EVANGILES
SYNOPTIQUES

L'Esprit Saint

À la demande de notre Saint Père le Pape François, nous commençons lors de cette année liturgique qui débute normalement le 1er décembre de l’année 2019 et qui se termine le 30 novembre 2020, a traité un élément essentiel de notre foi, élément pas toujours facile à cerner dans sa pédagogie propre, du fait que ni matériellement ni physiquement nous ne pouvons le voir, le toucher, le figurer…
En réalité, nous sommes désappointés, car si nous avons maintenant un modeste aperçu direct grâce au Christ de la Trinité et de sa fonctionnalité, l’une des trois personnes de cette Trinité nous échappe du fait de sa propre originalité.
Il s’agit du Saint-Esprit.

Saint Marc

Communément accepter par les Pères de l'Église, découvrir ou redécouvrir le premier Evangile écrit par St Marc, d’après son écoute pendant la prédication de St Pierre à la communauté ecclésiale naissante de Rome. 

Saint Matthieu

Ce colleteur d’impôts à Capharnaüm est celui qui met le plus en valeur par ses écrits la continuité entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, afin de démontrer que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, attendu par Israël. 

Saint Luc

Médecin lettré, compagnon de St Paul, la Bonne Nouvelle qu'il annonce chante un véritable cantique de grâce et d’amour, avec joie et optimisme, nous rapportant les détails de la Sainte Famille, depuis l’Annonciation, la naissance et l’enfance de Jésus. 

Saint Jean

Intime du Christ, ses écrits sont un éblouissant témoignage de la vie du Messie, de sa transfiguration, des miracles accomplis, de l’agonie, de la mort de Jésus en croix, de sa mise au tombeau et de sa résurrection au matin de Pâques.  

L'Esprit Saint
chapitre 11  

Nous voici donc maintenant dans la compréhension de la façon par laquelle l’Esprit Saint agit en nous. Dans ces trois derniers mois, nous avons vu l’œuvre que, l’Esprit de Dieu peut, par sa propre force, susciter en nous, par ces divers dons, d’une plénitude inégalée, grâce à son œuvre libératrice dans le cœur de chacun de nous.
En effet, grâce aux divers dons que nous recevons, nous nous comportons différemment dans le monde et montrons ainsi clairement notre appartenance a Dieu notre Père et a l’obéissance de l’Eglise de son Christ.  

Grâce à ce mouvement intrépide de nombreux chrétiens dans le monde, aujourd’hui, nous sommes redevenus attentifs à l’action de l’Esprit dans l’Église et dans le monde. Mais nous sommes peut-être moins ouverts à sa présence personnelle en nous.
Cet aspect est pourtant très important aussi, car, pour reprendre la belle formule de Saint Paul, « Nous sommes le temple du Saint-Esprit de Dieu. » Des mots bien concrets, pour exprimer un rapport bien réel entre nous et notre Créateur.  

Certaines expressions étaient déjà connues de l’Ancien Testament :
« l’esprit de Dieu tombe sur quelqu’un ; il vient sur lui ; il repose sur lui ; l’Esprit le pousse vers sa mission. »
Dans le Nouveau Testament, St Luc, dans ses deux premiers chapitres, nous signale de façon plénière, que Zacharie etÉlisabeth, parents du Baptiste, ainsi que Jean par la suite, sont remplis de l’Esprit Saint.
Nous voyons donc, ainsi, se manifester la puissance divine, au-delà même de la volonté des individus, lorsque le Père choisit les êtres qui devront le servir. Ainsi, l’être humain reçoit ce don de Dieu, alors que le Christ, Lui, l’a reçu de Dieu son Père, en plénitude, dès l’origine.  

