« À Toi, Dieu, notre louange ! Nous t’acclamons : Tu es le Seigneur ! À Toi, Père Éternel, l’hymne de l’univers ! Devant Toi se prosternent les anges et les archanges, ainsi que tous les esprits des cieux ! Ils adorent et ils chantent tous en chœur : Saint, saint, saint, le Seigneur, Dieu de l’univers, le ciel et la terre sont remplis de Ta gloire. C’est Toi que les apôtres glorifient ? Toi que proclament les prophètes ! Toi dont témoignent les martyrs ! C’est TOI que ton Église annonce et reconnaît à travers le monde ! Seigneur notre Dieu, nous t’adorons ; Père infiniment Saint, Fils éternel et bien-aimé du Père, Esprit de puissance et de paix. Toi, Jésus, le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Seigneur de la gloire, Tu n’as pas craint de prendre chair dans le corps d’une vierge pour en libérer l'humanité captive du péché ! Par ta victoire sur la mort, Tu as ouvert à tout croyant les portes du Royaume ; Tu règnes à la droite du Père. Tu reviendras pour le jugement ! Montre-Toi, le défenseur et l’ami des humains sauvés par Ton sang ; prends-les avec tous les saints dans Ta joie et dans Ta lumière. Amen.
Ainsi, les Pères de l’Église dès les premiers siècles n’ont pas tari d’éloges dans leurs chants et prières pour adorer et honorer le Seigneur Dieu Trinitaire, Père, Fils et Esprit. Pour bien mesurer comment le jeune Église a accueilli la révélation du mystère trinitaire, il est utile et nécessaire d’observer comment Paul commence ces lettres qu’il adresse aux communautés, ces jeunes Églises locales qui se fondent ici ou là. La mise en relation de Paul avec ses destinataires se fait, comme l’accueil lors du baptême, au nom des trois Personnes divines. D’emblée, le destinataire est donc placé dans la relation trinitaire. Le corps de la lettre, toutes ces questions de la vie quotidienne que Paul entend aborder, seront ensuite regardées sous cette lumière, comme si les Trois Personnes divines et leurs liens propres étaient la matrice de toutes les relations humaines.
Voyons de façon plus explicite comment Paul s’adresse à ces nombreuses églises. Bien que parfois l’introduction diffère, la teneur en est toujours identique, afin que là où elle sera lue, la ou les lettres soient toujours en adéquation avec sa personnalité et son message, car chaque lettre est un message adressé soit à une personne distincte, soit à un groupe formant église. Dans le début de ses lettres, que parfois l’on nomme « adresses », Paul se présente toujours en premier afin que le ou les lecteurs ne soient pas trompés sur l’origine de celui qui écrit, ensuite il montre les liens qui unissent les trois personnes trinitaires, Père, Fils et Esprit. Voici une Épître adressée aux Romains.
Moi, Paul, serviteur du Christ Jésus (en dénommant ainsi de qui il est au service, le Seigneur Jésus-Christ de Dieu, Christ se traduit par Messie, lui qui est le véritable maître de l’apôtre, qui, lui, l’apôtre en est le représentant et que de fait, toutes les prédications, appels, conseils, demandes ou autres, se feront toujours au nom du Seigneur Jésus-Christ), apôtre par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu (il précise de qui est l’origine, de qui émane l’Évangile qu’il proclame, car Dieu est dans la Trinité le Père.