Il peut aussi promouvoir la solidarité face aux plus proches comme aux plus lointains : Contribuer à l’authenticité et à l’efficacité de la vie politique nécessaire à la société : Situer l’humain comme but de la vie associative, économique, ainsi que de l’organisation sociale : Promouvoir la culture sous toutes ses formes par lesquelles se construisent, s’affermissent et grandissent l’humain et la société : Travailler à la paix dans le monde.
Ainsi, comme le rappelle Vatican II, dans « Lumen Gentium » N° 17 : « L’Église unie prie et travaille pour que le monde entier, dans tout son être, soit transformé en Peuple de Dieu, en corps du Seigneur et temple du Saint-Esprit, et que soient rendus au Christ, chef de tous les humains, au Créateur et Père de l’univers, tout honneur et toute gloire.
Tout cela est-il bien l’affaire de l’Église ? Ces engagements et ce foisonnement d’initiatives ont-ils à voir avec la fidélité de chaque chrétien à sa foi et à sa pratique religieuse ? Ils le sont certainement, même s’ils ne sont pas les seuls lieux où les fidèles du Christ consacrent de leur temps, de leurs possibilités, de leur cœur, de leurs dons personnels, seuls ou à plusieurs, au service des êtres humains en général. Une des chances, donc une des grâces, de la mission de l’évêque, est de voir actuellement tant de chrétiens ainsi engagés, de les y accompagner au nom même de l’Église.
Animateurs de paroisses nouvelles, catéchistes, accompagnateurs de jeunes ou de mouvements d’adultes, équipes liturgiques, ou pour la pastorale des familles en deuil, ou d’apostolat, sans oublier ceux et celles qui participent à la gestion matérielle de la paroisse, ni les jeunes qui consacrent leur temps à des groupes des plus jeunes ou à l'aide au Tiers-Monde, sont autant de facettes de l’Église que Dieu envoie. Combien sont-ils aussi connus ou inconnus, ceux qui donnent de leur avoir, de leur pouvoir même, pour que s’améliorent les conditions de vie de tant d’êtres humains de ce temps, isolés, souffrants, démunis ou sans aucun espoir ?
Aux côtés, bien sûr, des organismes d’hommes et de femmes, qui ne partagent pas la foi chrétienne, autant de disciples du Christ, engagés dans des organismes d’aide aux plus démunis, de rattrapage scolaire, de promotion sociale, d’associations de quartier, de fondations de prêts sans intérêts ou pour une aide technique, médicale, agricole, éducative, notamment que Dieu engendre et dans les pays en voie de développement. Elle foisonne d’engagements, d’initiatives, cette Église que Dieu envoie, avec les missionnaires, les religieux et religieuses, les prêtres, les diacres, les laïcs qui sont aussi engagés parce que brûle en eux et dans leur cœur l’amour même qui est en la Trinité glorieuse.