, vous mourrez dans votre péché."

verset 24, « Vous ne croyez pas que Moi JE SUIS » montrant ainsi son éternité, qu’Il est Dieu, et que comme LUI Il a l’être par essence divine :Dans toute autre nature, que la nature divine, l’être diffère de ce qu’il est, puisque toute nature créée participe son être de celui qui est [ nous sommes participant de la divinité trinitaire qui nous à créée] mais ce qui existe par sa propre essence, c'est-à-dire DIEU LUI-MEME, qui EST LUI-MEME son essence et son principe, de telle manière que par le principe de son essence Il est son propre ÊTRE


25 "Qui êtes-vous?" lui dirent-ils. Jésus leur répondit: "Absolument ce que je vous déclare.

verset 25, « qui est tu donc »du style, « qui crois tu être, pour qui te prends tu » et Jésus de répondre « LE PRINCIPE, moi qui vous parle »  sublimité de sa nature car Il le dit, lui-même est PRINCIPE ; Donc Père et Fils sont principe en tant qu’Ils sont principe du SAINT ESPRIT par la spi ration et du même coup, les trois personnes divines sont en même temps par la création, principe des créatures.


26 J'ai beaucoup de choses à dire de vous et à condamner en vous, mais celui qui m'a envoyé est véridique, et ce que j'ai entendu de lui, je le dis au monde."

verset 26  « J’ai beaucoup a dire sur vous et à juger » ,mais lors du jugement à venir, a la fin des temps


27 Ils ne comprirent point qu'il leur parlait du Père.
28 Jésus donc leur dit: " Lorsque vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous connaîtrez qui je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je dis ce que mon Père m'a enseigné.
29 Et celui qui m'a envoyé est avec moi, et il ne m'a pas laissé tout seul, parce que je fais toujours ce qui lui plaît."

VERSETS 27 à 29 « Celui qui m’a envoyé »  La se place de façon claire et précise l’acte, le vouloir et la volonté :5,19 [Le Fils ne peut rein faire de Lui-même, Il fait seulement ce qu’il voit faire au Père …] 8,28 [ Je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis c’est le Père qui me l’a enseigné, et c’est Lui qui m’a envoyé, et Il est avec moi…] 5,30 [ Moi je ne peux rien faire de moi-même, je rends mon jugement d’après ce que j’ai entendu par le Père, et je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé].Bien que du point de vu de l’être, Père et Fils sont inséparables, l’un cependant est envoyé, et l’autre envoie ; l’incarnation se distingue comme étant une mission, est elle n’appartient qu’au fils. L’acte se spécifie par l’élévation du verset 28a, qui se rapporte bien sur à la Croix,      le vouloir, qui purifie tout homme, car il n’existe aucun pécheur qui le soit au point de ne pouvoir être libéré par le sang du Christ. La volonté qui est l’acceptation du vouloir du Père.


30 Comme il disait ces choses, beaucoup crurent en lui.
31 Jésus dit donc aux Juifs qui avaient cru en lui: "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;

8,31a : « Si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mais disciples » Trois exigences sont ici demandées !
1) la sollicitude pour l’écouter 
2) la foi pour la croire 
3) la constance pour demeurer.
8,31b « Vous connaitrez la vérité et la vérité vous libérera ». Jésus montre ici la récompense qui est donnée en échange à ceux qui persévéreront ; elle consiste encore en Trois choses !
1) être élevé a la dignité de disciple
2) recevoir la connaissance de la vérité 
3) acquérir la liberté donnée aux enfants de Dieu. (Qui est des trois la plus grande)
Bien sur nous comprenons que pour mériter d’être disciple, Trois nécessitées sont obligatoires :
a) avoir l’intelligence donnée par le Père et s’en servir 
b) l’attachement a la parole du Seigneur par l’intelligence reçue
c) la stabilité dans la foi afin de demeurer jusqu’au bout, donner l’exemple et être serviteur.


32 Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres."

8,32 a « vous connaitrez la vérité » et 32b « et la vérité vous libérera » connaitre la vérité s’explicite par le verset 31 vu au dessus, mais la liberté s’explique par Trois choses bien distinct, tout en étant communes !
1) la vérité de l’enseignement  libérera notre esprit de l’erreur du faux 
2) la vérité de la grâce, nous libérera de l’esclavage du péché 
3) la vérité de l’Eternité, nous libérera de la corruption. 3 vérités- 3 libertés


33 Il lui répondirent: "Nous sommes la race d'Abraham, et nous n'avons jamais été esclaves de personne; comment dites-vous: Vous deviendrez libres?

8,33 Les hébreux ont vîtes oubliées qu’ils furent plusieurs fois esclaves : en Egypte, en Perse, en Assyrie, et à l’époque du Christ par les Romains !!! On est esclave par celui dont on est vaincu ainsi


34 Jésus leur répondit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché.

8,34 ; explique bien que celui qui est vaincu par Satan devient esclave du péché ; de là vient que plus on accomplit librement le mal qu’on veut, et toujours avec moins de difficulté, plus on se lie étroitement à la servitude du péché. En ce qui concerne le diable, il faut savoir qu’il y a chez lui un double péché poussé à l’extrême !! Le péché de l’orgueil par rapport à Dieu, et celui de la jalousie par rapport à l’homme, qu’il tue par le péché. Lucifer ne s’est pas tenue à la vérité, c'est-à-dire à celle de la justice divine, parcequ’il s’est séparé de l’ordre de la nature qui était d’être soumis à Dieu, et d’atteindre par LUI sa béatitude et l’achèvement de son désir naturel, c’est pourquoi ayant voulu l’atteindre par lui-même, il s’est déchue de la vérité donc de DIEU.


35 Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans la maison; mais le fils y demeure toujours.

8,35 nous parle de la maison construite par le Christ, l’EGLISE, offerte à son Père sur la croix ; elle requière d’après St Thomas d’Aquin  (127.He 3,6), quatre exigences indispensable pour être viable :
1) que notre espérance dans la foi soit certaine et persévérante.
2) être disposé avec ordre, tout ordonnée à la gloire de Dieu :
3) la durabilité de notre vocation dans la foi au Christ.
4) la fermeté de la foi, afin qu’elle ne soit pas ébranlée par aucune adversité


36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres.
8,36 « Si donc le Fils vous libère, vous serez vraiment libre » : car c’est uniquement le Christ qui nous à libéré, plus encore racheté, par son sang versé sur la croix, libéré du diable, racheté du péché.
37 Je sais que vous êtes enfants d'Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous.

8,37 relate que tous ne reçoivent pas la parole mais seulement ceux qui sont apte à devenir disciples.


38 Moi je vous dis ce que j'ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez vu chez votre père."

8,38 reprend l’acte des prophètes qui eux ont dit ce qu’ils ont entendu (messager de la par de Dieu) mais le Christ, Lui, à entendu et vu (témoignage d’autant plus important et intouchable)


39 Ils lui répondirent: "Notre père, c'est Abraham." Jésus leur dit: "Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les oeuvres d'Abraham.
40 Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Ce n'est point ce qu'a fait Abraham. Vous faites les oeuvres de votre père."

8,39 -40 Jésus les reprends, et leur refuse le titre de fils d’Abraham selon la chair autant que selon la foi, parcequ’ils n’imitent pas ses œuvres, et en premier lieu sa foi. Le signe de la filiation de quelqu’un est sa ressemblance avec celui dont il est le fils !!Ainsi les fils de la chair doivent ils imiter leurs parents selon la chair, les fils spirituels  doivent imiter leurs parents spirituels. On comprendra donc aisément qu’il nous faudra nous donner du mal pour arriver à l’imitation parfaite des ouvres de nos parents quels  qu’ils soient, a fortiori celles de Dieu


41 Ils lui dirent: "Nous ne sommes pas des enfants de fornication; nous avons un seul Père, qui est Dieu."

8,41 ici les juifs veulent prendre Jésus en défaut, se relatant comme fils de Dieu, et Dieu en tant que Père, rétorquant qu’ils ne sont pas les fils de la prostitution, autrement dit : si autrefois notre mère la Synagogue, s’éloignât de Dieu, et  s’est prostituée avec les idoles des autres nations avec qui nous commercions, nous nous ne sommes pas éloignés de Dieu et nous ne nous sommes pas prostitués avec les idoles mais …


42 Jésus leur dit: "Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; et je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé

8,42 Jésus rétorque, qu’être fils de Dieu se fait par la communication de l’Esprit-Saint, et que le Signe premier de la filiation de Dieu est l’AMOUR » Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez ».. « Je suis sorti de Dieu… » Comme fils unique de la substance du Père de toute éternité, « et je Suis venue dans le monde …»comme verbe fait chair envoyé d’auprès de Dieu dans le monde, par l’incarnation, fait chair dans le temps… « ET JE NE SUIS PAS VENU DE MOI-MÊME, MAIS LUI M’A ENVOYE » réponse à Moïse en Ex 4,13 : « Je t’en conjure Seigneur, envoi e celui que Tu dois envoyer » la pour nous se pose clairement  la démonstration de l’Amour immense et indicible de notre créateur, qui confirme par ce geste sa condition de Père aimant et affectionné, qui refuse de laisser aucun de ces enfants se perdre, et par sa Parole, son propre Verbe, créatrice elle-même de l’humanité, sauve tous ceux qui accepteront de Le suivre, en reniant le mal, donc le diable.


43 Pourquoi ne reconnaissez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez entendre ma parole.

8,43 Jésus condamne les Juifs, qui refus de le reconnaître, et qui refuse avec un cœur endurci d’écouter sa parole, ainsi se ferment-ils d’emblé dans une condamnation, qui de surcroît d’après le Christ, leur vient de leur père que Jésus assimile au diable lui-même, voulant détruire Dieu  en se servant des humains qui tombent dans son piège et sombrent  dans  la corruption la plus indésirable, celle de renier Dieu.


44 Le père dont vous êtes issus, c'est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n'est point demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge.

D’ailleurs en 8,44b Jésus se montre spécialement sévère devant se contexte ! En parlant du malin Il dit : « lui était homicide dés le commencement, et il ne s’est pas tenu à la vérité, parce que la vérité n’est pas en lui ; quand il profère le mensonge, il le profère de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge ». En ce qui concerne Satan, il faut savoir qu’il y à chez lui un double péché poussé à l’extrême ; le péché de l’orgueil, par rapport à Dieu, et le péché de jalousie par rapport à l’homme qu’il tue, par la persuasion ! se rappelez la passage de la Genèse, avec Eve qu’il tenta et qu’il persuada…le diable s’est séparé é de la vérité, en se séparant de sa nature, qui était d’être soumis à Dieu et d’atteindre par Lui sa béatitude et l’achèvement de sa condition naturel . Mais voulant l’atteindre de lui-même, il s’est déchut lui-même de la vérité, et ni demeurant pas, il se prive donc à jamais de la présence béatifique de Dieu, Dieu qui par antonomase, seul est vérité et sagesse plénière.


