Dans les sources juives la 2ème bénédiction y fait aussi allusion :« Tu nourris les vivants qar amour, Tu ressuscites les morts par Ta grande miséricorde, Tu soutiens ceux qui tombent, Tu guéris les malades et délivres les captifs. Qui est comme Toi , Maître des puissances ? ». Et dans la 9ème bénédiction « Bénis pour nous, ; Seigneur notre Dieu cette année et toutes ses récoltes pour le bien . Rassasie-nous de Ta bonté ».
«Et remets- nous nos dettes comme nous aussi avons remis nos débiteurs ». Les versions suivantes faisant allusion aux possibles dettes que nous contractons entre-nous, disons que chez Matthieu, cette version purement symbolique de qui ferait allusion a une dette d’argent, plus compréhensible en ces temps lointain ou l’argent, (tout comme aujourd’hui d’ailleurs) était le nerf de la guerre, et que chaque dette était un poids assez dur à supporter, aussi bien pour l’emprunteur que pour le prêteur, et que la remise de cette dette était comparative aux fautes que chaque humain sans exception commet , faire abstraction de réclamer cette dette serait salutaire à notre remise personnelle de nos fautes envers l’Eternel.
C’est pourquoi, je pense que , Luc, « Et remets nous de nos péchés , comme nous remettons a tous homme qui nous doit » plus clairement parle immédiatement de nos péchés, dans les diverses fautes commises au cours des temps, et de savoir aussi pardonner à ceux qui ont fautés envers nous, afin d’être ainsi plus près de la réalité d’être de vrais fils du Père, qui attend de nous que nous soyons parfaits et manganines comme LUI. « Soyez parfait, comme votre Père de cieux est parfait » indique Jésus à maintes reprises.
Dans les sources juives nous trouvons sur ce point aussi une demande de remise de peine : « Pardonnes-nous nos péchés comme nous les pardonnons à tous ceux qui nous ont faits souffrir ».Liturgie du Yom Kippour.
Et dans la 6ème bénèdiction :« Pardonne-nous, notre Père, car nous avons péché ! Fais -nous la grâce, notre Roi, car nous avons failli , car Tu es celui qui fait grâce et pardonne. Béni es-Tu, Seigneur, qui fais grâce et multiplie le pardon ». Cette versio se rapproche bien plus de la version Lucaniénne que ce celle de Matthieu.
La dernière phrase qui termine cette prière est d’une grande ambiguïté, et a fait couler beaucoup d’encre, comme je pense elle en fera encore beaucoup couler. Si tout au long de l’histoire juive, et ensuite de la catholicité, comment comprendre qu’un Père aimant, magnanime, plein d’attention pour son peuple, miséricordieux, parfait, puisse de pleine volonté nous induire en tentation, car c’est que dit cette dernière intention : « Et ne nous introduis pas en tentation » Matthieu et Luc « mais délivre nous du mauvais» rajoute uniquement Matthieu.
Pour ma part, laissant à tout un chacun en particulier et à l’ensemble si nécessité, le soin de se faire sa propre opinion sur le sujet, mais en mon âme et conscience je pense que traduit de l’araméen , ou de l’hébreu, ou du grec, quelque chose a dû ne pas correspondre dans les traductions qui sont arrivées jusqu’à nous. Il m'est impossible de penser, d’imaginer seulement que notre Père , volontairement comme semble le susciter cette phrase, nous induise en tentation pour ensuite, immédiatement, Lui en demander pardon.
Cela s’appel du despotisme, et pour moi rien, absolument rien ne me laisse a penser que notre Créateur soit ainsi machiavélique. C’est carrément de l’inepsie, et une insulte à la Très sainte Trinité, ne fusse que d’avoir cette simple pensée.