 St Paul ne nous dit-il pas « Nous avons en nous l’Esprit du Christ ! »
C’est donc bien l’Esprit saint lui-même que nous avons reçu, qui est en nous, et non une simple promesse pour l’avenir. Ceci nous le possède dès notre baptême, par l’onction du St Chrême, ou l’Esprit-saint vient en nous et qui fait de nous, des membres du Christ, devenant de fait, Prêtre, Prophète et Roi.
Ainsi, par le don de l’Esprit, les chrétiens deviennent capables de proclamer les merveilles de Dieu, tout comme le faisaient les prophètes dans les temps anciens.
Ils n’étaient pas chargés de prédire l’avenir, mais bien au contraire d’annoncer à tous, ce que l’Esprit Saint leur communiquait, et leur commandaitd’annoncer au peuple de Dieu.  

J’aime à expliquer, lors d’un baptême, aux personnes présente, lorsque je trace sur les cinq sens de l’enfant le signe de la croix, en prononçant le mot « EFFATA », (issu de l’Araméen) qui signifie, « Ouvre-toi ».
Ce signe sur les yeux, le nez, la bouche, les oreilles et les mains, spécifie de façon concrète, que chaque fois que nous, chrétiens, avons une conversation sur la foi et sur la religion, par notre croyance et notre espérance, avec un tiers, ou même plusieurs individus, croyants ou incroyants, c’est par ses cinq sens que le Christ en nous, voie, entend, parle et touche …sa présence réelle se révèle entièrement dans ce mystère. Comme le dit si bien St Paul, « ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ! ». 

Rappelons-nous un fait important ! Déjà en Israël, l’onction de l’huile était pratiquée pour les prophètes, certes, mais aussi pour consacrer les rois. En France nous avons appris, dans notre histoire, que nos rois devaient aller à Reims, se faire consacrer par l’onction du St-Chrême faute de quoi, ils restaient dauphin ! La première fonction de Jeanne d’Arc ne fut-elle pas de mener le dauphin à Reims pour le faire sacrer roi ?  

Telle est donc la fonction royale des chrétiens : orienter l’humain, le temporel, vers la gloire de Dieu, le bien des frères, et faire régner l’œuvre de charité. Nous avons ce devoir et cette espérance. L’espérance affirme St Paul ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs, par la puissance de l’Esprit Saint, qui nous fut donné. (Rm 5,5). Ne nous dit-il pas aussi : Laissez -vous mener par l’Esprit, car si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. (Ga 5,16 ;25) Le Christ donc, non seulement vie en nous, mais aussi en son Eglise, par l’action de l’Esprit-Saint.
Ainsi les fruits (entre-autre) de l’Esprit-Saint qui sont « charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, confiance, douceur, maitrise de soi, »ne sont plus un ensemble de préceptes vides, mais une loi venue de L’esprit de Dieu, Père et Créateur.  

Donc, le premier travail fondamental de notre vie de chrétien, c’est de nous laisserguider en tout par l’Esprit du Christ qui est en nous. Ce n’est pas une tension de nous-mêmes qui nous est demandée, mais un abandon à cette impulsion divine. Abandon, qui n’a rien du reste d’une paresse ou d’une passivité au sens ou l’on emploie généralement ce mot.
Non, bien au contraire. Il y a des forces égoïstes et troubles qui nous agitent, et c’est elles que nous devons combattre.
C’est par la force de l’Esprit que l’âme livre ces énergies contraires à la capitulation, pour faire place a la volonté du Christ, nous laissant conduire ainsi par LUI.
En recevant et en appliquant l’Esprit du Christ, sur notre humanité, nous en aurons, par notre intelligence, la pleine signification 

Elle nous permettra ainsi de réformer notre conduite, d’après ce que nous aurons appris et compris, et nous pénétrera davantage, car on obtient cette force de l’Esprit, non par la force de la raison tout humaine, mais par la fidélité dans l’action quotidienne et soutenue, grâce aux lumières reçues.de Dieu.
Ainsi, notre intelligence n’en sera que plus profonde pour apprendre et comprendre le mystère de l’Économie Divine.
Je vous en souhaite à tous, bonne lecture et méditation. Fraternellement en Christ… 

© Copyright 2020 Cabris-informatique.com - All Rights Reserved / mentions légales /