45 Et moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas.

8,45 Jésus se défends de ne dire que la vérité (relire le passage), et demande qui peut le convaincre de péché ?  Certes personne, donc les juifs n’ont de se faite aucune juste raison pour ne pas le croire, puisqu’Il dit la vérité, ne pouvant trouver ne Lui aucun péché !! Donc les hébreux ne le croyant pas, Lui qui dit la vérité, et vu qu’Il n’est ni menteur ni pécheur, la haine qu’ils ont contre Jésus et bien du au fait qu’Il  proclame être le Fils de Dieu.


46 Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?
47 Celui qui est de Dieu entend la parole de Dieu; c'est parce que vous n'êtes pas de Dieu que vous ne l'entendez pas."

8,46-47  précises  que c’est celui qui écoute la parole de Dieu, qui est fils de Dieu, énoncé par Son Verbe et ce en tout temps !!! Hier comme aujourd’hui, comme demain, les écritures sont là pour nous le rappeler incessamment… (Relire 47 a) et 47b nous enjoint d’être à l’écoute de cette parole, car sinon c’est que l’on n’aime pas Dieu, et que nous refusons obstinément  la jouissance future de la béatification. Rappelons nous que la parole est adressé à tout être humain, qu’il soit déjà corrompu ou non, car la Foi  délivre du péché, même le plus endurci des pécheurs…


48 Les Juifs lui répondirent: "N'avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Samaritain et que vous êtes possédé du démon?"
49 Jésus répondit: "Il n'y a point en moi de démon; mais j'honore mon Père, et vous, vous m'outragez.
50 Pour moi, je n'ai point souci de ma gloire: il est quelqu'un qui en prend soin et qui fera justice.

8,48-50 Jésus les mets devant leurs propres erreurs ;(relire le passage), car Lui, fait ce qu’Il doit faire, alors que les juifs ne font pas ce qu’ils devaient et devraient faires, mais bien au contraire du fait de déshonorer le Christ, du même coup ils déshonorent aussi Dieu le Père…et en parlant de la gloire que Dieu recherche en son Fils, c’est au travers de ceux qui mettront en pratiques les  œuvres,  causes de vertu  pour les humains, greffé en eux par le Christ Lui-même, que Dieu récompensera l’obéissance et la constance, mais Il punira et condamnera sans réserve ceux qui se sont opposés et qui s’opposent encore à la Gloire du Fils donc à celle communément du Père.


51 En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort."

Ainsi en 8,51, Jésus ne dit-Il pas « Amen, Amen, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ». Ce qui à le don d’irriter de façon explosive les rétractaient de Jésus…l’accusant de fausseté, s’efforçant de le convaincre et de se convaincre de présomption


52 Les juifs lui dirent: "Nous voyons maintenant qu'un démon est en vous. Abraham est mort, les prophètes aussi, et vous, vous dites: Si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.

8,52 « Abraham est mort et tous les prophètes aussi…. » «  Serais-tu plus grand que Lui …Abraham »


53 Etes-vous plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les Prophètes aussi sont morts; qui prétendez-vous être?"

8,53 « qui te prétends –tu être… »Et en 8,53 Jésus spécifie que la réponse attendue et dans la glorification que son Père fait et fera de Lui, en tant qu’Il est Fils de Dieu, glorifié dans la divinité, et en tant qu’Il est le fils de l’homme, glorifié dans la surabondance des grâces répandu par Lui sur terre, auprès de ses frères humains. C’est en agissant ainsi qu’Il fait la volonté de Dieu


54 Jésus répondit: "Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites qu'il est votre Dieu;
55 Et pourtant vous ne le connaissez pas; mais moi, je le connais; et si je disais que je ne le connais pas, je serais menteur comme vous. Mais je le connais et je garde sa parole.

8,54-55, et démontre sa véritable connaissance du Père en tant que tel !!


56 Abraham votre père, a tressailli de joie de ce qu'il devait voir mon jour; il l'a vu, et il s'est réjoui."
57 Les Juifs lui dirent: "Vous n'avez pas encore cinquante ans, et vous avez vu Abraham?"
58 Jésus leur répondit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fut, je suis."
59 Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.

8,56-58 Jésus maintenant répond qu’Abraham, dans la perfection de son espérance, a connu la gloire de Dieu dans son accomplissement, est son exultation fut à la hauteur de sa vision…la joie qui envahit son cœur dans la venu de la divinité pour est dans notre humanité. Il était donc clair que le Christ fut avant Abraham, et que le Christ de Dieu, ne pouvait être que son Verbe consubstantiel  au Père  qui s’est fait connaître à Moïse sur le mont Horeb, comme étant : « Tu diras aux enfants d’Israël, JE SUIS m’a envoyé » « JE SUIS CELUI QUI EST ».

 

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Nous attaquons maintenant le chapitre IX de ce merveilleux évangile, qui nous dévoile bien des mystères sur le message que Jésus, Christ de Dieu, laisse à chacun de nous. La puissance illuminative de l’enseignement du Christ confirmée par un acte. Ici dans la suite de sa narration, St jean nous développe un récit tout en substance, plein de mouvement, de suspens, de vie la mise en scène concerne Jésus certes et un aveugle de naissance aujourd’hui, qui cela peut-il être ?analysons !!! a) l’infirmité b) la guérison c) la polémique sur la guérison entre les individus de toutes classes d’abord, entre la foule et le Sanhedrin, ensuite, et pour finir entre Jésus et les prêtres.

1 Jésus vit, en passant, un aveugle de naissance.
2 "Maître, lui demandèrent ses disciples, est-ce que cet homme a péché, ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?"
3 Jésus répondit: "Ni lui, ni ses parents n'ont péché, mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui.
4 Il faut, tandis qu'il est jour, que je fasse les oeuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.
5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde."
Versets 1-5, Jésus se dévoile dans une autre dimension, et se déclare la lumière du monde… qui ouvre les yeux des aveugles, et par se signe, dévoile encore de façon plus claire, l’aveuglement de la populace, ou de tout être qui se refuse à Dieu, et à son envoyé. En effet nous l’avons vu maintenant, que depuis le début de cet évangile, St Jean s’attache à nous démontrer que les actes accomplis par le seigneur produisent la foi. La cécité spirituelle et une forme de péché surtout quand cette cécité, une fois démontrer, persiste dans le reniement à la vérité. Mais selon une ancienne tradition, les enfants porter en eux le péché de leur parent…d’où la demande des apôtres pour savoir pourquoi cet homme était aveugle de naissance ? (rappelons-nous que les disciples, lorsque Jésus avait guéri le paralytique, lui dit, (va et désormais ne pèche plus), avaient conclu que c’était à cause du péché que cette infirmité l’avait frappé, donnant ainsi suite à la tradition, et estimant ainsi que toute infirmité était relié de façon systématique au péché.) Ou se trouve donc le dommage et ou se situe le remède ? C’est Jésus qui porte la réponse (Ni lui ni ses parents) excluant ainsi la cause conjecturée, mais il ajoute aussitôt (c’est pour que soit manifestées les œuvres de Dieu) substituée par la vrai causalité voulu par le Père, démontrer au monde que Jésus, son Fils est bien la Lumière du monde comme il le précise Lui-même par la suite à la fin du verset 5 [ on peut conclure que la causalité permet de manifesté les œuvres de Dieu, car ses par ces œuvres que nous sommes conduit à le connaitre, et la connaissance de Dieu pour nous et le bien souverain puisqu’il consiste à réalisé la béatitude éternelle de l’homme en face à Dieu.] En ce qui concerne le mot (JOUR) il s’agit du jour de Dieu manifesté sur terre par la présence de son Messie, puisqu’il est la Lumière du monde et le Soleil de Justice (Mi 4-2 ; Ps 117,24 ; Rm 13,12). Mais cette lumière persiste en son Eglise et par sa présence en l’Eglise puisqu’il à promis en Mt 26, 20 (Aussi longtemps que je suis dans le monde je suis la lumière du monde) sous entendu par la grâce spirituellement donnée de sa présence invisible par la force du Saint-Esprit.


6 Ayant ainsi parlé, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, puis il l'étendit sur les yeux de l'aveugle, et lui dit:
7 "Va, lave-toi dans la piscine de Siloé (mot qui se traduit: Envoyé)." Il partit, se lava, et s'en retourna, voyant clair.
Versets 6-7, comme nous l’avons déjà vu, dans les noces de Cana, Jésus fait autorité, et tout comme les esclaves obéissent immédiatement à Jésus, ici l’aveugle fait de même de cette manière, Jésus fait de se messager obéissant, son futur témoin. [À la différence de Naaman le Syrien 2 R 5,10], il croit déjà en l’efficacité de la parole entendu de la bouche de Jésus, sans toutefois l’avoir vu, puisqu’il est aveugle de naissance, et la suite du récit confirmera son intelligence surprenante, sa disponibilité à la nouveauté, sa qualité de narrateur et de débatteur. Dans ces versets, Jésus fait usage de son corps, bien qu’Il est accompli de nombreux miracles par sa seule parole, mais manifeste ici selon St Grégoire de Naziance, qu’en tant qu’instrument vivant de la divinité, il à part aussi en tant que fils de l’homme, à la puissance du salut. En envoyant se pauvre aveugle allé se lavé à la piscine de Siloé, loin du lieu ou ils se trouvaient, sachant pertinemment qu’il lui fallait traverser pratiquement toute la ville pour qu’ainsi tout le monde puissent le voir aller avec de la boue sur les yeux, et en revenir avec une vue parfaitement claire. Voir (Is 35,5) il ouvrira les yeux des aveugles…


8 Les voisins, et ceux qui l'avaient vu auparavant demander l'aumône, disaient: "N'est-ce pas là celui qui était assis et mendiait?"
9 Les uns répondaient: "C'est lui"; d'autres: "Non, mais il lui ressemble." Mais lui disait: "C'est moi."
10 Ils lui dirent donc: "Comment tes yeux ont-ils été ouverts?"
11 Il répondit: "Un homme, celui qu'on appelle Jésus, a fait de la boue, il l'a étendue sur mes yeux, et m'a dit: Va à la piscine de Siloé et lave-toi. J'y ai été, et, m'étant lavé, j'ai recouvré la vue."
12 "Où est cet homme?" lui dirent-ils. Il répondit: "Je ne sais pas."
Versets 8-12, nous montre, comment nous aussi, devons passer de la lumière des yeux a celle de la foi….le pauvre ancien aveugle, fait immédiatement l’objet de controverses… trois questions fusent… 1) est-ce bien lui ? (Doute profond du peuple incrédule), 2) Comment cela s’est-il passé ? (Ébahissement et stupéfaction) Ha 1,5 personne ne croira quand on le racontera 3) Qui a pu faire une chose pareille? ( Cela est pratiquement impossible à réaliser de façon humaine) Il commence donc par affirmer que c’est bien lui l’aveugle dont il est question ; ensuite, comme effectivement, il ne s’est pas, il raconte qu’il a entendu Jésus lui parler, on lui a expliquer ce que Jésus faisait en sa présence, son périple afin de recouvrer la vue pour arriver jusqu'à la fontaine de Siloé, car encore aveugle, cela a du prendre un certain temps qui s’explique d’ailleurs par la suite ; la narration ici est des plus juste et des plus logique.