Dans les sources juives, on ni trouve cette version qui me semble plus en adéquation avec les paroles que Jésus ai pu exprimé a ce sujet ;« Ne nous fais pas entrer en tentation », comme pour dire , soit vigilant , par amour pour nous, d’erradiquer de nos pensée la tentation qui nous sépare de Toi et de Ta volonté a faire le bien. Car multiples sont les tentations, les unes plus perverses et démoniaques que les autres, car, hélas, notre penchant a nous y laisser tenter est grande et nous avons besoin de Ton secours constamment.
Si cela n’est pas le cas, qu’est-ce que Jésus a bien voulu nous dire dans cette dernière phrase si étrange ? Les versions Vaticane, au fur est à mesure du temps et de l’instruction des populations a modifié cette dernière phrase des façons suivantes : ‘’Ne nous introduit pas en tentation’’, ou bien ‘’Ne nous soumet pas à la tentation’’ ou encore,’’ Ne nous laisse pas soumis à la tentation’’ et dans la dernière version que nous disons dorénavant à chaque messe, ‘’Ne nous laisse pas entrer en tentation’’.
Sans que cela n’oblige ni n’altère la pensée de chacun, ni personne, que l’on soit laïc ou clérical, pour ma part, je pense, en mon âme et conscience, que la version des sources juives et la plus juste dans cette version, qui se veut plus près de la réalité en fonction de l’ensemble de la prière du Notre Père qui nous révèle une approche de tendresse dans un dialogue de Coeur à cœur avec l’Eternel, et qui dit : « Ne nous laisse pas entrer en tentation » ce qui insère dans la prière une dernière supplique d’aide envers notre pauvre faiblesse devant les affres des tentations, les unes plus alléchantes que les autres, faites pour nous détourner de notre devoir de Fils de Dieu.
Jacques, Apôtre du Seigneur dans son épitre commence ainsi en 1,13-14 :Que nul quand il est tenté ne dise : « ma tentation vient de Dieu » car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente personne.
Chacun , précise-t-il est tenté par sa propre convoitise qui l’entraine et le séduit, et une fois fécondée, la convoitise enfante le péché qui arrivé à maturité engendre la mort. C’est net, clair et précis. Rien à redire.
Luc en 22, 40 nous rappelle la prière de Jésus au jardin de Gethsemani : « Priez pour ne pas tomber au pouvoir de la tentation ». Car la tentation de ce monde et perfide comme le fut le serpent (le malin) des les origines.
La tentation touche tous les êtres humains, cela fait partie de notre génétique, Jésus aussi fut tenté, mais il ne donna pas prise au Tentateur, et ses réponses nous donnent la façon dont laquelle nous aussi devont faire front.
Pour terminer notre compréhension sur la phrase correspondant à la demande de nous remettre de nos fautes, nous trouvons en Matthieu 6,14-16 : « Car si vous remettez aux hommes leurs manquements, cotre Père céleste, remettra à vous aussi, mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne remettra pas vos manquements ».
Version presque identique que nous retrouvons comme sortis de nulle part dans l’Evangile de Marc en 11, 25 et non comme on devrait si attendre le Luc, qui lui fait abstraction de cette clause, qui dit en Marc :« Et quand vous êtes debout priant, remettez si vous avez quelque chose contre quelqu’un, afin qu’aussi votre Père qui est dans les cieux, vous remette vos manquements ». Ainsi, pour l’un comme pour l’autre de ces deux évangélistes, il y a une condition syné quoi none pour que la rémission de nos péchés soient enlevés.
Cette condition dernière inclus de notre part une longue et difficile démarche de réflexion entre demander le pardon, et donner le pardon, ce qui aux yeux de la plupart de nos freres et sœurs en Christ, reste encore une démarche longue, difficile, voire impossible, je dirais même pour certains totalement irréalisable.
Et c’est là justement que se révèle l’adjonction Christique de notre prise de conscience pour être comme nous le demande Jésus :« Soyez miséricordieux, comme votre Père Celste est Miséricordieux ».
Je laisse a chacun de faire son propre méa-culpa.