13 Ils menèrent aux Pharisiens celui qui avait été aveugle.
14 Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait ainsi fait de la boue et ouvert les yeux de l'aveugle.
15 A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue, et il leur dit: "Il m'a mis sur les yeux de la boue, je me suis lavé, et je vois."
16 Sur cela quelques-uns des Pharisiens disaient: "Cet homme n'est pas envoyé de Dieu, puisqu'il n'observe pas le sabbat." D'autres disaient: "Comment un pécheur peut-il faire de tels prodiges?" Et la division était entre eux.
17 Ils dirent donc de nouveau à l'aveugle: "Et toi, que dis-tu de lui, de ce qu'il t'a ouvert les yeux?" Il répondit: "C'est un prophète."
Versets 15 -17 vas nous montrer que la séparation des hommes au sujet de Jésus se creuse d’avantage, entre ceux qui sont en faveur de Jésus et ceux qui sont contre. L’interrogatoire par les autorités religieuses du malheureux, qui après s’être lavé devait se montrer au prêtres, introduit un nouveau signe de polémique fait le jour du sabbat, le signe met en contradiction Jésus d’avec la loi mosaïque et ses exigences … d’ailleurs deux discours vont naître de cette polémique, comme à l’accoutumé d’ailleurs, car pour certains, la guérison un jour de sabbat signifiant violation de la loi et donc péché, de la part de celui qui accompli un geste contraire à cette loi ce jour là ; et pour d’autres, que le miracle laissent pantoire, l’accomplissement de se signe, jour du sabbat ou autre, et tellement extraordinaire qu’il ne peut avoir été accompli par quelqu’un qui de se fait serait un pécheur au yeux de Dieu. On notera la constance admirable du miraculé qui bien qu’étant en présence des autorités religieuses et des risques encourus à qui glorifierai Jésus de par un miracle accompli, (se verrait exclus de la synagogue et du culte) persiste dans ses dires et n’hésite pas de donner à Jésus le titre de Prophète !


18 Les Juifs ne voulurent donc pas croire que cet homme eut été aveugle et qu'il eût recouvré la vue, jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir les parents de celui qui avait recouvré la vue.
19 Ils leur demandèrent: "Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc voit-il maintenant?"
20 Les parents répondirent: " Nous savons que c'est bien là notre fils, et qu'il est né aveugle;
21 Mais comment il voit maintenant, nous l'ignorons, et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Interrogez-le lui-même; il a de l'âge, lui-même parlera de ce qui le concerne."
22 Ses parents parlèrent ainsi, parce qu'ils craignaient les Juifs. Car déjà les Juifs étaient convenus que quiconque reconnaîtrait Jésus pour le Christ serait exclu de la synagogue.
23 C'est pourquoi ses parents dirent " Il a de l'âge, interrogez-le."
Versets 18-23 St Jean mentionne maintenant de nouveaux protagonistes, il s’agit des parents qui jusque là était resté tous deux dans l’ombre. On peu comprendre que les événements sont arrivés tardivement à leurs oreilles, et que, eux aussi doivent reconnaître le miracle accompli, non sans accepter le faite irrémédiable de la parentalité d’avec leur fils né aveugle, mais craintif du fait de la loi et de se qui déjà se disait sur se Jésus, avec en ligne de mire l’exclusion de la synagogue pour quiconque se ferait son défenseur, ou simplement reconnaître de façon implicite un miracle …d’où leur réponse [ Nous savons que c’est notre fils, qu’il est né aveugle, ] puis rien d’autre. En ce qui concerne le miracle, personne ne peut répondre sinon que l’aveugle lui-même. Les parents se refusent à témoigner d’autant plus qu’ils n’étaient pas présent effectivement à ce moment là, et qu’ils ne savent peut être véritablement pas ou se trouve Jésus à cet instant précis. Leur dernière réponse [il est assez grand, interrogez-le] souligne bien ici, que croire en Jésus, est toujours une démarche personnelle pour l’laquelle on se trouve souvent isolé d’avec la communauté, quel qu’elle soit et aujourd’hui encore, il en est de même…


24 Les Pharisiens firent venir une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et lui dirent: "Rends gloire à Dieu. Nous savons que cet homme est un pécheur."
25 Celui-ci répondit: " S'il est un pécheur, je l'ignore; je sais seulement que j'étais aveugle, et qu'à présent je vois."
26 Ils lui dirent: "Qu'est-ce qu'il t'a fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux?"
27 Il leur répondit: "Je vous l'ai déjà dit et vous ne l'avez pas écouté: pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Est-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples?"
28 Ils le chargèrent alors d'injures, et dirent: "C'est toi qui es son disciple; nous, nous sommes les disciples de Moïse.
29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci nous ne savons d'où il est."
Versets 24-29. Nous voyons ici, la foi des premiers chrétiens se dessiner et sans crainte ni appréhension débattre de façon pertinente avec le Sanhédrin.(v 24 à 27) ce qui appelle de la part de ces derniers des injures et des réprimandes avec en ligne de mire, toujours la référence à Moïse, qui à ce jour avait été le seul à avoir parlé en tête a tête avec Dieu. La demande de rendre gloire à Dieu, provoque le miraculé afin de lui faire dire ou avoué que le miracle n’est du qu’à Dieu seul, et non à ce Jésus dont il est question !! Car en ajoutant que Jésus serrait pécheur, il ni de façon évidente la possibilité qui lui serait alors donner de pouvoir faire des miracles… La réponse du miraculé single comme une gifle à la figure des prêtres les prenants à revers, avec leurs propres arguments, auquel d’ailleurs ils ne répliquent pas, ( il dit en affirmant la vérité vrai, « si c’est un pécheur, je ne le sais pas, mais ce que je sais c’est que j’étais et maintenant je vois »…sous entendu, grâce à Lui ) ; mais les pharisiens, invectivent vertement le miraculé, le réfutant dans son entêtement à persévéré dans la reconnaissance d’un miracle effectué par Jésus, cela étant de fait de le reconnaître comme le Messie, puisqu’il avait été annoncé, que seul Lui, Le Messie rendrait la vue au aveugle. Ce qui ne l’empêche pas de les tourner en dérisions, puisqu’il ajoute, « voulez-vous devenir ses disciples vous aussi ? ».Ce qui lui vaut de la part du Sanhedrin les pires insultes, en le maudissant, car ils se disaient et soutenez qu’ils étaient eux, les vrais disciples de la foi, en suivant la loi mosaïque, car seul Moïse avait parlé avec Dieu,(Ex 33,11) et accompli des miracles connus à ce jour par tout Israël ! Ils tenaient en effet pour une malédiction ce que le miraculé leur avait dit! Insistant sur le fait qu’ils ne savent pas d’où il est, donc qu’il ne peut avoir aucune véritable autorité de la part de Dieu, de telles sortes que l’on ne peut pas prouver qu’il vient réellement de Dieu ?car (sous entendu) autrement, il été bien évident qu’ils auraient été les premiers informer de la venue de Jésus !!!


30 Cet homme répondit: "Il est étonnant que vous ne sachiez d'où il est, et cependant il m'a ouvert les yeux.
31 Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui-là qu'il exauce.
32 Jamais on n'a ouï dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.
33 Si cet homme n'était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire."
34 Ils lui répondirent: "Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous fais la leçon?" Et ils le chassèrent.
Versets 30-34 : la réplique du verset 30 ne laisse pas d’équivoque en ce qui concerne la vrai connaissance des écritures, de par sa réplique, il s’indigne de ce que voyant un signe manifeste et évident d’un miracle, ils ni la puissance évidente du Christ, d’abord par la non connaissance de son lieu d’origine, ensuite par la persistance de leur aveuglement. Relire les versets 31 à 33, pur merveille d’un homme, qui bien que malheureux dans sa cécité, connaissait le passage des écritures relatifs aux hommes qui font la volonté du Dieu très haut, et qui voient leur demandes exaucés (faisant ici probablement allusion aux prophètes ou aux patriarches sur qui Dieu c’est appuyé) et tire la conclusion que du fait que Jésus accompli de telles œuvres, il est manifeste qu’il est le Christ de Die.
Le verset 34, montre la persistance du péché par les détracteurs du Christ. En condamnant le miraculé, ils tombent dans un triple défaut du péché ; à savoir, mensonge, injustice et orgueil.


35 Jésus apprit qu'ils l'avaient ainsi chassé, et l'ayant rencontré, il lui dit:
36 "Crois-tu au Fils de l'homme?" Il répondit: "Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?"
37 Jésus lui dit: "Tu l'as vu; et celui qui te parle, c'est lui-même."
38 "Je crois, Seigneur" dit-il, et se jetant à ses pieds, il l'adora.
Versets 35-38 l’Apôtre nous montre la rencontre que chacun de nous fera un jour ou l’autre avec le Christ, et que sur les demandes qui nous serons faites à ce moment là, il nous faudra répondre avec certitude et foi, car en présence de la Divinité chacun de nous se verra confronter à la seule et unique possibilité, qu’il s’agit bien du Verbe fait Chair. Notre adhésion au Christ ne doit alors se faire sans aucune équivoque… Jésus au faîte de la confession que le miraculé a fait de Lui, considère avec attention et sollicitude ce qu’il a du supporter pour Lui rendre gloire, et diligente sa recherche à son égard afin de la rencontrer a nouveau. La demande alors spécifie un acte d’authenticité, « Toi, (personnellement et personne d’autre que toi) crois tu (non en Moi, ni en Jésus, ni au Christ, ni au Messie, mais AU FILS DE DIEU. Car pour avoir foi et croire en Lui il faut que le Fils émane directement du Père.
Arrêtons nous un moment plus attentivement sur la réponse question du miraculé. « Qui est-il Seigneur pour que je crois en lui ? » ici le miraculé expose le désir de croire qui l’anime ; rappelons nous qu’il n’avait jamais encore de visu vu Jésus !! Entre sa première rencontre, son voyage jusqu’à la piscine de Siloé, son périple entre les gens qui le connaissaient, les pharisiens, le Sanhédrin, les parents, etc.il c’est passer pas mal de temps…mais bien qu’il ne l’a pas encore vu de ses yeux de chair il croyait en celui qui l’avait guéri !! Et c’est pourquoi sa demande avide de connaissance, « qui est –il pour que je crois en lui» Ceci révèle que pour une part il le connaissait, et pour une part il l’ignorait. Et Jésus de l’instruire… rappelons nous les paroles du vieux Siméon (Lc 2,29)…car mes yeux ont vu le salut que TU préparais à la face des peuples et rend gloire à ton peuple…le miraculé et dans la même situation que le vieux Siméon…alors, la parole et le geste s’attache ensemble pour honorer et glorifier le Christ rédempteur.


39 Alors Jésus dit: "Je suis venu dans ce monde pour un jugement, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles."
40 Quelques Pharisiens qui étaient avec lui, lui dirent: "Sommes-nous, nous aussi des aveugles?"
41 Jésus leur répondit: "Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez point de péché; mais maintenant vous dites: Nous voyons; votre péché demeure."
Versets 39-41 Jésus s’adresse maintenant à tous ceux qui refusent de voire, donc de croire, qui se trouvent des excuses plus ou moins scabreuses pour se donner bonne conscience, et fuir la religion avec ses prérogatives…Jésus parle ici de JUGEMENT… il faut discerner le jugement de condamnation du jugement de discernement qui selon St Thomas et St Grégoire le Grand, commentant le Ps 42,1 différencies les deux jugement par l’un « la SEVERITE, » l’autre par « les MERITES ». Son jugement et donc de faire le distinguo entre les humbles et les orgueilleux, entre ceux qui aveugles, recouvrant la vue vont vers la lumière et ceux qui délibérément restent dans les ténèbres… les paroles de Jésus restent hélas, tristement célèbres et véridiques de nos jours encor, car tous ceux qui vois par les yeux du cœur que l’Eglise du Christ manifeste toujours sa Pâques et sa Pentecôte, mais qui avec les yeux de la dite raison, demeure dans le péché du refus de Dieu et de son Messie, donc du salut. « Est- ce que nous aussi sommes aveugles » ? En effet être aveugle (ignorant de la foi) et guéri (adhésion à la foi) efface notre péché, mais dire que nous voyons, sous entendu nous nous arrogeons la science de la vrai connaissance, et refusons de voir les miracles accomplis comme signes émanant de Dieu et de Dieu seul, nous fait demeurer dans le péché, dans l’erreur, et la complaisance de nous mettre au service du malin, que Dieu combat de toute son énergie, et avec l’aide de son humanité créatrice. A nous de faire le bon choix, et tout comme le miraculé, témoigner sans sourciller du Crucifié.


 

Chapitre 10

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1 "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre point par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
2 Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
3 C'est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages.
4 Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
5 Elles ne suivront point un étranger, mais elle le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers."
6 Jésus leur dit cette allégorie; mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Versets 1 à 6 : Dans ces versets, Jésus, par son enseignement, plutôt énigmatique, veut nous entraîner vers une révélation qui nous obligera à une totale remise en question ; la parabole a pour but de nous déstabiliser, nous entraînant sur un terrain inattendu, pour nous rendre plus réceptif…le chapitre précédent nous montré que son enseignement avait une puissance illuminatrice, celui-ci nous dévoile que se même enseignement à aussi une force vivificatrice. L’explication même de jésus sur l’usurpateur d’identité est très net et ne laisse aucune alternative quand à ceux qui se disent bergers du peuple d’Israël, mais qui de fait ne sont que des inconnus qui détourne le troupeau du chemin qu’il doit normalement suivre, se faisant passer pour de bon s pasteurs…Mais les brebis, sont-elles capables de reconnaître le bon berger ? Il semble que oui ; d’après ce que nous en dit Jésus lui-même, c’est à la voie que l’on reconnaîtra celui qui seul est apte à nous conduire vers de bons pâturages, car de fait, toutes brebis d’un troupeau, connaît à la perfection la voie de son berger, et n’obéit qu’a lui seul. Si les pharisiens ne comprennent pas ce que Jésus dit, où font semblant de ne pas comprendre, marque là, soit leurs méconnaissance des écritures, soit l’hypocrisie caractérisé dont ils sont passé maître, qu’ils n’ont pas la foi, et qu’ils se sont éloignés de la grâce de Dieu.


7 Jésus donc leur dit encore: "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
8 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés.
Au verset 8, lorsqu’il fait allusion à ceux qui sont intervenus avant lui, sont tous des voleurs et des bandits, il fait allusion aux prétendus messies qui sont présenter comme envoyé de Dieu, ainsi qu’ aux scribes, prêtres, docteurs de la loi qui chargent lourdement les épaules des autres, mais se laisses vivre confortablement, se donnant des droits et des privilèges, et se mettent hors des devoirs auxquels ils sont astreints.(Is 29-13 :c’est en vain qu’ils rendent un culte à Dieu, ceux qui enseignent les enseignements et les commandements des hommes, annulant de ce fait les commandements de Dieu par les traditions qu’ils ont instaurées , car se n’est que par orgueil démesuré, que quelque uns qui ne s’attachent pas aux paroles sacrées enseignent autrement, s’attribuant l’autorité Divine pour enseigner une doctrine perverse, comme les séditieux et les hérétiques, suppôts du malin, afin d’égarer le peuple loin de la vrai foi et entrainer avec eux dans la perdition, ceux qui sont au Christ… ) Dt 4,2 : …vous n’ajouterez rien a la parole que je vous ai dite, et vous n’en retrancherez rien….dit le Seigneur….
De fait, Jésus est l’unique porte, car Il passe par les témoignages de la Sainte Ecriture, et en dehors de Lui personne ne peut prétendre apporter le salut aux hommes ; Il est celui qui passe par la volonté de celui qui ordonne ; se n’est que par sa médiation uniquement que nous pouvons accéder au salut et à la vie éternelle.


9 Je suis la porte: si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages.
Jésus au verset 9, s’identifie à la porte ; il faut comprendre que le passage de notre vie à la plénitude du Père ne peut s’opérer que par le Christ uniquement ! Certes il y à bien eus les patriarches avant lui, ainsi que les prophètes, tous envoyés par le Père, son Verbe, et la Sagesse, mais leurs actions restaient toutefois limiter à édicter la loi de Dieu pour un cheminement concret, alors que le sauvetage de l’être humain ne pouvait se faire qu’a travers le Christ de Dieu, Parole vivante du Père et de l’Esprit Saint, en la personne de Jésus, car c’est uniquement par Lui que tout homme peut et doit entrer dans les secrets de Dieu.


10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.
C’est se qu’il confirme au verset 10, « Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, et pour qu’ils l’aient en abondance ».
Quatre pères de l’Eglise nous en donne une explication cohérente de la « porte: »
Selon Chrysostome, le Christ représente la liberté et la sécurité de celui qui adhère à LUI ;
Selon Augustin, celui qui adhère, le fait par la conscience de l’Esprit Saint qui œuvre en lui 
Selon Grégoire, l’Esprit Saint n’œuvre que pour une Eglise militante, vigilante et priante, corps du Christ ;
et pour le quatrième saint dont le nom reste incertain, que l’Eglise n’a pour unique but, que de contempler, par le Christ, la gloire du Père.


11 Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Ensuite au verset 11, Jésus se compare au bon berger, voir au bon pasteur; les brebis d’un même troupeau, connaissent leur pasteur à la voix…(les faux pasteurs sont ceux qui insinue sournoisement de fausses doctrines,) et les explications, qui suivent dans les versets suivants, ne laissent aucun doute sur la vérité de son action en tant que tel. La notion de pasteur convient parfaitement au Christ berger, car de même que le pasteur gouverne dans la bonne direction son troupeau et le nourri de bon pâturage, de même par le Christ, les brebis de son troupeau sont bien conduite, bien gouverné, et profite d’excellents pâturages, dans la communion au corps et le sang du Christ .
Certes le Christ, dans l’ordre spirituelle a communiquer aussi la possibilité de paître son troupeau à d’autres que lui, par l’intermédiaire de son Eglise, voir ses évêques, ses prêtres, ses diacres, ses religieux ;[ Is 66,19….et il à amené les nations païennes par le moyen de ses Apôtres…envoyant de cela qui sont allés vers les nations…Jn 17,20 et en priant pas seulement pour eux , mais pour ceux qui croiront en moi par leur parole…]d’excellence il est le seul, et les autres ne le reçoivent que par la grâce reçu de son sacerdoce. Notons les diverses allusions qu’il fait volontairement, apportant déjà les signes précurseurs de sa passion, verset 15 a « …je donne ma vie pour mes brebis » [ici se profile la croix] verset 16 a, « j’ai encore d’autres brebis… » [Il s’agit des gentils, dont nous sommes, et qui se trouvent hors du territoire d’Israël] 16 b, un seul troupeau, un seul pasteur, [l’unicité des peuples qui adopteront la même foi] verset 17, il fait directement allusion a sa mort, et sa résurrection, et au verset 18 le don suprême reçu de son Père le Seigneur notre Dieu. Les versets 19 à 21 nous montrent encore la confusion qui règne entre tous les protagonistes de cette narration, n’étant pas d’accord sur l’identité propre de l’homme Jésus.


12 Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse.
13 Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
Au verset 12 et 13, Jésus condamne Le faux berger qui n’est qu’un vil mercenaire, cela signifie que les juifs et les pharisiens qui refusent et rejettent la médiation de Jésus, excluent ceux qui croient en Lui, et plus largement il vise les prétendus messies qui se sont présentés comme envoyés de Dieu, alors qu’ils n’étaient que des usurpateurs de la divinité Christique revêtu seulement et uniquement par Jésus, de par la volonté suprême du Père.


14 Je suis le bon pasteur; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
Le verset 14 ne laisse aucun doute sur la relation qui unit le pasteur à ces brebis, et les brebis à l’unique pasteur, la médiation et un cœur à cœur unique et insondable entre les hommes et le Christ de Dieu. Comprenons la chose suivante, relative entre le Christ est nous ! Jésus établi la dignité de ses brebis et montre quatre points précis qui personnalisent notre relation commune…deux de notre côté, deux du côté du Christ : «… mes brebis écoutent ma voix …» donc nous obéissons au Christ, et en retour lui nous reconnais « …et moi je les connais… » Approbation d’amour de sa part, ensuite « …elles me suivent… » Donc nous imitons notre sauveur, et de ce fait la récompense est la suivante « … et moi je leur donne la vie éternelle, …» de plus, « …. Elles ne périront jamais, et personnes ne les arrachera de ma main. » Complément gratuit donner par Jésus qui se fait fort de protéger son troupeau de toute adversité. Car IL lui a donné le Nom qui est au dessus de tout nom, d’être son Verbe, d’être son unique Fils, et d’être la splendeur de sa Lumière. Tous ce qui est au Père est au Christ, et tous ce qui est au Christ est au Père.


15 Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
Ensuite au verset 15 il insiste sur le fait de donner sa vie pour ses brebis, ce qu’il fera par la croix glorieuse.


16 J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.
Il n’exclut pas au verset 16 les brebis qui encor n’ont pas entendu sa voie, qui sont ailleurs, et qu’il faudra aussi aller chercher, dont l’unicité d’avec ceux déjà présent se fera dans son corps, et par son sang versé… (Ps 2,8 : Demande –moi et je te donnerai les nations en héritage, ) (Is 49,6 :…je t’ai donné en lumière des nations pour que tu sois mon salut jusqu’à l’extrémité de la terre…)St Thomas d’Aquin commente ainsi ses passages; qu’il convient au Christ d’avoir la puissance dominante sur les nations selon un double droit : un droit « HEREDITAIRE »qui se fonde sur la génération éternelle de Jésus en tant que Verbe, et un droit de « MERITE » qui se rattache à la Rédemption, comme Fils.


17 C'est pour cela que mon Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre.
18 Personne ne me la ravit, mais je la donne de moi-même; j'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre: tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père."
Le verset 17 et 18, nous donne ici la dimension d’une relation difficile à comprendre pour le genre humain…en effet Jésus témoigne que le Père l’aime parce qu’il donne sa vie pour ses brebis… ici il relate officiellement sa mort, ainsi que sa résurrection, par un don d’amour qui lui est personnel…commandement donner par le Père , certes, mais librement accepter par Jésus….[ se passage nous revoie à Abraham, et au sacrifice de son unique fils, dont Dieu refuse l’immolation pour le substituer à un bélier, figure déjà emblématique de la suite des événements que Dieu à décider dans son économie divine. Placé au commencement et à la fin de ses versets, le Père apparait comme la source et la fin de l’activité de Jésus, … tout vient de Lui, le commandement n’est finalement que l’expression de l’Amour. La mort est présentée comme la dynamique d’un acte souverainement libre dans lequel Jésus accomplit le commandement d’amour du Père…Même dans sa mort, cet instant où habituellement l’homme est dépossédé de sa maîtrise sur sa vie, [en aucun homme, en tant qu’homme, la nature n’est soumise à sa propre volonté, puisque nature et volonté son œuvre de Dieu]Jésus Lui reste le maître de sa volonté parce qu’il accomplit dans sa nature ce que Dieu dans son amour a voulu apporter aux hommes, LA VIE. (En accomplissant ses commandements, et sa volonté, je prends sur moi la mort)….en effet, le signe le pus évident de l’Amour de Jésus, est ce geste que par charité, Il accomplisse le dessin et le commandement de Dieu .


19 Il s'éleva de nouveau une division parmi les Juifs à l'occasion de ce discours.
20 Plusieurs d'entre eux disaient: "Il est possédé d'un démon, il a perdu le sens: Pourquoi l'écoutez-vous?"
21 D'autres disaient: " Ce ne sont pas là les paroles d'un possédé; est-ce qu'un démon peut ouvrir les yeux des aveugles?"
22 On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace; c'était l'hiver;
23 Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon.
24 Les Juifs l'entourèrent donc et lui dirent: "Jusques à quand tiendrez-vous notre esprit en suspens? Si vous êtes le Christ dites-le nous franchement."
25 Jésus leur répondit: "Je vous l'ai dit, et vous ne me croyez pas: les oeuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi;
26 Mais vous ne me croyez point, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
27 Mes brebis entendent ma voix. Je les connais et elles me suivent.
28 Et je leur donne une vie éternelle, et elles ne périront jamais, et nul ne les ravira de ma main.
29 Mon Père qui me les a données, est plus grand que tous, et nul ne peut les ravir de la main de mon Père.
30 Mon père et moi nous sommes un."
Dans les versets 22 a 30, la discussion s’amplifie, entre le Sanhédrin qui questionne Jésus sur sa messianité et la réponse prudente de Jésus, qui ne se révèle pas directement comme messie, car a son époque le titre de messie recouvrait des attentes très diverses, notamment la dominante très puissante d’une puissance militaire conquérante !!![Les miracles étaient considérés comme les signes par lesquels le messie se reconnaitrait.] cet interrogation n’étai t matière que pour l’accuser devant Pilate comme séditieux, convoitant le royaume, et donc contre Rome
C’est pourquoi, au verset 25 et 26, il parle encore et toujours des œuvres qu’il fait au Nom du Père et qui lui rendent témoignages, alors que les juifs n’y croit pas, juger comme n’étant pas les brebis du troupeau prévu pour être sauvé, du fait qu’ils n’écoutent pas et n’entendent pas la voix du bon pasteur… [Il faut savoir que certains miracles peuvent êtres opérer par des hommes selon la volonté de Dieu…d’autres peuvent êtres faits par des anges par ordre de Dieu, et parfois hélas, par la puissance des démons, reçu avant leurs chutent, mais qu’il’ existe des miracles qui ne peuvent êtres opérer que par la seul et unique volonté de Dieu. Hommes, anges ou démons sont limité dans leurs exécutions, mais Dieu seul qui est au-delà de la nature peut œuvrer au-delà de l’ordre de la nature. Donc tout ce qui opère une créature est nécessairement soumis à l’ordre de sa nature, seul le Christ de par son unité à Dieu son Père, peut réaliser les miracles qui sont au-delà de la nature, c’est pourquoi à partir d’elles, les œuvres à proprement parler, il apparait de façon manifeste que Jésus est venu de Dieu]


31 Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider.
32 Jésus leur dit: "J'ai fait devant vous beaucoup d'oeuvres bonnes qui venaient de mon Père: pour laquelle de ces oeuvres me lapidez-vous?"
33 Les Juifs lui répondirent: "Ce n'est pas pour une bonne oeuvre que nous vous lapidons, mais pour un blasphème, et parce que, étant homme, vous vous faites Dieu;
34 Jésus leur répondit: "N'est-il pas écrit dans votre Loi: J'ai dit: vous êtes des dieux?
35 Si la Loi appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie,
36 comment dites-vous à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde: Vous blasphémez, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu?
37 Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas.
38 Mais si je les fais, lors même que vous ne voudriez pas me croire, croyez à mes oeuvres: afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi, et que je suis dans le Père."
39 Là-dessus, ils cherchèrent de nouveau à se saisir de lui, mais il s'échappa de leurs mains.
40 Il s'en retourna au delà du Jourdain, dans le lieu où Jean avait commencé à baptiser; et il y demeura.
41 Et beaucoup venaient à lui, disant: "Jean n'a fait aucun miracle; mais tout ce qu'il a dit de celui-ci était vrai."
42 Et il y en eut là beaucoup qui crurent en lui.
Les versets 31 a 42, qui concluent se chapitre, épilogue sur la division qui pose l’écart existant entre juifs et des chrétiens dans leurs approche de Jésus… la formule donne la véritable confession des chrétiens : Dieu s’est fait homme !! « ..et le verbe s’est fait chair… »Pour les juifs, il n’est et ne se comporte que comme un humain usurpant une intimité indue avec Dieu, l’Unique, l’Intouchable, l’indivisible, alors que pour nous chrétiens, nous reconnaissons que Jésus est le verbe de Dieu qui s’est fait homme… et ce qu’il est ne vient pas de lui-même, mais du Père qui l’a consacré. [La fureur du Sanhédrin réside dans le fait que Jésus s’octroie de par sa justification de venir de Dieu, d’être égale à Dieu son Père. « Ce n’est pas pour une bonne œuvre que nous voulons te lapider, mais pour le blasphème, alors que tu n’es qu’un homme tu te fais l’égale de Dieu » « celui-ci blasphème, qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul…] »
D’une part ils confessent que Jésus fait des bonnes œuvres et donc le reconnaissent ouvertement, et de l’autre par leurs cœurs endurcis lui attribuent un blasphème… ! L’incohérence atteint là son comble…Jésus renvoie une fois encore à l’écriture… Ps 81,1: « moi je dis vous êtes des dieux, c’’est à dire participant de la vertu divine au-delà de la nature humaine ; si l’écriture appelle dieux ce à qui la parole à été adressée, en tant qu’ils participent à quelque chose de la divinité selon la participation à la parole de Dieu qui leur à été annoncée, obtenant ainsi une participation de la puissance et de la pureté divine, « patriarches, prophètes, rois, » et la loi ne pouvant être aboli car l’écriture toute entière se rapporte à l’autorité de la loi. » St Hilaire explique que par sa participation au Père dans sa divinité, et en tant que fils de Dieu, en adhérant au Christ nous devenons fils de Dieu au titre de notre participation selon l’ordre participée de Jésus par essence et par nature’ avec Dieu son Père.
Le verset 41, fait allusion au baptiste, qui bien que n’ayant accomplis aucuns signes, tel n’était pas sa destiné, mais qui avait témoigné sur l’accomplissement de la prophétie par Jésus comme Christ de Dieu, apporte pour Jésus un soutient de poids aux yeux des hommes, car jean le baptiste était considéré et tenue comme un grand prophète envoyé par Dieu.

 

 

Chapitre 11

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1 Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur.
2 Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et c'était son frère Lazare qui était malade.
3 Les soeurs envoyèrent dire à Jésus: "Seigneur, celui que vous aimez est malade."
4 Ce qu'ayant entendu, Jésus dit: "Cette maladie ne va pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle."
5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa soeur Marie, et Lazare.
6 Ayant donc appris qu'il était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
7 Il dit ensuite à ses disciples: "Retournons en Judée."
8 Les disciples lui dirent: "Maître, tout à l'heure les Juifs voulaient vous lapider, et vous retournez là?"
9 Jésus répondit: "N'y a-t-il pas douze heures dans le jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne se heurte point, parce qu'il voit la lumière du monde.
10 Mais s'il marche pendant la nuit, il se heurte parce qu'il manque de lumière."
11 Il parla ainsi, et ajouta: "Notre ami Lazare dort, mais je me mets en route pour le réveiller."
12 Ses disciples lui dirent: "S'il dort, il guérira."
13 Mais Jésus avait parlé de sa mort, et ils pensaient que c'était du repos du sommeil.
14 Alors Jésus leur dit clairement: "Lazare est mort;
15 et je me réjouis à cause de vous de n'avoir pas été là, afin que vous croyiez; mais allons vers lui."
16 Et Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui."
17 Jésus vint donc et trouva Lazare depuis quatre jours dans le sépulcre.
18 Or, Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
19 Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
20 Dès que Marthe eut appris que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
21 Marthe dit donc à Jésus: "Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.
22 Mais maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu, Dieu vous l'accordera."
23 Jésus lui dit: "Votre frère ressuscitera."
24 "Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour;
25 Jésus lui dit: "Je suis la résurrection et la vie; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra;
26 Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. Le croyez-vous?"
27 "Oui, Seigneur", lui dit-elle, "je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde."
28 Lorsqu'elle eut ainsi parlé, elle s'en alla, et appela en secret Marie, sa soeur, disant: "Le Maître est là, et il t'appelle."
29 Dès que celle-ci l'eut entendu, elle se leva promptement et alla vers lui.
30 Car Jésus n'était pas encore entré dans le village; il n'avait pas quitté le lieu où Marthe l'avait rencontré.
31 Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l'ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent en pensant: "Elle va au sépulcre pour y pleurer."
32 Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit: "Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort."
33 Jésus la voyant pleurer, elle et les Juifs qui l'accompagnaient, frémit en son esprit, et se laissa aller à l'émotion.
34 Et il dit: "Où l'avez-vous mis?" "Seigneur, lui répondirent-ils, venez et voyez."
35 Et Jésus pleura.
36 Les Juifs dirent: "Voyez comme il l'aimait."
37 Mais quelques-uns d'entre eux dirent: " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux d'un aveugle-né, faire aussi que cet homme ne mourût point?"
38 Jésus donc, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre: c'était un caveau, et une pierre était posée dessus.
39 "Otez la pierre", dit Jésus. Marthe, la soeur de celui qui était mort, lui dit: "Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là."
40 Jésus lui dit: "Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu?"
41 Ils ôtèrent donc la pierre; et Jésus leva les yeux en haut et dit: "Père, je vous rends grâces de ce que vous m'avez exaucé.
42 Pour moi je savais que vous m'exaucez toujours; mais j'ai dit cela à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est vous qui m'avez envoyé."
43 Ayant parlé ainsi, il cria d'une voix forte:
44 "Lazare, sors!" Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit: "Déliez-le, et laissez-le aller."
45 Beaucoup d'entre les Juifs qui étaient venus près de Marie et de Marthe, et qui avaient vu ce qu'avait fait Jésus, crurent en lui.
46 Mais quelques-uns d'entre eux allèrent trouver les Pharisiens, et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.
47 Les Pontifes et les Pharisiens assemblèrent donc le Sanhédrin et dirent: "Que ferons-nous? Car cet homme opère beaucoup de miracles.
48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire notre ville et notre nation."
49 L'un d'eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit:
50 "Vous n'y entendez rien; vous ne réfléchissez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas."
51 Il ne dit pas cela de lui-même; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation;
52 Et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
53 Depuis ce jour, ils délibérèrent sur les moyens de le faire mourir.
54 C'est pourquoi Jésus ne se montrait plus en public parmi les Juifs; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville nommée Ephrem, et il y séjourna avec ses disciples.

Chapitre 12

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1 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, le mort qu'il avait ressuscité.
2 Là, on lui fit un souper, et Marthe servait. Or, Lazare était de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
3 Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard très pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux. Et la maison fut remplie de l'odeur du parfum.
4 Alors, un de ses disciples, Judas Iscariote, celui qui devait le trahir, dit:
5 "Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres?"
6 Il dit cela, non qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et qu'ayant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait.
7 Jésus lui dit donc: "Laisse-la; elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.
8 Car vous aurez toujours des pauvres avec vous; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours!"
9 Un grand nombre de Juifs surent que Jésus était à Béthanie, et ils vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait ressuscité des morts.
10 Mais les Princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare,
11 Parce que beaucoup de Juifs se retiraient à cause de lui, et croyaient en Jésus.
12 Le lendemain, une multitude de gens qui étaient venus pour la fête, ayant appris que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des rameaux de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant:
13 "Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël!"
14 Jésus ayant trouvé un ânon, monta dessus, selon ce qu'il est écrit:
15 "Ne crains point, fille de Sion, voici ton Roi qui vient, assis sur le petit d'une ânesse."
16 Ses disciples ne comprirent pas d'abord ces choses; mais lorsque Jésus fut glorifié, ils se souvinrent qu'elles avaient été écrites de lui, et qu'il les avait accomplies en ce qui le regarde.
17 La foule donc, qui était avec lui lorsqu'il appela Lazare du tombeau et le ressuscita des morts, lui rendait témoignage;
18 Et c'est aussi parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle, que la multitude s'était portée à sa rencontre.
19 Les Pharisiens se dirent donc entre eux: "Vous voyez bien que vous ne gagnez rien: voilà que tout le monde court après lui."
20 Or, il y avait quelques Gentils parmi ceux qui étaient montés pour adorer, lors de la fête.
21 Ils s'approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande: "Seigneur, nous voudrions bien voir Jésus."
22 Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe allèrent le dire à Jésus.
23 Jésus leur répondit: "L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié.
24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul;
25 Mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie, la perdra; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle.
26 Si quelqu'un veut être mon serviteur, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.
27 Maintenant mon âme est troublée; et que dirai-je?...Père, délivrez-moi de cette heure...Mais c'est pour cela que je suis arrivé à cette heure."
28 "Père glorifiez votre nom." Et une voix vint du ciel: "Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore."
29 La foule qui était là et qui avait entendu, disait: "C'est le tonnerre"; d'autres disaient: "Un ange lui a parlé."
30 Jésus dit: "Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, mais pour vous.
31 C'est maintenant le jugement de ce monde; c'est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors.
32 Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi."
33 Ce qu'il disait, c'était pour marquer de quelle mort il devait mourir.
34 La foule lui répondit: "Nous avons appris par la Loi que le Christ demeure éternellement: comment donc dites-vous: il faut que le Fils de l'homme soit élevé? Qui est le Fils de l'homme?"
35 Jésus leur dit: "La lumière n'est plus que pour un temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent: celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.
36 Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière." Jésus dit ces choses, puis s'en allant, il se déroba à leurs yeux.
37 Quoiqu'il eût fait tant de miracles en leur présence, ils ne croyaient point en lui:
38 Afin que fût accompli l'oracle du prophète Isaïe, disant: "Seigneur, qui a cru à notre parole? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé?"
39 Ils ne pouvaient donc croire, parce qu'Isaïe a dit encore:
40 "Il a aveuglé leurs yeux et endurci leur coeur, de peur qu'ils ne voient des yeux, qu'ils ne comprennent du coeur, qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse."
41 Isaïe dit ces choses, lorsqu'il vit la gloire du Seigneur et qu'il parla de lui.
42 Beaucoup, toutefois, même parmi les membres du Sanhédrin, crurent en lui; mais à cause des Pharisiens, ils ne le confessaient pas, de peur d'être chassés de la synagogue.
43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.
44 Or, Jésus éleva la voix et dit: "Celui qui croit en moi, croit, non pas en moi, mais en celui qui m'a envoyé;
45 Et celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé.
46 Je suis venu dans le monde comme une lumière, afin que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu'un entend ma parole, et ne la garde pas, moi, je ne le juge point; car je suis venu, non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.
48 Celui qui me méprise et ne reçoit pas ma parole, il a son juge: c'est la parole même que j'ai annoncée. Elle le jugera au dernier jour.
49 Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et ce que je dois enseigner.
50 Et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que je dis, je les dis comme mon Père me les a enseignées."

 

Chapitre 13

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1 Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin.
2 Pendant le souper, lorsque déjà le diable avait mis dans le coeur de Judas, fils de Simon Iscariote, le dessein de le livrer,
3 Jésus, qui savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains, et qu'il était sorti de Dieu et s'en allait à Dieu,
4 Se leva de table, posa son manteau, et ayant pris un linge, il s'en ceignit.
5 Puis il versa de l'eau dans le bassin et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint.
6 Il vint donc à Simon-Pierre; et Pierre lui dit: "Quoi, vous Seigneur, vous me lavez les pieds!"
7 Jésus lui répondit: "Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt."
8 Pierre lui dit: "Non, jamais vous ne me laverez les pieds." Jésus lui répondit: "Si je ne te lave, tu n'auras point de part avec moi."
9 Simon-Pierre lui dit: "Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!"
10 Jésus lui dit: "Celui qui a pris un bain n'a besoin que de laver ses pieds; il est pur tout entier. Et vous aussi, vous êtes purs, mais non pas tous."
11 Car il savait quel était celui qui allait le livrer; c'est pourquoi il dit: "Vous n'êtes pas tous purs."
12 Après qu'il leur eut lavé les pieds, et repris son manteau, il se remit à table et leur dit: "Comprenez-vous ce que je vous ai fait?
13 Vous m'appelez le Maître et le Seigneur: et vous dites bien, car je le suis.
14 Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres.
15 Car je vous ai donné l'exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi vous-mêmes.
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.
17 Si vous savez ces choses vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.
18 Je ne dis pas cela de vous tous; je connais ceux que j'ai élus; mais il faut que l'Écriture s'accomplisse: "Celui qui mange le pain avec moi, a levé le talon contre moi."
19 Je vous le dis dès maintenant, avant que la chose arrive, afin que, lorsqu'elle sera arrivée, vous reconnaissiez qui je suis.
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé."
21 Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit; et il affirma expressément: "En vérité, en vérité, je vous le dis, un de vous me livrera."
22 Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait.
23 Or, l'un d'eux était couché sur le sein de Jésus; c'était celui que Jésus aimait.
24 Simon-Pierre lui fit donc signe pour lui dire: "Qui est celui dont il parle?"
25 Le disciple, s'étant penché sur le sein de Jésus, lui dit: "Seigneur, qui est-ce?"
26 Jésus répondit: "C'est celui à qui je présenterai le morceau trempé." Et, ayant trempé du pain, il le donna à Judas Iscariote, fils de Simon.
27 Aussitôt que Judas l'eut pris, Satan entra en lui; et Jésus lui dit: "Ce que tu fais, fais-le vite."
28 Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela.
29 Quelques-uns pensaient que, Judas ayant la bourse, Jésus voulait lui dire: "Achète ce qu'il faut pour la fête," ou: "Donne quelque chose aux pauvres."
30 Judas, ayant pris le morceau de pain, se hâta de sortir. Il était nuit.
31 Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit; "Maintenant le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui.
32 Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.
33 Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps. Vous me chercherez et comme j'ai dit aux Juifs qu'ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant.
34 Je vous donne un commandement nouveau: que vous vous aimiez les uns les autres; que comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres.
35 C'est à cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres."
36 Simon-Pierre lui dit: "Seigneur, où allez-vous?" Jésus répondit: "Où je vais, tu ne peux me suivre à présent; mais tu me suivras plus tard."
37 "Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je vous suivre à présent? Je donnerai ma vie pour vous."
38 Jésus lui répondit: "Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois."

Chapitre 14

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1 "Que votre coeur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2 Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous y préparer une place.
3 Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi;
4 Et là où je vais, vous en savez le chemin."
5 Thomas lui dit: "Seigneur, nous ne savons où vous allez; comment donc en saurions-nous le chemin?"
6 Jésus lui dit: "Je suis le chemin, la vérité et la vie; nul ne vient au Père que par moi.
7 Si vous m'aviez connu, vous auriez aussi connu mon Père...Dès à présent, vous le connaissez et vous l'avez vu."
8 Philippe lui dit: "Seigneur, montrez-nous le Père, et cela nous suffit."
9 Jésus lui répondit: "Il y a longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu? Philippe, celui qui m'a vu, a vu aussi le Père. Comment peux-tu dire: Montrez-nous le Père!
10 Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: le Père qui demeure en moi fait lui-même ces oeuvres.
11 Croyez sur ma parole que je suis dans le Père, et que le Père est en moi.
12 Croyez-le du moins à cause de ces oeuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes,
13 Parce que je m'en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
14 Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
15 Si vous m'aimez, gardez mes commandements.
16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous;
17 C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous.
18 Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous.
19 Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivez.
20 En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.
21 Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui."
22 Judas, non pas l'Iscariote, lui dit: "Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous, et non au monde?"
23 Jésus lui répondit: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure.
24 Celui qui ne m'aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.
25 Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous.
26 Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre coeur ne se trouble point et ne s'effraye point.
28 Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car mon Père est plus grand que moi.
29 Et maintenant, je vous ai dit ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, quand elles seront arrivées, vous croyiez.
30 Je ne m'entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n'a rien en moi.
31 Mais afin que le monde sache que j'aime mon Père, et que j'agis selon le commandement que mon Père m'a donné, levez-vous, partons d'ici."

Chapitre 15

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1 "Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
2 Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
3 Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
4 Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
5 Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits: car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
7 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
8 C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits, et que vous soyez mes disciples.
9 Comme mon Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés: demeurez dans mon amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j'ai gardé les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour.
11 Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
12 Ceci est mon commandement, que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés.
13 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom.
17 Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
18 Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï le premier.
19 Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela, le monde vous hait.
20 Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n'est pas plus grand que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.
21 Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.
22 Si je n'étais pas venu, et que je ne leur eusse point parlé, ils seraient sans péché; mais maintenant leur péché est sans excuse.
23 Celui qui me hait, hait aussi mon Père.
24 Si je n'avais pas fait au milieu d'eux des oeuvres que nul autre n'a faites, ils seraient sans péché; mais maintenant ils ont vu, et ils me haïssent moi et mon Père.
25 Mais cela est arrivé afin que s'accomplît la parole qui est écrite dans leur Loi: ils m'ont haï sans sujet.
26 Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement."

Chapitre 16

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1 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ne soyez pas scandalisés;
2 Ils vous chasseront des synagogues; et même l'heure vient où quiconque vous fera mourir, croira faire à Dieu un sacrifice agréable.
3 Et ils agiront ainsi, parce qu'ils n'ont connu ni mon Père, ni moi.
4 Mais je vous l'ai dit afin que, lorsque l'heure sera venue, vous vous souveniez que je vous l'ai annoncé.
5 Je ne vous en ai pas parlé dès le commencement, parce que j'étais avec vous. Et maintenant que je m'en vais à celui qui m'a envoyé, aucun de vous ne me demande "Où allez-vous?"
6 Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre coeur.
7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est bon que je m'en aille; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.
8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement:
9 Au sujet du péché, parce qu'ils n'ont pas cru en moi;
10 Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus;
11 Au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé.
12 J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter à présent.
13 Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
14 Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.
15 Tout ce que le Père a, est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera.
16 Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père."
17 Sur quoi, quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux: "Que signifie ce qu'il nous dit: Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père?"
18 Ils disaient donc: " Que signifie cet "encore un peu de temps"? Nous ne savons ce qu'il veut dire."
19 Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger et leur dit: " Vous vous questionnez entre vous sur ce que j'ai dit: Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus; et encore un peu de temps, et vous me verrez.
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie.
21 La femme, lorsqu'elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde.
22 Vous donc, aussi, vous êtes maintenant dans l'affliction; mais je vous reverrai, et votre coeur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
23 En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom.
24 Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom: demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.
25 Je vous ai dit ces choses en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais je vous parlerai ouvertement du Père.
26 En ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis point que je prierai le Père pour vous.
27 Car le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti du Père.
28 Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je vais au Père."
29 Ses disciples lui dirent; "Voilà que vous parlez ouvertement et sans vous servir d'aucune figure.
30 Maintenant nous voyons que vous savez toutes choses, et que vous n'avez pas besoin que personne vous interroge; c'est pourquoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu."
31 Jésus leur répondit: "Vous croyez à présent..."
32 Voici que l'heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés, chacun de son côté, et vous me laisserez seul; pourtant je ne suis pas seul, parce que le Père est avec moi.
33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous avez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j'ai vaincu le monde.

Chapitre 17

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1 Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit: "Père, l'heure est venue, glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie,
2 Puisque vous lui avez donné autorité sur toute chair, afin qu'à tous ceux que vous lui avez donnés, il donne la vie éternelle.
3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils vous connaissent, vous, le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ.
4 Je vous ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'oeuvre que vous m'avez donnée à faire.
5 Et maintenant à vous, Père, glorifiez-moi auprès de vous, de la gloire que j'avais auprès de vous, avant que le monde fût.
6 J'ai manifesté votre nom aux hommes que vous m'avez donnés du milieu du monde. Ils étaient à vous, et vous me les avez donnés: et ils ont gardé votre parole.
7 Ils savent à présent que tout ce que vous m'avez donné vient de vous;
8 Car les paroles que vous m'avez données, je les leur ai données. Et ils les ont reçues, et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de vous, et ils ont cru que c'est vous qui m'avez envoyé.
9 C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m'avez donnés; parce qu'ils sont à vous.
10 Car tout ce qui est à moi est à vous, et tout ce qui est à vous est à moi, et que je suis glorifié en eux.
11 Je ne suis plus dans le monde. Pour eux, ils sont dans le monde, et moi, je vais à vous. Père saint, gardez dans votre nom ceux que vous m'avez donnés, afin qu'ils ne fassent qu'un, comme nous.
12 Lorsque j'étais avec eux, je les conservais dans votre nom. J'ai gardé ceux que vous m'avez donnés, et pas un d'eux ne s'est perdu, hormis le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.
13 Maintenant je vais à vous, et je fais cette prière pendant que je suis dans le monde, afin qu'ils aient en eux la plénitude de ma joie.
14 Je leur ai donné votre parole, et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
15 Je ne vous demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mal.
16 Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde.
17 Sanctifiez-les dans la vérité.
18 Comme vous m'avez envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.
19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés en vérité.
20 Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, par leur prédication, croiront en moi,
21 Pour que tous ils soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi, et moi en vous, pour que, eux aussi, ils soient un en nous, afin que le monde croie que vous m'avez envoyé.
22 Et je leur ai donné la gloire que vous m'avez donnée, afin qu'ils soient un, comme nous sommes un, moi en eux, et vous en moi,
23 Afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que vous m'avez envoyé, et que vous les avez aimés comme vous m'avez aimé.
24 Père, ceux que vous m'avez donnés, je veux que là où je suis, ils y soient avec moi, afin qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée, parce que vous m'avez aimé avant la création du monde.
25 Père juste, le monde ne vous a pas connu, mais moi, je vous ai connu, et ceux-ci ont connu que c'est vous qui m'avez envoyé.
26 Et je leur ai fait connaître votre nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont vous m'avez aimé soit en eux, et que je sois moi aussi en eux."

 

Chapitre 18

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1 Après avoir ainsi parlé, Jésus se rendit, accompagné de ses disciples, au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.
2 Judas, qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec ses disciples.
3 Ayant donc pris la cohorte et des satellites fournis par les Pontifes et les Pharisiens, Judas y vint avec des lanternes, des torches et des armes.
4 Alors Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança et leur dit: "Qui cherchez-vous?"
5 Ils lui répondirent: "Jésus de Nazareth." Il leur dit: "Jésus de Nazareth, c'est moi." Or, Judas, qui le trahissait, était là avec eux.
6 Lors donc que Jésus leur eut dit: "C'est moi," ils reculèrent et tombèrent par terre.
7 Il leur demanda encore une fois: "Qui cherchez-vous?" Et ils dirent: "Jésus de Nazareth."
8 Jésus répondit: "Je vous l'ai dit, c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci."
9 Il dit cela afin que fût accomplie la parole qu'il avait dite: "Je n'ai perdu aucun de ceux que vous m'avez donnés."
10 Alors, Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, et, frappant le serviteur du grand prêtre, il lui coupa l'oreille droite: ce serviteur s'appelait Malchus.
11 Mais Jésus dit à Pierre: "Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je donc pas le calice que mon Père m'a donné?"
12 Alors la cohorte, le tribun et les satellites des Juifs se saisirent de Jésus et le lièrent.
13 Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne parce qu'il était beau-père de Caïphe, lequel était grand-prêtre cette année-là.
14 Or, Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: "Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple."
15 Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre,
16 Mais Pierre était resté près de la porte, en dehors. L'autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla à la portière, et fit entrer Pierre.
17 Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre: "N'es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme?" Il dit: "Je n'en suis point."
18 Les serviteurs et les satellites étaient rangés autour d'un brasier, parce qu'il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait.
19 Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
20 Jésus lui répondit: "J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret.
21 Pourquoi m'interroges-tu? Demande à ceux qui m'ont entendu, ce que je leur ai dit; eux ils savent ce que j'ai enseigné."
22 A ces mots, un des satellites qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant: "Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre?"
23 Jésus lui répondit: "Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?"
24 Anne avait envoyé Jésus lié à Caïphe, le grand-prêtre.
25 Or, Simon-Pierre était là, se chauffant. Ils lui dirent: "N'es-tu pas, toi aussi, de ses disciples?"
26 Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit: "Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin?"
27 Pierre nia de nouveau et aussitôt le coq chanta.
28 Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire: c'était le matin. Mais ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, pour ne pas se souiller et afin de pouvoir manger la Pâque.
29 Pilate sortit donc vers eux, et dit: "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?"
30 Ils lui répondirent: "Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré."
31 Pilate leur dit: "Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi." Les Juifs lui répondirent: "Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.":
32 Afin que s'accomplît la parole que Jésus avait dite, lorsqu'il avait indiqué de quelle mort il devait mourir.
33 Pilate donc, étant rentré dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit: "Es-tu le roi des Juifs?"
34 Jésus répondit: "Dis-tu cela de toi-même, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?"
35 Pilate répondit: "Est-ce que je suis Juif? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi: qu'as-tu fait?"
36 Jésus répondit: "Mon royaume n'est pas de ce monde; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas."
37 Pilate lui dit: "Tu es donc roi?" Jésus répondit: "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité: quiconque est de la vérité écoute ma voix."
38 Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit:
39 "Pour moi, je ne trouve aucun crime en lui. Mais c'est la coutume qu'à la fête de Pâque je vous délivre quelqu'un. Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs?"
40 Alors tous crièrent de nouveau: "Non, pas lui, mais Barabbas." Or, Barabbas était un brigand.

Chapitre 19

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1 Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller.
2 Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre;
3 Puis s'approchant de lui, ils disaient: "Salut, roi des Juifs!" et ils le souffletaient.
4 Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs: "Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime."
5 Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate, et Pilate leur dit: "Voici l'homme."
6 Lorsque les Princes des prêtres et les satellites le virent, ils s'écrièrent: "Crucifie-le, crucifie-le!" Pilate leur dit: "Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car pour moi, je ne trouve aucun crime en lui."
7 Les Juifs lui répondirent: "Nous avons une loi, et d'après notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu"
8 Ayant entendu ces paroles, Pilate fut encore plus effrayé.
9 Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus: "D'où es-tu?" Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.
10 Pilate lui dit: "C'est à moi que tu ne parles pas? Ignores-tu que j'ai le pouvoir de te délivrer et le pouvoir de te crucifier?"
11 Jésus répondit: "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché."
12 Dès ce moment, Pilate cherchait à le délivrer. Mais les Juifs criaient, disant: "Si tu le délivres, tu n'es point ami de César; quiconque se fait roi, se déclare contre César."
13 Pilate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus dehors, et il s'assit sur son tribunal, au lieu appelé Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha.
14 C'était la Préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: "Voici votre roi."
15 Mais ils se mirent à crier: "Qu'il meure! Qu'il meure! Crucifie-le." Pilate leur dit: "Crucifierai-je votre roi?" les Princes des prêtres répondirent: "Nous n'avons de roi que César."
16 Alors il le leur livra pour être crucifié.
17 Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha;
18 C'est là qu'ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
19 Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la croix; Elle portait ces mots: "Jésus de Nazareth, le roi des Juifs."
20 Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l'inscription était en hébreu, en grec et en latin.
21 Or les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate: "Ne mets pas: Le roi des Juifs, mais que lui-même a dit: Je suis le roi des Juifs."
22 Pilate répondit: "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit."
23 Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une pour chacun d'eux. Ils prirent aussi sa tunique: c'était une tunique sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas.
24 Ils se dirent donc entre eux: "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera."; afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: "Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort." C'est ce que firent les soldats.
25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine.
26 Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voilà votre fils."
27 Ensuite il dit au disciple: "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
28 Après cela, Jésus sachant que tout était maintenant consommé, afin que l'Écriture s'accomplît, dit: "J'ai soif."
29 Il y avait là un vase plein de vinaigre; les soldats en remplirent une éponge, et l'ayant fixée au bout d'une tige d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche.
30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: "Tout est consommé", et baissant la tête il rendit l'esprit.
31 Or, comme c'était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés et qu'on les détachât.
32 Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui.
33 Mais quand ils vinrent à Jésus, le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes.
34 Mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.
35 Et celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez.
36 Car ces choses sont arrivées afin que l'Écriture fut accomplie: "Aucun de ses os ne sera rompu."
37 Et il est encore écrit ailleurs: "Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé."
38 Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Jésus.
39 Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres.
40 Ils prirent donc le corps de Jésus, et l'enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs.
41 Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis.
42 C'est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu'ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.

Chapitre 20

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1 Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au sépulcre, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle vit la pierre enlevée du sépulcre.
2 Elle courut donc, et vint trouver Simon-Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: 'Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis."
3 Pierre sortit avec l'autre disciple, et ils allèrent au sépulcre.
4 Ils couraient tous deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva au sépulcre.
5 Et, s'étant penché, il vit les linceuls posés à terre; mais il n'entra pas.
6 Simon-Pierre qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le sépulcre.
7 Il vit les linges posés à terre, et le suaire qui couvrait la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé dans un autre endroit.
8 Alors, l'autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.
9 Car ils ne comprenaient pas encore l'Écriture, d'après laquelle il devait ressusciter d'entre les morts.
10 Les disciples s'en retournèrent donc chez eux.
11 Cependant Marie se tenait près du sépulcre, en dehors, versant des larmes; et, en pleurant, elle se pencha vers le sépulcre;
12 Et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds.
13 Et ceux-ci lui dirent: "Femme, pourquoi pleurez-vous?" Elle leur dit: "Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis."
14 Ayant dit ces mots, elle se retourna et vit Jésus debout; et elle ne savait pas que c'était Jésus.
15 Jésus lui dit: "Femme, pourquoi pleurez-vous? Qui cherchez-vous?" Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: "Seigneur, si c'est vous qui l'avez emporté, dites-moi où vous l'avez mis, et j'irai le prendre."
16 Jésus lui dit: "Marie!" Elle se retourna et lui dit en hébreu: "Rabboni!" c'est à dire "Maître!"
17 Jésus lui dit: "Ne me touchez point, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Mais allez à mes frères, et dites-leur: Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu, et votre Dieu."
18 Marie-Madeleine alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses.
19 Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, parce qu'ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!"
20 Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
21 Il leur dit une seconde fois: "Paix avec vous!" Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie."
22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit-Saint."
23 "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."
24 Mais Thomas, l'un des douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint.
25 Les autres disciples lui dirent donc: "Nous avons vu le Seigneur." Mais il leur dit: "Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point."
26 Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!"
27 Puis il dit à Thomas: "Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant."
28 Thomas lui répondit: "Mon Seigneur, et mon Dieu!"
29 Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru."
30 Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre.
31 Mais ceux-ci ont été écrits, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.

Chapitre 21

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1 Après cela, Jésus se montra de nouveau à ses disciples sur les bords de la mer de Tibériade: et il se montra ainsi:
2 Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples étaient ensemble.
3 Simon-Pierre leur dit: "Je vais pêcher." Ils lui dirent: "Nous y allons, nous aussi, avec toi." Ils sortirent donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là.
4 Le matin venu, Jésus se trouva sur le rivage; mais les disciples ne savaient pas que c'était Jésus.
5 Et Jésus leur dit: "Enfants, n'avez-vous rien à manger?" Non, répondirent-ils.
6 Il leur dit: "Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez." Ils le jetèrent, et ils ne pouvaient plus le tirer à cause de la grande quantité de poissons.
7 Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: "C'est le Seigneur!" Simon-Pierre, ayant entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer.
8 Les autres disciples vinrent avec la barque (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en tirant le filet plein de poissons.
9 Quand ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson mis dessus, et du pain.
10 Jésus leur dit: "Apportez de ces poissons que vous venez de prendre."
11 Simon-Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet qui était plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu'il y en eût un si grand nombre, le filet ne se rompit point.
12 Jésus leur dit: "Venez et mangez." Et aucun des disciples n'osait lui demander: "Qui êtes-vous?" parce qu'ils savaient qu'il était le Seigneur.
13 Jésus s'approcha, et prenant le pain, il leur en donna; il fit de même du poisson.
14 C'était déjà la troisième fois que Jésus apparaissait à ses disciples, depuis qu'il avait ressuscité des morts.
15 Lorsqu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre: " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?" Il lui répondit: "Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux."
16 Il lui dit une seconde fois: "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu?" Pierre lui répondit: " Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux."
17 Il lui dit pour la troisième fois: "M'aimes-tu?" et il lui répondit: "Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes brebis."
18 "En vérité, en vérité je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas."
19 Il dit cela, indiquant par quelle mort Pierre devait glorifier Dieu. Et après avoir ainsi parlé, il ajouta: "Suis-moi".
20 Pierre, s'étant retourné, vit venir derrière lui, le disciple que Jésus aimait, celui qui, pendant la cène, s'était penché sur son sein, et lui avait dit: "Seigneur, qui est celui qui vous trahit?"
21 Pierre donc, l'ayant vu, dit à Jésus: "Seigneur, et celui-ci que deviendra-t-il?"
22 Jésus lui dit: " Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe? Toi, suis-moi!"
23 Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Pourtant Jésus ne lui avait pas dit qu'il ne mourrait pas, mais "Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe?"
24 C'est ce même disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites; et nous savons que son témoignage est vrai.
25 Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les rapportait en détail, je ne pense pas que le monde entier pût contenir les livres qu'il faudrait écrire.

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